Chapitre d’ouvrage

Chapitre 17

Le surintendant des bâtiments du roi

Pages 325 à 350

Citer ce chapitre


  • Cénat, J.-P.
(2015). Le surintendant des bâtiments du roi. Louvois : Le double de Louis XIV (p. 325-350). Tallandier. https://shs.cairn.info/louvois--9791021007154-page-325?lang=fr.

  • Cénat, Jean-Philippe.
« Le surintendant des bâtiments du roi ». Louvois Le double de Louis XIV, Tallandier, 2015. p.325-350. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/louvois--9791021007154-page-325?lang=fr.

  • CÉNAT, Jean-Philippe,
2015. Le surintendant des bâtiments du roi. In : Louvois Le double de Louis XIV. Paris : Tallandier. Biographies, p.325-350. URL : https://shs.cairn.info/louvois--9791021007154-page-325?lang=fr.

Notes

  • [1]
    A. Corvisier, Louvois, op. cit., p. 375-404 et Th. Sarmant, Les Demeures du Soleil, op. cit.
  • [2]
    A. Corvisier, Louvois, op. cit., p. 382.
  • [3]
    Sur ces deux affaires, voir Th. Sarmant, Les Demeures du Soleil, op. cit., p. 55-65.
  • [4]
    Chiffres donnés par A. Corvisier, Louvois, op. cit., p. 386.
  • [5]
    Th. Sarmant, Les Demeures du Soleil, op. cit., p. 18-19.
  • [6]
    Ces décors ont cependant disparu lorsque Louis XV transforma ces appartements au xviii e siècle.
  • [7]
    Louvois à Lefèvre, Fontainebleau, 14 septembre 1683 (SHD, A1 696, fol. 250, cité par Th. Sarmant, Les Demeures du Soleil, op. cit., p. 104).
  • [8]
    A. Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, op. cit., notamment les contributions de Th. Sarmant sur la carrière de l’architecte et ses rapports avec le roi.
  • [9]
    Chiffre donné par Th. Sarmant, Les Demeures du Soleil, op. cit., p. 134.
  • [10]
    Cité par C. Rousset, Histoire de Louvois…, op. cit., vol. 3, p. 383.
  • [11]
    Voir Luce Gaume et Th. Sarmant (dir.), La Place Vendôme. Art, pouvoir et fortune, Paris, Action artistique de la ville de Paris, 2003.
  • [12]
    Sur les jardins et les parcs, voir Th. Sarmant, Les Demeures du Soleil, op. cit., p. 198-208.
  • [13]
    Mme de La Fayette, Mémoires de la cour de France pour les années 1688 et 1689, Paris, Galic, 1962, p. 1, cité par Th. Sarmant, Les Demeures du Soleil, op. cit., p. 145.
  • [14]
    « Mémoire historique sur les événements de 1678 à 1688 » (SHD, AG, A1 1183, n° 1, cité par C. Rousset, Histoire de Louvois…, op. cit., vol. 3, p. 432).
  • [15]
    Jean-Claude Boyer, « Louvois surintendant des Bâtiments : quelques réflexions », Histoire, économie et société, n° 15/1 spécial Louvois, janvier-mars 1996, p. 21-35.
  • [16]
    Sur cette politique d’acquisitions, voir Th. Sarmant, Les Demeures du Soleil, op. cit., p. 226-238.
  • [17]
    Ibid., p. 243-247.
  • [18]
    Sur Louvois et le développement des manufactures de drap, voir C. Rousset, Histoire de Louvois…, op. cit., vol. 3, p. 421-428.
  • [19]
    Sur la légende dorée, voir par exemple Charles Weiss, Histoire des réfugiés protestants de France depuis la révocation de l’édit de Nantes, Paris, Charpentier, 1853 et, pour sa remise en cause : Warren Scoville, The Persecution of Huguenots and French Economic Development (1680/1720), Berkeley, University of California Press, 1960.

La surintendance des Bâtiments du roi sous Louis XIV a longtemps été associée au nom prestigieux de Colbert, qui l’aurait portée à son apogée et espérait la transmettre à son quatrième fils, Jules-Armand Colbert, marquis d’Ormoy, puis de Blainville. Pourtant, à la mort de Jean-Baptiste en septembre 1683, son fils fut écarté et ce fut Louvois, l’ennemi du clan des « Couleuvres », qui hérita des Bâtiments. Si cette nomination surprit parfois les contemporains, elle est pourtant tout à fait compréhensible dans la mesure où les Le Tellier étaient en train d’éclipser leurs rivaux auprès du roi depuis la fin de la guerre de Hollande. Bien que survivancier de son père dès 1674 et formé par lui à partir de 1679, d’Ormoy ne montra jamais les mêmes bonnes dispositions et la même application au travail que son frère Seignelay. C’est donc fort logiquement que le roi retira à d’Ormoy sa survivance. En revanche, Louvois possédait une solide expérience dans la construction, puisqu’il avait supervisé le chantier de l’hôtel royal des Invalides et avait surtout géré les nombreuses places fortes terrestres du royaume. Étant donné la rivalité existant entre les Colbert et les Le Tellier, l’historiographie s’est plu à dresser le parallèle entre les deux surintendants, faisant souvent de Louvois un pâle imitateur de son prédécesseur ou le destructeur de son œuvre. La biographie d’André Corvisier et les travaux de Thierry Sarmant ont rééquilibré ce tableau en faveur du ministre de la Guerre, au point que l’on peut même se demander si ce dernier ne fut pas plus efficace que Colbert dans le domaine des Bâtiments, des arts et des lettres…


Date de mise en ligne : 03/11/2015

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