1. Quand les femmes ont le devoir d’enfanter…
Pages 11 à 24
Citer ce chapitre
- FRANÇAIS POUR LE PLANNING FAMILIAL, Mouvement,
- Français pour le planning familial, Mouvement.
- Français pour le planning familial, M.
- M. Français pour le planning familial
https://doi.org/10.3917/dec.mflpf.2006.01.0011
Citer ce chapitre
- Français pour le planning familial, M.
- M. Français pour le planning familial
- Français pour le planning familial, Mouvement.
- FRANÇAIS POUR LE PLANNING FAMILIAL, Mouvement,
https://doi.org/10.3917/dec.mflpf.2006.01.0011
Notes
-
[1]
Régénération, n° 12, 1900.
-
[2]
MFPF, D’une révolte à une lutte, 25 ans d’histoire du Planning familial, Éditions Tierce, Paris, 1982.
-
[3]
Déclaration du docteur Doléris à l’Académie de médecine, 1918, cité par Roger-Henri Guerrand, La Libre Maternité, Casterman, Paris, 1971, p. 76.
-
[4]
Nelly Roussel, « Féminisme et malthusianisme », article paru dans Génération consciente, 1er janvier 1919.
-
[5]
Madeleine Pelletier, L’Éducation féministe des filles, Syros, Paris, 1978.
-
[6]
Déclaration du 23 juillet 1923, citée par Roger-Henri Guerrand, La Libre Maternité, op. cit., p. 79.
-
[7]
Cité par Roger-Henri Guerrand, La Libre Maternité, op. cit., p. 80.
-
[8]
Cité dans MFPF, D’une révolte à une lutte, 25 ans d’histoire du Planning familial, op. cit., p. 28.
-
[9]
Encyclique Casti connubii, 31 décembre 1930.
-
[10]
Cité dans Jean Rabaut, Histoire des féminismes français, Stock, Paris, 1978, p. 273.
-
[11]
Philippe Pétain, « Politique sociale de l’avenir », Revue des Deux Mondes, 15 septembre 1940.
-
[12]
Cité dans MFPF, D’une révolte à une lutte, 25 ans d’histoire du Planning familial, op. cit., p. 47.
-
[13]
Allocution aux sages-femmes, 29 octobre 1951, in Henri Fabre, La Maternité consciente, Denoël, Paris, 1960, p. 78.
-
[14]
Entretien avec Jean Cohen, juin 2005.
-
[15]
« Le drame inutile », L’Express, 15 février 1956.
-
[16]
Entretien avec Jean Cohen, juin 2005.
C’est la fin du xixe siècle qui a vu, pour la première fois, surgir publiquement l’idée de contrôler les naissances. Cette ambition, choquante et déstabilisatrice pour la société française de l’époque, nous est arrivée droit de Grande-Bretagne. Elle est reprise en France de manière très marginale, jusqu’à ce qu’une loi, d’une extrême sévérité, mette un frein brutalement, en 1920, à toute velléité réformatrice en la matière. Il faut attendre les années 1950 pour que les premières initiatives féministes émergent timidement.
Sur le continent européen, c’est en Angleterre que le projet de contrôler les naissances perce en premier. Une Ligue néomalthusienne y est créée en 1877. Cette appellation fait référence à l’économiste britannique Thomas Robert Malthus, tout en s’en distinguant nettement. Si, comme lui, les néomalthusiens entendent lutter contre les dangers d’un excédent de population, ils n’ont pas en revanche les mêmes motivations et, surtout, ne préconisent pas du tout les mêmes moyens pour y parvenir. Pas question de mariage tardif ni d’abstinence : les « néo » parlent de « relations sexuelles sans risque de procréation » et souhaitent permettre aux femmes de décider du moment de leur grossesse. Près d’un siècle avant sa traduction législative, cette idée révolutionnaire va très timidement faire école en Europe, trouvant souvent des relais parmi les anarchistes. C’est le cas en France, par l’intermédiaire de Paul Robin, une personnalité tout à fait atypique. Normalien, issu d’une famille bourgeoise, il adhère à la …
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
17,99 €
Acheter ce chapitre
4,00 €