2. Point de vue et techniques narratives
Pages 33 à 48
Citer ce chapitre
- GOLDENSTEIN, Jean-Pierre,
https://doi.org/10.3917/dbu.golde.2005.01.0033
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- GOLDENSTEIN, Jean-Pierre,
https://doi.org/10.3917/dbu.golde.2005.01.0033
Notes
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[1]
Ce chapitre a fait l’objet d’une première publication partielle dans la revue BREF (Bulletin de Recherche sur l’Enseignement du Français). Université François-Rabelais éditeur, Larousse diffuseur, n° 13, février 1978, « Romans… ».
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[2]
Jean-Pierre FAYE, « Théorie du récit, I », Change/Première suite, U.G.E., 10/18 n° 845, p. 51
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[3]
Henry de MONTHERLANT, la Marée du soir, Gallimard, 1972, pp. 86-87.
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[4]
Voir Gérald PRINCE, « Introduction à l’étude du narrataire », Poétique, n° 14, 1973.
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[5]
On poursuivra la réflexion ici ébauchée en lisant le premier chapitre (« Le livre en danger ») de l’étude de Geneviève MOUILLAUD, Le Rouge et le Noir de Stendhal, le roman possible, Larousse, Thèmes et textes, 1973.
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[6]
Nous simplifions à l’excès par souci pédagogique une classification beaucoup plus complexe. Pour plus de détails, on se reportera à Mieke BAL, « Narration et focalisation. Pour une théorie des instances du récit », Poétique, n° 29, 1977, pp. 107-127 (tableau p. 116) ; Jaap LINTVELT, « Modèle discursif du récit encadré. Rhétorique et idéologie dans les Illustres Françaises de Robert CHALLE », Poétique, n° 35, 1978, pp. 352, 366 (tableau p. 353) et Essai de typologie narrative, Corti, 1981.
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[7]
Roger MARTIN du GARD, Les Thibault, 1, Le pénitentier, Gallimard, Folio, n° 139, p. 265.
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[8]
Georges SIMENON, Le Blanc à lunettes, N.R.F., Gallimard, 1969, pp. 23-24.
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[9]
Émile ZOLA, Thérèse Raquin, Garnier-Flammarion, G.F., n° 229, pp. 163-164.
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[10]
Ian FLEMING, Casino Royal, Plon, 1964, p. 171.
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[11]
Ponson du TERRAIL, Rocambole, Robert Laffont, coll. « Bouquins », tome II, 1992, p. 202.
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[12]
Gustave FLAUBERT, lettre à Mme Leroyer de Chantepie, 19 février 1857, Correspondance, Édition du Centenaire, Librairie de France, 1923, tome II, p. 270.
-
[13]
Gustave FLAUBERT, Madame Bovary, II-8, G.F., n° 86, p. 180.
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[14]
Albertine SARRAZIN, L’Astragale, L.G.F., Poche, n° 2418, p. 5.
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[15]
Michel BUTOR, La Modification [1957], Les Éditions de Minuit, coll. « Double », 1985, p. 7.
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[16]
ALAIN-FOURNIER, Le Grand Meaulnes, L.G.F., Poche, n° 1000, p. 43.
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[17]
Boris VIAN, L’Écume des jours, UGE, 10/18, n° 115, p. 172.
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[18]
Blaise CENDRARS, Moravagine, Grasset, 1956, p. 95.
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[19]
Antoine de SAINT-EXUPERY, Vol de nuit, Gallimard, Folio, n° 4, pp. 128-129.
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[20]
Roger MARTIN du GARD, op. cit., p. 202.
Pour les élèves, comme pour beaucoup de lecteurs adultes, lire consiste trop souvent à se laisser entraîner par le flux d’un discours susceptible, dans le meilleur des cas, de les subjuguer littéralement. La métaphore culinaire généralement employée pour qualifier cette dérive (on « dévore » un roman) indique assez qu’alors le texte est conçu comme, et réduit à, la simple consommation d’une parole que nous adresse un auteur. Les réflexions des élèves sont de ce point de vue très révélatrices : « l’auteur nous dit que... ». Ainsi n’est-il pas étonnant qu’ils soient si régulièrement choqués par l’incipit de l’Étranger d’Albert Camus : « Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. » Ils rejettent, au nom d’un jugement moral, ce qui relève en fait d’un choix rhétorique, ne saisissant pas qu’on puisse être bon fils, bon père et bon époux dans la vie réelle et mettre en scène un personnage qui ne corresponde pas à la personnalité de l’auteur.
Un premier travail consistera par conséquent à réfléchir avec eux sur ce qui se passe, à travers l’écriture, dans un texte en essayant de répondre à la question : qui parle ?
Il est en effet évident qu’un événement ne peut pas se raconter (de) lui-même et qu’il a besoin d’une médiation narrative pour nous être présenté. Afin de comprendre qui est le narrateur, la construction d’une situation simulée s’avère pédagogiquement rentable.
Un triste fait divers a lieu : un jeune désespéré se jette du haut d’un pont dans un cours d’eau pour attenter à ses jours…
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