VI – Le roman policier très en vogue
Pages 225 à 244
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- MERLO-MORAT, Philippe,
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- Merlo-Morat, P.
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Quelle que soit la définition que l’on donne du roman policier, roman d’intrigues, roman noir… nous nous trouvons face à une structure qui a ses propres caractéristiques : il s’agit d’un récit pour lequel il faut résoudre un problème : trouver l’assassin, découvrir le trésor, démasquer l’espion, etc. Toute l’action du roman est conditionnée par la résolution finale du problème. Il est vrai que la littérature espagnole n’a pas une longue tradition dans ce sous-genre, même si on peut considérer qu’Emilia Pardo Bazán, en écrivant le récit court de La gota de sangre, lègue à la littérature espagnole le premier récit policier.
Au moment de la Transition, deux sous-genres vont attirer les écrivains : le roman historique et le roman policier. Tous deux n’ont pas bonne presse auprès des critiques qui voient dans le roman historique une sorte de volonté de ne pas aborder de front les thèmes brûlants contemporains et, pour le roman policier, il faut dire que peu d’auteurs espagnols de qualité s’étaient hasardés dans l’écriture de ce genre littéraire auparavant.
Influencé par les textes anglo-saxons des années 1930, le roman policier qui n’était guère développé en Espagne, gagne vite ses lettres de noblesse grâce à Yo maté a Kennedy (1972) de Manuel Vázquez Montalbán, à Juan Benet avec El Aire de un crimen (1980) et surtout à Eduardo Mendoza et sa trilogie : La verdad sobre el caso Savolta (1975), El misterio de la cripta embrujada (1979), El laberinto de las aceitunas (1982). Alliant structure narrative complexe, humou…
Date de mise en ligne : 03/05/2017
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