Chapitre d’ouvrage

L'être selon Quine

Pages 185 à 209

Citer ce chapitre


  • Gochet, P.
(2006). L'être selon Quine. Dans
  • J. Monnoyer
Lire Quine : Logique et ontologie (p. 185-209). Éditions de l'Éclat. https://doi.org/10.3917/ecla.monno.2006.01.0185.

  • Gochet, Paul.
« L'être selon Quine ». Lire Quine Logique et ontologie, Éditions de l'Éclat, 2006. p.185-209. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/lire-quine--9782841621132-page-185?lang=fr.

  • GOCHET, Paul,
2006. L'être selon Quine. In :
  • MONNOYER, Jean-Maurice,
Lire Quine Logique et ontologie. Paris : Éditions de l'Éclat. Lire les philosophies, p.185-209. DOI : 10.3917/ecla.monno.2006.01.0185. URL : https://shs.cairn.info/lire-quine--9782841621132-page-185?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ecla.monno.2006.01.0185


Notes

  • [*]
    L’auteur remercie Mme Laurence Bouquiaux et M. Philippe de Rouilhan de leurs précieuses suggestions.

Dans The Concept of Mind paru en 1949, G. Ryle adopte la thèse de l’équivocité du terme « exister » : « On peut parfaitement et logiquement dire », écrit Ryle, « qu’il existe des corps et, tout aussi logiquement, dire qu’il existe des esprits...[Ces expressions] montrent simplement que le verbe “exister” a des sens différents, de même que “monter” a des sens différents dans la “marée monte”, l’“espoir monte” ou “les cours de la bourse montent” » [Ryle, 1949, tr. fr. 1978, p. 23].
Quine prend le parti opposé et défend la thèse de l’univocité de l’existence en ces termes : « il y a des philosophes qui persistent à dire que le verbe “existe”, dit à propos de nombres, de classes et de choses semblables, et le verbe “existe”, dit à propos d’objets matériels, sont deux usages d’un même terme ambigu “existe”. Ce qui me déconcerte le plus, c’est la fermeté de leur insistance. Qu’est-ce qui pourrait tenir lieu ici de justification ou d’indice en leur faveur ? » [Quine 1960, tr. fr. 1999, p. 193].
L’objection de Quine à Ryle nous paraît dirimante. Soient l’affirmation (1) « il existe des nombres transfinis » et l’affirmation (2) « il existe des étoiles doubles ». Le défenseur de l’équivocité de l’existence localise la différence entre ces deux affirmations dans une variation du sens de « exister » plutôt que dans le fait, reconnu par tout le monde, que les nombres diffèrent des corps célestes. C’est donc à lui qu’incombe le fardeau de la preuve, mais personne n’a apporté une telle preuve…


Date de mise en ligne : 01/04/2012

https://doi.org/10.3917/ecla.monno.2006.01.0185

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