Chapitre 1. Qu’est-ce qu’un mouvement littéraire ?
Pages 9 à 26
Citer ce chapitre
- AUBRIT, Jean-Pierre
- et GENDREL, Bernard,
- Aubrit, Jean-Pierre.
- et al.
- Aubrit, J.-P.
- et Gendrel, B.
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- Aubrit, J.-P.
- et Gendrel, B.
- Aubrit, Jean-Pierre.
- et al.
- AUBRIT, Jean-Pierre
- et GENDREL, Bernard,
Notes
- [1]
-
[2]
Gustave Lanson, « La méthode de l’histoire littéraire », La Revue du mois, octobre 1910, p. 398.
-
[3]
Voltaire, Défense de Louis XIV [1769], dans Œuvres complètes, t. XXVIII, Paris, Garnier, 1879, p. 328-329.
-
[4]
Voir Henri Peyre, Les Générations littéraires, Paris, Boivin et Cie, 1948.
-
[5]
On se souvient par ailleurs que, dans La Comédie humaine de Balzac, « le Cénacle » désigne un groupe d’intellectuels et d’écrivains réunis autour de Daniel d’Arthez.
-
[6]
Luc Fraisse, Les Fondements de l’histoire littéraire. De Saint-René Taillandier à Lanson, Paris, Honoré Champion, 2002, p. 509-520.
-
[7]
Gabriel Tarde, La Logique sociale [1893], Le Plessis-Robinson, Institut Synthélabo, coll. « Les Empêcheurs de penser en rond », 1999, p. 295-297.
-
[8]
Jean-Marie Goulemot, La Littérature des Lumières, Paris, Nathan/VUEF, 2002, p. 19.
-
[9]
Gustave Lanson, « L’histoire littéraire et la sociologie », Revue de métaphysique et de morale, 1904, p. 630-631.
-
[10]
Brigand de la mythologie qui ajustait les corps de ses victimes aux dimensions exactes de son lit, en étirant ce qui n’en faisait pas la taille et en coupant ce qui dépassait.
-
[11]
Jean Rousset, « Le problème du baroque littéraire français », Trois Conférences sur le baroque français, supplément au n° 21 des Studi francesi, Turin, Societa Editrice Internazionale, 1964, p. 49.
-
[12]
Ibid., p. 49-51.
-
[13]
Gabriel Tarde, Les Lois de l’imitation, Paris, Alcan, 1895, p. 191.
-
[14]
Gabriel Tarde, La Logique sociale, éd. cit., p. 506-507.
-
[15]
Roman Jakobson, Questions de poétique, Paris, Le Seuil, coll. « Poétique », 1973, p. 148.
-
[16]
Voir Iouri Tynianov, « La notion de construction », dans Théorie de la littérature [1965], trad. Tzvetan Todorov, Paris, Le Seuil, 1965 ; réédition « Points Essais », p. 116-121.
- [17]
-
[18]
Voir Champfleury, « L’aventurier Challes », dans Le Réalisme, Paris, Michel Lévy, 1857.
-
[19]
André Breton, Manifeste du surréalisme [1924], Œuvres complètes, t. I, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1988, p. 327 et 329.
-
[20]
Julien Gracq, En lisant en écrivant [1980], Œuvres complètes, t. II, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1995, p. 751.
-
[21]
Jean Rousset, L’Intérieur et l’Extérieur. Essais sur la poésie et sur le théâtre au xviie siècle, Paris, José Corti, 1968, p. 258-259.
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[22]
Ibid., p. 265.
-
[23]
Francis Claudon, art. cit., p. 225-227.
-
[24]
Voir Georges Pellissier, « Le classicisme », op. cit., p. 1-16.
-
[25]
Heinrich Wölfflin, Principes fondamentaux de l’histoire de l’art [1915], trad. Claire et Marcel Raymond, Brionne, Gérard Montfort, « Imago Mundi », 1989, p. 118.
-
[26]
Ibid., p. 260.
-
[27]
Ibid., p. 265.
-
[28]
Ibid., p. 268.
-
[29]
Eugenio d’Ors, Du baroque, trad. Agathe Rouart-Valéry, Paris, Gallimard, 1935 ; réédition « Folio Essais », p. 73.
-
[30]
Ibid., p. 73-74.
-
[31]
Ibid., 76.
-
[32]
Ibid., p. 79.
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[33]
Frédéric Dassas, « Introduction », dans Eugenio d’Ors, op. cit., p. xvi.
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[34]
Eugenio d’Ors, op. cit., p. 12.
-
[35]
Theodor W. Adorno, « Paralipomena », dans Théorie esthétique [1970], tr. E. Kaufholz et M. Jimenez, Paris, Klincksieck, 2011, p. 374.
L’expression « mouvement littéraire » apparaît au xixe siècle pour désigner avant tout le mouvement général de la littérature à une période historique précise. Cette acception est encore très vivante à la fin du siècle quand Georges Pellissier écrit son Mouvement littéraire au xixe siècle (1889) qui contient des chapitres sur le romantisme, le réalisme ou le symbolisme. Par synecdoque, le « mouvement » en vient à ne plus désigner un mouvement général mais des micro-mouvements à l’intérieur de celui-ci.
La naissance de l’idée de « mouvement littéraire », sinon de l’expression, est à situer au xviiie siècle. Voltaire, avec son Siècle de Louis XIV (1751), et La Harpe, avec son Lycée (1798-1804), rassemblent déjà en un tout cohérent les différents auteurs de ce que l’on nommera plus tard le « classicisme ». Le « parti des philosophes », d’ailleurs très hétéroclite, est aussi, à cette époque, considéré par ses opposants comme un ensemble unifié ; et c’est tout naturellement qu’à la fin du siècle l’on parle des « Lumières » pour désigner les trois générations précédentes : Kant répond ainsi, en 1784, à la question posée par le pasteur Zöllner, « Qu’est-ce que les Lumières ? ».
À partir du moment où les auteurs romantiques se pensent et se désignent eux-mêmes comme un groupe, il devient de plus en plus courant de considérer le passé comme une succession de tendances diverses : le terme de « classicisme » naît, sous la Restauration, en opposition justement au « romantisme », et le terme « humanisme » apparaît en 1859 lié clairement à la Renaissance…
Date de mise en ligne : 26/07/2024
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