Chapitre d’ouvrage

Le trouble psychique comme phénomène social

Pages 41 à 57

Citer ce chapitre


  • Demailly, L.
(2015). Le trouble psychique comme phénomène social. Dans
  • M. Bouvard
Les troubles psychiatriques résistants : Vers de nouvelles formes de soin (p. 41-57). Presses universitaires de Grenoble. https://doi.org/10.3917/pug.bouv.2015.01.0041.

  • Demailly, Lise.
« Le trouble psychique comme phénomène social ». Les troubles psychiatriques résistants Vers de nouvelles formes de soin, Presses universitaires de Grenoble, 2015. p.41-57. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-troubles-psychiatriques-resistants--9782706122545-page-41?lang=fr.

  • DEMAILLY, Lise,
2015. Le trouble psychique comme phénomène social. In :
  • BOUVARD, Martine,
Les troubles psychiatriques résistants Vers de nouvelles formes de soin. FONTAINE : Presses universitaires de Grenoble. Libres cours Psychologie, p.41-57. DOI : 10.3917/pug.bouv.2015.01.0041. URL : https://shs.cairn.info/les-troubles-psychiatriques-resistants--9782706122545-page-41?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pug.bouv.2015.01.0041


Notes

  • [1]
    DSM IV : American Psychiatric Association (1994). Diagnostic and statistical manual of mental disorders, 4e édition, Washington, DC GUELFI, J.-D., Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, Quatrième version, Paris, Masson, 1996.
  • [2]
    Position purement opportuniste politiquement et qui ne repose sur aucune validation statistique.

Un objet n’appartient pas à une discipline. L’eau n’appartient pas spécialement à la chimie, la géographie, l’économie. Mais les disciplines construisent des objets, elles découpent des données empiriques, sensibles et leur donnent la forme d’un objet disciplinaire De ce fait, il peut y avoir plusieurs types de relations entre les disciplines à propos d’un groupe de phénomènes : simple coexistence, complémentarité heureuse, collaboration, controverses, luttes de territoire.
Le trouble mental est ainsi l’objet de plusieurs disciplines, en lutte de territoires. Non qu’il soit impossible de concevoir le trouble comme un phénomène bio psychosocial, dans une complémentarité donc entre disciplines, ce que je défends personnellement, mais certaines positions de la sociologie et de la psychiatrie biomédicale sont contradictoires, notamment leurs épistémologies, et sont donc lieu de controverses, puisque l’une s’inscrit du côté de la culture et de l’histoire, donc de la singularité, l’autre du côté de la nature et de l’invariant, donc de l’universel. Il faut remarquer que la tension concerne plus les épistémologies d’ailleurs que les jugements de fait. Quand dans un congrès, un chercheur en biologie parle de gène de la dépressivité ou de la schizophrénie, il signale toujours que le gène a besoin d’un environnement, et on entend bien que cet environnement est une boîte noire pour lui. Il est certain que, là, dans ce flou de la notion d’environnement, il y a la place pour l’approche sociologique…


Date de mise en ligne : 18/06/2025

https://doi.org/10.3917/pug.bouv.2015.01.0041

Ce chapitre est en accès conditionnel

Cairn Pro Ouvrages

280 € par an

4 500 ouvrages et 170 revues au cœur de votre métier

Acheter cet ouvrage

19,98 €

200 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

17 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?