Le compagnon de la Libération
Pages 133 à 176
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- TEISSIER DU CROS, Henri,
- Teissier du Cros, Henri.
- Teissier du Cros, H.
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- Teissier du Cros, H.
- Teissier du Cros, Henri.
- TEISSIER DU CROS, Henri,
Une nuit de mai 1944, dans l’appartement du cinquième étage du 30, avenue de Villiers, Jacques Chaban-Delmas et Louis Armand, à quatre pattes, examinent la carte du réseau ferroviaire largement déployée sur le plancher de la salle à manger. L’imminence du débarquement en Normandie, dont la date et le lieu seuls sont encore incertains, fait du plan Vert un élément essentiel du dispositif militaire : il s’agit de paralyser les mouvements de l’ennemi par des actions de sabotage, pendant une période de dix à quinze jours nécessaire à l’établissement de la tête de pont alliée. Tous les messages radio intéressant ce plan, et son complément, le plan Grenouille, se rapportent à la verte campagne : « Je cherche des trèfles à quatre feuilles », « Croissez roseaux, bruissez feuillages ». Depuis l’arrestation de Jean-Guy Bernard, Jacques Chaban-Delmas, délégué militaire du chef de la France libre, a pris personnellement en main la direction de « Résistance-fer ». La dernière édition du plan Vert a été préparée lors d’une réunion dans les bureaux de l’inspection des finances. Il reste à effectuer les dernières mises au point chez Armand. La nuit est calme, l’appartement est presque désert. Les enfants sont en sûreté, en Savoie. Geneviève dort à côté. L’air affairé, Armand rature au crayon : zones bleues de complète interdiction, zones roses de seconde urgence. Il y a quatre hypothèses de débarquement, trois cents points de sabotage (c’est trop). Il faut couper, non seulement les grands itinéraires, mais encore les artères de rocade et les lignes de secours, afin d’encager les divisions de réserve stationnées en France et de les tenir loin du nouveau champ de bataille…
Date de mise en ligne : 21/07/2022
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