Chapitre d’ouvrage

Chapitre 4. Une logique naturelle

Pages 79 à 115

Citer ce chapitre


  • Grize, J.-B.
(1996). Chapitre 4. Une logique naturelle. Logique naturelle et communication (p. 79-115). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/logique-naturelle-et-communication--9782130473244-page-79?lang=fr.

  • Grize, Jean-Blaise.
« Chapitre 4. Une logique naturelle ». Logique naturelle et communication, Presses Universitaires de France, 1996. p.79-115. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/logique-naturelle-et-communication--9782130473244-page-79?lang=fr.

  • GRIZE, Jean-Blaise,
1996. Chapitre 4. Une logique naturelle. In : Logique naturelle et communication. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Psychologie sociale, p.79-115. URL : https://shs.cairn.info/logique-naturelle-et-communication--9782130473244-page-79?lang=fr.

Notes

  • [1]
    An investigation of the laws of thought, on which are founded the mathematical theories of logic and probabilities (1854).
  • [2]
    « In varie lingue del mondo la distinguibilità di lessemi nominali e verbali non sussiste. »
  • [3]
    J’indiquerai plus loin la raison et le sens des accolades.
  • [4]
    Les énoncés dont je me servirai dans ce chapitre, sauf exceptions placées entre guillemets, ne constituent pas des exemples réellement produits en situation. Ils ne sont que des illustrations construites ad hoc.
  • [5]
    Sous l’hypothèse, bien sûr, qu’il en existe d’autres qui peuvent prétendre au noble nom de vin !
  • [6]
    Inutile de chercher à passer pour plus lettré que je ne suis : j’ai pris les exemples dans le Robert !
  • [7]
    Les implicatures sont de nature multiple. On en trouve une étude très détaillée dans Moeschler et Reboul, 1994.
  • [8]
    Initiative qui tendait à limiter drastiquement le nombre des étrangers. Passage souligné dans le texte.

Le concept clé de la logique naturelle telle que je l’envisage est celui de schématisation, donc de représentation discursive. Ceci pose immédiatement la question de savoir pourquoi parler de logique et, si une réponse est fourme, en quel sens dire qu’elle est naturelle. Pour tenter de répondre à ces questions, je veux commencer par m’interroger sur ce qu’il convient d’appeler logique.
1 / « La logique, disaient Arnauld et Nicole, est l’art de bien conduire sa raison dans la connoissance des choses, tant pour s’en instruire soi-même, que pour en instruire les autres » (1965, p. 37). De son côté Diderot, en analysant l’idée, écrivait : « La logique peut se distribuer en art de penser, en art de retenir ses pensées, et en art de les communiquer » (1969, t. II, p. 303). Il s’agit dans les deux cas d’une façon de voir très générale et à laquelle s’est substituée aujourd’hui une conception beaucoup plus spécifique, laquelle n’est d’ailleurs pas réservée aux seuls techniciens. C’est ainsi que Piaget voyait dans la logique « la théorie formelle des lois de la pensée » (1972, p. 29). L’introduction du formalisme dans l’idée de logique m’amène à faire deux remarques.
La formalisation n’est pas du tout essentielle à la logique, elle ne fait que caractériser une façon parmi d’autres d’en aborder l’étude. Même Boole, dans son grand ouvrage de 1854, se proposait de conduire une recherche qui portait sur les lois de la pensée, il est vrai réduite chez lui à la pensée mathématique et probabilist…


Date de mise en ligne : 17/09/2015

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