Le Pari d’Henri IV
Pages 29 à 57
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- VAILLANCOURT, Daniel,
- Vaillancourt, Daniel.
- Vaillancourt, D.
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Notes
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[1]
L’Édit sur la réduction de Paris, enregistré au Parlement de Paris le 28 mars 1595 énonce manifestement cette restreinte : « et pour la grande compassion que nous avons euë de la capitalle ville de nostre royaume, pour en éviter le sac et espargner le sang de plusieurs bons citoyens qui ne participoient aux malheureux desseins de ceux qui y fomentoient la rebellion, avons mieux aymé demeurer frustrez de l’obéissance qui nous y est deuë que de voir les hommes innocens qui y habitent, les femmes, les petits enfans, et tant de beaux edifices exposez à la rage et à la fureur du feu et des cousteaux » (Isambert, Taillandier, Decrusy, op. cit., t. XV, p. 77). On notera le souci d’épargner aussi le mobilier urbain.
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[2]
Du reste, Lawrence Bryant, dans son essai sur les entrées parisiennes, inclut celle-ci, même s’il donne une date différente des autres ( The King and the City in Parisian Entry Ceremony : Politics, Ritual and Art in Renaissance, 1986, p. 226). Jean-Claude Cuignet, retraçant les 20 597 jours de la vie d’Henri IV, met une note au 22 mars comme étant « entrée “dans ma bonne ville de Paris” » (L’itinéraire d’Henri IV. Les 20 597jours de la vie, 1997, p. 98).
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[3]
Jean Leclerc (1560-c.1621) est imprimeur et « marchand tailleur d’histoires » de 1587 à 1621. Il a suivi Henri IV à Tours entre 1590 et 1594, montrant rapidement sa fidélité au nouveau monarque. Les trois gravures qui accompagnent le texte du canard serviront de modèle aux vitraux de Linard Gonthier illustrant l’entrée d’Henri IV à Troyes (cf. Marianne Grivel, The French Renaissance in Prints, from The Bibliothèque Nationale de France, 1995, p. 425).
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[4]
À ce sujet, cf. Marie-France Wagner et Daniel Vaillancourt, op. cit. ; Daniel Vaillancourt et Marie-France Wagner, XVIIe siècle : « Les entrées royales : urbanité et société au XVIIe siècle », 2001 ; Daniel Vaillancourt et Marie-France Wagner, « Repenser le champ politique du solennel : entrée royale et pouvoir. Première partie », 2004 et « Repenser le champ politique du solennel : entrée royale et pouvoir. Deuxième partie », 2004.
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[5]
Alfred Fierro, Dictionnaire du Paris disparu. Sites et monuments, 1998, p. 205
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[6]
L’épithète « miraculeuse » apparaît presque ironique et semble un peu contradictoire si on considère la fidélité du graveur à Henri IV. Cette réduction, faite avec l’appui du Maréchal Brissac et dans un climat de désabusement face au pouvoir des Seize, n’a certes pas besoin du miracle pour être un succès. Il semble probable que cette désignation soit plutôt le fruit d’un excès emphatique qui rappelle la conversion du monarque, soit la nécessité de voir la trace de la présence de dieu dans les actions du roi, rappelant alors la force et le mystère des voies impénétrables de Dieu, mais énonçant en creux l’ironie qui peut en être déduite.
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[7]
On reconnaîtra un des concepts que Deleuze et Guattari utilisent pour définir tant les modes de fonctionnement de la machine désirante que ceux du rhizome.
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[8]
Je souscris aux remarques d’Hilary Ballon sur l’importance du Louvre pour le monarque bourbon : « Henri IV’s first building was the enlargement of the royal palace, the Louvre. It was an expensive undertaking, initiated within months of the king’s entry into Paris at a time when the royal coffers were depleted. Yet the project’s political value was far from negligible. » Je traduis : La première construction d’Henri IV fut l’agrandissement du palais royal, le Louvre. C’était une entreprise dispendieuse, commencée quelques mois après l’entrée du roi dans Paris, faite à un moment où les coffres royaux étaient dégarnis. La valeur politique du projet était cependant loin d’être négligeable (op. cit., p. 15).
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[9]
Gaëtan Desmarais (op. cit., p. 216) montre comment s’établissent, à partir de la prise du pouvoir par les Capétiens au XIIe siècle, une ligne de talweg nord-sud et une ligne de crête est-ouest qui correspondent à des corridors fonciers et des réserves foncières royales qui visent à briser les colliers qui encerclent la capitale. Leur croisement et leur axialisation dépendent d’un travail sur des vacuums. Cf. chapitre 4.
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[10]
Jean-Pierre Babelon rappelle l’importance de la demeure du souverain à la Renaissance : « La demeure du prince est en effet bien davantage qu’un simple volume architectural, si subtil soit-il, elle est le lieu d’habitation de sa gloire, comme il est dit dans le psaume à propos de l’Éternel, elle est la matérialisation symbolique de ce qui constitue le mythe privilégié de la société d’ordres : la monarchie de droit divin » (« Le Louvre », Les lieux de mémoire, 1997, vol. 2, p. 1804).
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[11]
Le lecteur se souviendra de l Illusion comique : « Il se mit sur la rime, l’essai de sa veine / enrichit les chanteurs de la Samaritaine » (vers 178-179).
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[12]
Il est nécessaire de distinguer le discours touristique des récits de voyageurs. Les deux peuvent parfois coïncider et se recouper, les voyageurs du Grand Tour épousant souvent un regard touristique. Le discours touristique, encore dans sa préhistoire au XVIe et XVIIe siècles, a toutefois une visée propédeutique, historique et géographique qui présente une ville à un étranger, celui-ci de l’intérieur ou de l’extérieur. Son discours référentiel et signalétique invente Paris, choisit des parcours et des modes de déploiement, au même titre que les cartes de l’époque.
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[13]
Cf. Hilary Ballon, op. cit., p. 6.
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[14]
Cf. Norbert Élias, La société de cour, 1974.
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[15]
Jean-Pierre Babelon, art. cit., p. 1807.
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[16]
Jean-Pierre Babelon, op. cit., p. 45 ; Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire […], op. cit., p. 56.
-
[17]
Michel Serres, Hermès IV. La distribution, 1977, p. 89-104. Cette tangente est illustrée de façon exemplaire par la transition des arcs de triomphe durant les entrées royales : les architectures éphémères en carton-pâte, dépendantes de l’événement et sujettes à la présence du Roi laissent place à la matière pierreuse des Portes de St-Denis (1672) et de St-Martin (1676) érigées par Louis XIV.
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[18]
Agrippa d’Aubigné, Les tragiques, L. II, v. 1-9, 1995. Nous indiquerons les prochaines références à cette œuvre dans le corps du texte par la simple mention du livre et des vers.
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[19]
À la théorie des speech acts (acte de parole ou acte de discours ) de Austin et de Searle, je propose d’ajouter aussi acte de mémoire comme étant le propre de certains actes de discours.
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[20]
Gisèle Mathieu-Castellani, Le corps de Jézabel, 1991, p. 8. Sur le juridique, voir de la même, « La scène épique des tragiques », Plaisir de l’épopée, 2000.
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[21]
La suite du poème évoque la grossesse de Marguerite de Valois en 1583 qui lui vaut son exil de la Cour et un infanticide. Du Louvre, le lecteur est amené dans la ville de Paris : « Je sens les froids tressauts de frayeur et de honte, \ Quand sans crainte, tout haut, le fol vulgaire conte \ D’un coche qui, courant Paris à la minuit, \ Vole une sage femme, et la bande et conduit \ Prendre, tuer l’enfant d’une Reine masquée [la reine Margot, selon Frank Lestringant] » (L. II, v. 1027-1031).
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[22]
Ce procédé baroque est utilisé à maintes reprises tout au long du poème. Par exemple, à propos de la mort et de la désécration de l’Amiral Coligny lors de la St-Barthélémy : « L’Amiral pour jamais sans surnom, trop connu, / Meurtri, précipité, traîné, mutilé, nu ? / La fange fut sa voie au triomphe sacré, / Sa couronne un collier, Monfraucon, son trophée » (L. II, v. 1229-1232). Dans son édition des Tragiques, Lestringant rappelle l’origine chrétienne de ces inversions dans la Passion du Christ (1995, p. 433). Le lecteur se souviendra également de la première figure qui ouvre le texte de Michel de Certeau, La fable mystique : XVIe-XVIIe siècle, 1982 et son analyse de l’oxymore.
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[23]
Pauline Smith, The Anti-Courtier Trend in Sixteenth-Century Literature, 1966.
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[24]
« […] Le Serpent captieux / Entra dans cette reine et, pour y entrer mieux, / Fit un corps aéré de colonnes parfaites, / De pavillons hautains, de folles girouettes, / De dômes accomplis, d’escaliers sans noyaux, / Fenestrages dorés, pilastres et portaux. / De salles, cabinets, de chambres, galeries, / Enfin d’un tel projet que sont les Tuileries » (L. V, v. 196-204).
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[25]
Jean de La Fontaine, Fables, 1991.
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[26]
Si on était allé en amont de la période traitée avec le poème de d’Aubigné qui évoque 1572, bien que publié en 1610, on se déplace vers l’aval, débordant la borne posée. Ces déplacements montrent le décalage entre la périodicité des faits urbanistiques et celle des discours. Les textes, en bordure, comme les Caractères de La Bruyère, La Bourgeoise à la mode de Dancourt, montrent, hors d’une chronologie stricte, l’empreinte de l’urbanité, du modèle urbain qui suit le règne de Henri IV.
-
[27]
Cf. Marc Fumaroli, Le poète et le roi : Jean de La Fontaine en son siècle, 1997. Dans un article sur la représentation du lecteur dans les Fables, j’avais considéré la posture de La Fontaine comme relevant d’un dispositif paranoïaque (« Le lecteur fabulé », La poétique des Fables de La Fontaine, 1994).
-
[28]
Lucie Desjardins, en conclusion à son ouvrage sur les passions, écrit : « Les signes de la passion résultent donc d’une construction et non d’une simple perception. Parce que visible, la passion est constamment traquée par le regard de l’autre : son seul recours est de tromper cette visibilité en déjouant la lecture des signes. Défilent alors les ruses, les feintes et les dissimulations qui ne s’avèrent possibles dans la mesure où l’autre a tenu à codifier les moindres signes du corps […] être maître des signes qui se dévoilent à la surface du corps, c’est être maître de ses passions » (Le corps parlant. Savoirs et représentation des passions au XVIIe siècle, 2001, p. 292).
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[29]
La Fontaine a plus en tête Versailles que le Louvre, Versailles au milieu des marais puants demeurant l’espace curial par excellence.
-
[30]
Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, 1973 [1724]. L’ouvrage a été rédigé bien avant sa date de parution.
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[31]
Germain Brice, Description de la ville de Paris et de tout ce qu’elle contient de plus remarquable, 1971 [1752]. L’œuvre de Brice se situe après 1667, mais elle fait le cumul de l’expérience générique des discours proto-touristiques. Elle fait partie d’un ensemble, en général le discours des antiquaires, qui prend origine au XVIe siècle et se poursuit jusque dans le XVIIIe siècle. J’ai utilisé le fac-similé de la dernière édition de l’ouvrage qui n’a que neuf éditions revues et corrigées entre 1684 et 1752. Cette réédition bénéficie d’une copieuse introduction de Pierre Codet qui fait l’inventaire de tous les changements entre chaque édition, ce qui permet de déterminer pour certains sites l’année de publication. Cf. la « Notice sur Germain Brice et sa Description de Paris » de Pierre Codet dans l’édition citée de la Description de la ville. Sur Brice, cf. Alfred Bonnardot, Gilles Corrozet et Germain Brice. Etude bibliographique sur ces deux historiens de Paris, 1880.
-
[32]
Henri Sauval, op. cit., t. II, p. 7.
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[33]
Germain Brice, op. cit., p. 41.
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[34]
Sur la biographie de Sauval, cf. Michel Fleury, « Notice sur la vie et l’œuvre de Sauval », « Si leroi m’avait donné Paris sa grand Ville » : travaux et veilles de Michel Fleury, 1994.
-
[35]
Henri Sauval, op. cit., t. II, p. 45.
-
[36]
Sur l’ekphrasis chez Sauval, cf. Claude Mignot, « Henri Sauval. Entre l’érudition et la critiqued’art », 1983, p. 57-58.
-
[37]
Henri Sauval, op. cit., t. II, p. 16.
-
[38]
Cette stratégie rhétorique imite, au moyen d’un travail annoncé de l’imagination, la présence d’un témoin qui voit, symptôme du désir de l’énonciateur qui s’y voit. Par ailleurs, quand il s’agit du Louvre contemporain, Sauval marque, quand l’occasion s’y prête, sa position de témoin. Son faire-voir se base alors sur un avoir-vu : parlant de l’appartement de la reine, il écrit « La chambre des bains que nous avons vu faire, est de la conduite de Jacques le Mercier […] » (ibid.., t. II, p. 34 ; je souligne).
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[39]
Par exemple, « La chambre de parade est une chambre vraiment royale. Les Curieux & les Musiciens la trouvent si accomplie, que non seulement ils la nomment la plus belle au monde, mais pretendent qu’en ce genre, c’est le comble de toutes les perfections dont l’imagination puisse se former une idée » (ibid., t. II, p. 35) ; « L’imprimerie est la plus grande & la plus conditionnée du monde […] » (ibid., t. II, p. 41).
-
[40]
Henri Sauval, op. cit., t. II, p. 32.
-
[41]
Id.
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[42]
Par exemple, à propos du Cabinet des Livres du Roi, Brice écrit : « Ce Cabinet ne subsiste plus, il a été réuni à la Bibliothèque du Roi en partie, ou a servi à augmenter celui qu’on a formé à Versailles » (Germain Brice, op. cit., p. 70).
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[43]
Henri Sauval, op. cit., t. II, p. 25-26.
-
[44]
Les termes de thème et de rhème désignent les constituants syntaxiques des grammaires spatialisantes qui organisent ce qui était autrefois les syntagmes nominaux et verbaux de la phrase en fonction d’un ordre de la phrase centré autour de l’opérateur verbal, soit le thème étant tout ce qui précède le verbe de la proposition principale et le rhème étant tout ce qui le suit. Ce type de découpage permet de prendre en compte le déploiement de l’information sémantique en fonction d’un ordre de lecture. Certains modèles anglo-saxons nomment ces constituants le « topic » et le « comment ». Cf. Denis Slakta, « L’ordre du texte », Etudes de linguistique appliquée, 1975 ; Gilles Thérien, Sémiologies, 1985 et « Pour une sémiotique de la lecture », 1990.
-
[45]
Dans la suite du texte, Brice maintiendra l’usage des qualificatifs mélioratifs, parlant du « belédifice » (Germain Brice, op. cit., p. 41), de cette « magnifique façade » (p. 42), de cette « superbe façade » (p. 42).
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[46]
Une telle touche nationale provient du contexte énonciatif particulier à l’œuvre de Brice, àsavoir montrer aux princes étrangers, allemands et anglais, les beautés et curiosités de Paris. Ce cadredialogique peut donner au discours des tournures voulant souligner une distinction nationale.
-
[47]
Germain Brice, op. cit., p. 44.
-
[48]
Id.
-
[49]
Paul Hazard, La crise de la conscience européenne, 1685-1715, 1935.
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[50]
Henri Sauval, op. cit., t. II, p. 25.
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[51]
Id.
-
[52]
Brice, quant à lui, rappelle l’entrée d’un Henri IV dominant et destructeur, faisant état de lasoumission de la ville à son souverain : « Ce fut par cette porte que le Roi Henri IV. entra à Paris, lorsquecette Ville se soumit à son obéissance. Mais tous ces ouvrages furent detruits & renversez, lorsque le Roi prit le dessein de faire travailler au Louvre » (Germain Brice, op. cit., p. 161-162).
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[53]
Ibid., p. 165-166.
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[54]
Henri Sauval, op. cit., t. II, p. 41.
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[55]
A.N. O1 1045, Dec. 1608 cité par Hilary Ballon, op. cit., p. 307. Sur la question du logementdes artisans, cf. ce dernier ouvrage, p. 47-49.
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[56]
Henri Sauval, op. cit., t. II, p. 41.
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[*]
Reproduite avec l’aimable autorisation de la B.N.F..
Le Louvre servira de premier pli pour déployer la carte de la capitale. Lieu de pouvoir dont Henri IV reconnaît l’importance, le château perdra progressivement sa fonction comme espace curial au profit de Versailles qui fera naître une véritable société de Cour. À la fin du siècle, le Louvre se voit happé par l’imaginaire de la Ville. Objet des premières manœuvres architecturales d’Henri IV, son importance témoigne d’une volonté de s’implanter dans la ville. Il fonctionne comme le signe d’une transformation de la matière urbaine, kaléidoscope des relations entre le pouvoir, la ville et la société parisienne.
Afin de montrer comment le Louvre s’incarne dans le discours, il a été utile de rassembler différents objets discursifs qui démontrent sa malléabilité. Pris dans différentes strates discursives, essentiellement le littéraire, le prototouristique, le lexicographique et le juridique, ces objets ont été organisés en série, leur proximité les éclairant mutuellement et permettant de faire ressortir certains motifs du Louvre, de l’urbanité et de Paris. Ce sont : une gravure, les Tragiques d’Agrippa d’Aubigné, une fable de La Fontaine et la description du château dans les discours proto-touristiques. La gravure montre Henri IV qui entre dans Paris, nous situant à l’orée de la période de cette étude. Les poèmes de d’Aubigné et de La Fontaine mettent en place une figuration négative et violente du pouvoir royal, critique implicite et explicite du monde curial. Ces trois objets énoncent l’envers du décor, font voir la coulisse de l’urbanité parisienne…
Date de mise en ligne : 18/10/2024
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