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Chapitre 2. La télévision telle qu’on l’aime. Définitions de la qualité télévisuelle

Pages 309 à 358

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  • Poels, G.
(2015). Chapitre 2. La télévision telle qu’on l’aime. Définitions de la qualité télévisuelle. Les Trente Glorieuses du téléspectateur : Une histoire de la réception télévisuelle des années 1950 aux années 1980 (p. 309-358). Institut National de l'Audiovisuel (INA). https://shs.cairn.info/les-trente-glorieuses-du-telespectateur--9782869382275-page-309?lang=fr.

  • Poels, Géraldine.
« Chapitre 2. La télévision telle qu’on l’aime. Définitions de la qualité télévisuelle ». Les Trente Glorieuses du téléspectateur Une histoire de la réception télévisuelle des années 1950 aux années 1980, Institut National de l'Audiovisuel (INA), 2015. p.309-358. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-trente-glorieuses-du-telespectateur--9782869382275-page-309?lang=fr.

  • POELS, Géraldine,
2015. Chapitre 2. La télévision telle qu’on l’aime. Définitions de la qualité télévisuelle. In : Les Trente Glorieuses du téléspectateur Une histoire de la réception télévisuelle des années 1950 aux années 1980. Institut National de l'Audiovisuel (INA). Médias essais, p.309-358. URL : https://shs.cairn.info/les-trente-glorieuses-du-telespectateur--9782869382275-page-309?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cf. F. Gaudez (dir.), Les Arts moyens aujourd’hui, tomes 1 et 2, Paris, L’Harmattan, 2008.
  • [2]
    N. Heinich, R. Shapiro (dir.), De l’artification. Enquêtes sur le passage à l’art, Paris, Éditions de l’EHESS, 2012, p. 21.
  • [3]
    Expresssion d’Howard Becker (Les Mondes de l’art, Paris, Flammarion, 1988 [éd. anglaise : 1982]).
  • [4]
    J.-M. Leveratto, La Mesure de l’art, sociologie de la qualité artistique, Paris, La Dispute, 2000, p. 7.
  • [5]
    L’histoire des goûts des téléspectateurs reposant essentiellement sur l’étude du courrier et sur quelques enquêtes qualitatives, on ne dispose pas d’indicateurs quantitatifs qui permettraient d’établir des corrélations entre des jugements exprimés et les caractéristiques sociodémographiques de ceux qui les expriment.
  • [6]
    J.-M. Leveratto, La Mesure de l’art, op. cit., p. 240.
  • [7]
    Cf. G. Poels, « Le Festival International de Télévision de Monte-Carlo à la recherche de la qualité télévisuelle (1960-2011) », in F. Jost (dir.), Pour une télévision de qualité, Bry-sur-Marne, INA, 2014, p. 247-261.
  • [8]
    En 1953 est créé le prix de l’association des critiques de cinéma et de télévision et, en 1956, le prix Italia (créé pour la radio en 1948) s’ouvre à la télévision.
  • [9]
    Cf. J.-M. Leveratto, « L’expertise du spectateur. L’analyse sociologique de la réception cinématographique » in P. Goetschel et alii (dir.), Lire, voir, entendre…, op. cit., p. 185-195 ; et idem, « Histoire du cinéma et expertise culturelle », Politix, 61, 2003, p. 17-50.
  • [10]
    Procès-verbal de réunion du Comité télévision, 8 octobre 1953. CAC 19900214/32.
  • [11]
    M.-F. Chambat-Houillon, « L’avènement de la télévision : la critique télévisuelle entre 1950 et 1955 », in G. Delavaud, D. Maréchal (dir.), Télévision : le moment expérimental, op. cit., p. 420.
  • [12]
    Cf. C. Gauthier, La passion du cinéma : cinéphiles, ciné-clubs et salles spécialisées à Paris de 1920 à 1929, Paris, AFRHC/École des chartes, 1999 ; F. Montebello, « Des films muets aux films parlants. Naissance de la qualité cinématographique », Politix, 61, 2003, p. 51-80 ; L. Jullier, J.-M. Leveratto, Cinéphiles et cinéphilies : une histoire de la qualité cinématographique, Paris, Armand Colin, 2010.
  • [13]
    A. de Baecque, « Les professionnels de la réception : Présentation », in P. Goetschel et alii (dir.), Lire, voir, entendre…, op. cit., p. 219.
  • [14]
    Le débat est particulièrement violent dans Les Cahiers de la télévision en 1963. Cf. J. Bourdon, Histoire de la télévision sous de Gaulle, op. cit., p. 58 et 121.
  • [15]
    Notamment au sein du Conseil supérieur de la Radiodiffusion, créé en 1923.
  • [16]
    Article 5 du décret n° 64-740 du 22 juillet 1964 portant création de comités de programmes à l’ORTF.
  • [17]
    Décret n° 51-150 du 10 février 1951.
  • [18]
    Voir aussi A. Vassallo, La Télévision sous De Gaulle. Le contrôle gouvernemental de l’information (1958-1969), Bruxelles, De Boeck, 2005, p. 174.
  • [19]
    Le sénateur André Diligent, l’historien René Rémond, ou encore l’abbé Pihan (prêtre dirigeant le mouvement et des publications Cœurs vaillants - Âmes vaillantes) siègent à ce titre.
  • [20]
    Décret n° 64-740 du 22 juillet 1964 portant création de comités de programmes à l’ORTF.
  • [21]
    Ce sont des hommes de lettres qui ont élaboré la critique télévisuelle dans la presse française, le plus célèbre étant certainement François Mauriac, dans les colonnes de L’Express.
  • [22]
    Selon l’article 4 de la loi du 27 juin 1964. En 1965, il est explicitement précisé que « toute question relevant de la compétence exclusive du conseil d’administration, […], ne peut faire l’objet d’aucun débat au sein des comités de programmes » (Arrêté du 3 février 1965 du ministre de l’Information relatif aux comités de programmes).
  • [23]
    L’article 1 de la loi du 27 juin 1964 indique que l’ORTF « assure le service public national de la radiodiffusion et de la télévision […] en vue de satisfaire les besoins d’information, de culture, d’éducation et de distraction du public. »
  • [24]
    L. Paye, Rapport de la Commission d’étude du statut de l’ORTF, Paris, La Documentation fran çaise, 30 juin 1970 (ci-après : « Rapport Paye »), p. 13.
  • [25]
    Ibidem, p. 14.
  • [26]
    H. Caillavet, Rapport fait au nom de la commission des Affaires culturelles sur les conditions de la qualité des programmes et de la création à la radio-télévision française, 6 avril 1978 (ci-après « Rapport Caillavet »), p. 28.
  • [27]
    Cf. G. Delavaud, L’Art de la télévision. op. cit.
  • [28]
    Cf. C. Ulmann-Mauriat, « Le critique de télévision, initiateur et témoin », in M.-F. Lévy (dir.) La Télévision dans la République, op. cit., p. 155-167 et J. Bourdon, J.-M. Frodon, L’Œil critique, Le journaliste critique de télévision, Bruxelles, De Boeck, 2002.
  • [29]
    Cf. G. Delavaud « Qu’est-ce que faire œuvre de télévision ? La notion de création télévisuelle dans les années 50 et 60 », in R. Gardies, M.-C. Taranger (dir.), Télévision : notion d’œuvre, notion d’auteur, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 25 à 39 et idem, « L’identité artistique de la télévision », Médiamorphoses, 16, avril 2006, p. 64-68.
  • [30]
    Les réalisateurs de la télévision sont, en réalité, plus préoccupé par la transmission d’une grande culture populaire que par l’invention d’un art ou d’une esthétique nouvelle. Jérôme Bourdon a bien montré comment ils s’opposent en cela à la démarche des cinéastes de la Nouvelle Vague. Cf. Histoire de la télévision sous de Gaulle, op. cit., p. 121.
  • [31]
    M.-L. Haumont, « De la télévision jouet à la télévision toute puissante », Télé revue, 417, 30 décembre 1962.
  • [32]
    « Maurice Cazeneuve ». Entretien avec C. Grünblatt et J. Bourdon, Bulletin du comité d’histoire de la télévision, 15, décembre 1986. En ligne : http://www.chtv.asso.fr/fre/par-ecrit/Bulletins-et-cahiers.
  • [33]
    Sont ainsi distingués Stellio Lorenzi (1953), Marcel Bluwal (1958), Jean Kerchbron (1959), MaxPol Fouchet (1960), Jean-Claude Bringuier et Hubert Knapp (1963) et Daniel Costelle (1966).
  • [34]
    Cf. J. Bourdon, Histoire de la télévision sous de Gaulle, op. cit., p. 125.
  • [35]
    P. d’André, Guide du spectateur et de l’animateur de cinéma et de télévision, Paris, Fleurus, 1964, p. 23.
  • [36]
    Toutefois, c’est moins vrai des Fiches de télévision éditées par l’association Culture et télévision, qui prennent en compte un spectre beaucoup plus large d’émissions.
  • [37]
    Compte-rendu de la réunion du comité des programmes télévisés, 13 mai 1958. CAC 19900214/33.
  • [38]
    Compte-rendu de la réunion du comité des programmes télévisés, 29 mai 1958. CAC 19900214/33.
  • [39]
    Critique du 28 octobre 1958 citée dans C. Ulmann-Mauriat, « Le critique de télévision… » op. cit., p. 159.
  • [40]
    En 1978, le rapport Caillavet prononce leur condamnation en règle et dénonce notamment le règne de l’industrie du disque et du show-business sur les variétés télévisées (p. 109-137). Sur les divergences entre Jean d’Arcy et Albert Ollivier à ce sujet, cf. J. Bourdon, Histoire de la télévision sous de Gaulle, op. cit., p. 129 et 152.
  • [41]
    C’est d’autant plus surprenant que les réalisateurs de télévision sont le plus souvent polyvalents, habitués aux techniques du reportage, passant des variétés au magazine d’actualité, du document de société à la fiction. À ce sujet, voir aussi : M.-C. Taranger, « L’auteur et l’œuvre dans les discours sur la télévision », in R. Gardies et M.-C. Taranger (dir.), op. cit., p. 171-186.
  • [42]
    Cf. F. Jost, M.-F. Chambat-Houillon, « La télévision à l’essai : entre recherche et laboratoire. », Télévision, 3, 2012, p. 11-29, et G. Soulez, « Mai 68 avant Mai 68 au Service de la recherche de l’ORTF », Médiamorphoses, 61, 2008, p. 61-66.
  • [43]
    A. Brincourt, « Vers une évolution du Festival International de Monte-Carlo », Le Figaro, 15 février 1969.
  • [44]
    Télé-revue, 27 janvier 1963.
  • [45]
    L’UER s’y était jusque-là opposée, de crainte que le Festival de Monte-Carlo n’entre en concurrence avec le prix du reportage remis au Festival Eurovision de Cannes, qu’elle organise depuis 1958.
  • [46]
    Comme l’explique Fabrice Montebello, on commence alors à « observer un renversement de priorité [entre morale et esthétique]. La valeur artistique des films étant privilégiée sur leur valeur morale. Au cours de la même période [l’Église] présente aux fidèles ces « cotes morales » comme des indications et non plus des obligations. » (F. Montebello, « Des films muets aux films parlants », op. cit., p. 78).
  • [47]
    Cf. M. Dagnaud, Les Artisans de l’imaginaire, op. cit., p. 215-226.
  • [48]
    Cf. S. Pierre, Jean d’Arcy, penseur et stratège de la télévision française, Bry-sur-Marne, INA, 2012 et M.-F. Lévy (dir.), Jean d’Arcy. Penser la communication au XXe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, 2014.
  • [49]
    Cf. D. Vezyroglou, « Les catholiques, le cinéma et la conquête des masses », op. cit.
  • [50]
    J.-M. Leveratto, F. Montebello, « L’Église, les films et la naissance du consumérisme culturel en France », Le Temps des médias, 17, 2011, p. 56.
  • [51]
    Unda est le nom que prend en 1945 le Bureau Catholique International de la Radiophonie.
  • [52]
    Miranda Prorsus, Lettre encyclique du pape Pie XII sur le cinéma, la radio et la télévision, 8 septembre 1957.
  • [53]
    J.-M. Leveratto, F. Montebello, op. cit., loc. cit.
  • [54]
    ROC, 4, 21 janvier 1968.
  • [55]
    ROC, 30 juin 1968.
  • [56]
    Pierre d’André est décrit par le militant d’extrême droite Henry Coston comme un « défenseur des idées nationales », ayant fondé Roc en réaction à ses « collègues acquis au modernisme et au mon-dialisme » (in H. Coston (dir.), Dictionnaire de la politique française, Limoges, Flanant, nouvelle édition, 2000 [1972], p. 38).
  • [57]
    Lettre d’un prêtre de Chaville, Télérama, 627, 21 janvier 1962.
  • [58]
    « [Le conseil d’administration] s’assure de la qualité et de la moralité des programmes » (Article 4 de la loi du 27 juin 1964).
  • [59]
    Rapport Paye, p. 16.
  • [60]
    Cf. P. Keppel, Aux origines du festival de télévision de Monte-Carlo, l’association UNDA. Les premières rencontres catholiques internationales situées dans l’histoire théologique et pastorale des médias, thèse de doctorat en SIC dirigée par M. Sanouillet, Université de Nice, 1992, 4 vol.
  • [61]
    Unesco, La Télévision au service de la compréhension internationale. Réunion de directeurs de programmes de télévision. Rapport final, Paris, Unesco, 1960.
  • [62]
    Discours du Prince Rainier reproduit dans la plaquette de présentation du premier FITV, 1961 (archive INA).
  • [63]
    J. Terrand, « Le XIIe festival de Monte-Carlo », Le Technicien du Film, 15 avril 1972.
  • [64]
    Règlement de la compétition, 1985 (archives personnelles de M. Wilfried Groote, ancien secrétaire du FITV).
  • [65]
    L’émission Funeral Games (ITV/BBC2) est soumise à l’association Unda, puis à un jury catholique anglais, avant d’être acceptée à concourir.
  • [66]
    Repris dans E. Berl, Un téléspectateur engagé. Chroniques 1954-1971, Paris, François Bourin,
  • [67]
    p. 135.
  • [68]
    J. Siclier, Un homme Averty, Paris, J.-C. Simoen, 1976, cité par N. Nel, « L’autopromotion de l’auteur à la télévision. Le cas de J.-C. Averty », in R. Gardies, M.-C. Taranger (dir.), Télévision : notion d’œuvre, notion d’auteur, op. cit., p. 7.
  • [69]
    P. Corset et alii, « Sociologie d’un corps professionnel : Les réalisateurs de télévision », Réseaux, 1984, 9, p. 59-76 et J. Bourdon, « Les réalisateurs de télévision. Le déclin d’un groupe professionnel », Sociologie du travail, 35, 4, 1993, p. 431-445.
  • [70]
    Cf. N. Brigaud-Robert, op. cit..
  • [71]
    Cf. S. Chalvon-Demersay, D. Pasquier, Drôles de stars, la télévision des animateurs, Paris, Aubier, 1990.
  • [72]
    F. Huré, R. Piat, A. Ravé, Guide des téléspectateurs., op. cit., p. 156.
  • [73]
    Syndicat français des réalisateurs de Télévision-CGT, La Fin des Saltimbanques ? Livre blanc, 1975 (archive INA).
  • [74]
    Félix Ciccolini, intervention aux débats parlementaires au Sénat, séance du samedi 10 décembre 1977 (Journal officiel du 11 décembre 1977).
  • [75]
    J. Cluzel, Rapport fait en conclusion des travaux de la Commission d’enquête parlementaire sur les conditions financières dans lesquelles sont produits les programmes des sociétés nationales de télévision, 12 juin 1979, p. 149.
  • [76]
    Rapport Moinot, p. 34.
  • [77]
    Elles sont décrites en détail dans : J. Durand, « La mesure de la qualité des programmes - Définition du problème », Journées d’étude de l’IREP, novembre 1976, p. 83-93 (archive INA).
  • [78]
    Cf. pour le rôle de l’État dans la définition de la qualité cinématographique : D. Vezyroglou (dir.), Le Cinéma : une affaire d’Etat, 1945-1970, Paris, Comité d’histoire du ministère de la Culture et de la Communication/La documentation française, 2014.
  • [79]
    Le décret n° 74-1106 du 26 décembre 1974 précise qu’il « est notamment tenu compte d’une part, des prescriptions des cahiers des charges, de la qualité des émissions et de leur valeur culturelle et, d’autre part, du volume de l’écoute et des recettes propres de la société. »
  • [80]
    Décret n° 77-88 du 31 janvier 1977, article 5.
  • [81]
    Cf. l’article 1 de la loi du 7 août 1974 (« Le service public national de la radio-télévision française assume […] la mission de répondre aux besoins et aux aspirations de la population, en ce qui concerne l’information, la communication, la culture, l’éducation, le divertissement et l’ensemble des valeurs de civilisation ») et les arrêtés du 25 avril 1975 fixant les cahiers des charges des sociétés nationales de télévision et de radiodiffusion.
  • [82]
    C. Pasqua, Avis présenté au nom de la commission des Affaires culturelles sur le projet de loi de finances pour 1981 adopté par l’Assemblée nationale, tome 11 : radiodiffusion-télévision, 1980 (ci-après « Rapport Pasqua »), p. 38.
  • [83]
    Enfin, la loi de finances pour 1984 étend le soutien financier jusque-là réservé à l’industrie cinématographique à l’ensemble des industries de programmes audiovisuels (Article 61). Cette disposition aboutit en 1986 à la création du Compte de soutien de l’industrie cinématographique et de l’industrie des programmes audiovisuels (COSIP).
  • [84]
    Rapport Cluzel, p. 171.
  • [85]
    Rapport Pasqua, p. 36. De même, le rapport Moinot (1981) préconise que « soit retenu le principe d’une limitation du nombre de séries américaines qui constituent une référence de qualité souvent médiocre. » (p. 68.)
  • [86]
    Cf. P. Éveno, « Jean d’Arcy et l’information », in M.-F. Lévy (dir.), Jean d’Arcy. Penser la communication au XXe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, 2013, p. 119-123.
  • [87]
    J. Bourdon, Histoire de la télévision sous de Gaulle, op. cit., p. 87.
  • [88]
    C. Delporte, « Le journalisme de télévision 1949-1959 : dix glorieuses ou années zéro ? », in J. Bourdon et al. (dir.), La grande aventure du petit écran, op. cit, p. 119.
  • [89]
    Article 4 de la loi du 27 juin 1964 : « [Le conseil d’administration] veille à l’objectivité et à l’exactitude des informations diffusées par l’Office. Il vérifie que les principales tendances de pensée et les grands courants d’opinion peuvent s’exprimer par l’intermédiaire de l’Office ».
  • [90]
    C. Martin, Rapport de la commission d’enquête sur les conditions de l’information publique, 18 septembre 1979, p. 1. Le reste du rapport est constitué de déclarations contradictoires des différents partis représentés au sein de la commission et d’une revue de presse.
  • [91]
    Rapport Paye, p. 21.
  • [92]
    Cf. J. Bourdon, « Genres télévisuels et emprunts culturels. L’américanisation invisible des télévisions européennes », Réseaux, 107, 2001, p. 209-236.
  • [93]
    H. Bourges, Pour une télévision populaire et de qualité, TF1, 1984, p. 26.
  • [94]
    Ibidem, p. 16.
  • [95]
    Le Monde, 15 septembre 1983.
  • [96]
    H. Bourges, « Discours aux producteurs et réalisateurs », 3 novembre 1983, reproduit dans Pour une télévision populaire et de qualité, op. cit., p. 6.
  • [97]
    Les Nouvelles Littéraires, 15 février 1982.
  • [98]
    C. Humblot « Au Festival de Télévision de Monte-Carlo, les marchands font la loi », Le Monde, 19 février 1985 et ead., « Monte-Carlo : les lois du marché », Le Monde, 21-22 février 1988.
  • [99]
    Cf. A. Hennion, « Une sociologie des attachements. D’une sociologie de la culture à une pragmatique de l’amateur », Sociétés, 85, 2004, p. 9-24.
  • [100]
    Cf. F. Montebello, « Usages sociaux et usages populaires du cinéma : la question des amateurs », Iris, 17, 1994, p. 25-41.
  • [101]
    L. Jullier, J.-M. Leveratto, Cinéphiles et cinéphilie : une histoire de la qualité cinématographique, Paris, Armand Colin, 2010, p. 5.
  • [102]
    H. Glevarec, Sériphilie : Sociologie d’un attachement culturel, Paris, Ellipses, 2012.
  • [103]
    Cité par J.-M. Frodon, La Critique de cinéma, Paris, Les Cahiers du cinéma/SCÉREN-CNDP, 2008, p. 14.
  • [104]
    « Roubaix : on commente les programmes de télévision », Nord Actualités télé, 5 mai 1970 (archive INA).
  • [105]
    Les Cahiers de l’auditeur et du téléspectateur (édités par la Confédération des associations générales d’auditeurs et de téléspectateurs), 10 décembre 1954.
  • [106]
    L. Jullier, J.-M. Leveratto, Cinéphiles et cinéphilie, op. cit., p. 30.
  • [107]
    R. Chaniac, Le Rôle des hebdomadaires de télévision… op. cit., p. 70.
  • [108]
    Il faudrait pour cela se demander qui mérite ce qualificatif (le gros consommateur ? le téléspectateur qui prend la peine d’écrire ? le « bon » téléspectateur, érudit, actif et sélectif ?) au risque de retomber dans le travers des analyses normatives.
  • [109]
    Cette approche s’inspire de celle proposée par L. Jullier dans Qu’est-ce qu’un bon film ?, Paris, La Dispute, 2002.
  • [110]
    Cf. P. Beylot, Quand la télévision parle d’elle-même… op. cit., p. 63-67.
  • [111]
    Arrêté du 21 juillet 1975, article 2.
  • [112]
    Cf. J. Durand, « Étude sur les indicateurs qualitatifs de la télévision publique (« Qualimat ») », réalisée à l’intention de la Présidence d’Antenne 2 et de FR 3, 1992 (en ligne : http://jacques.durand.pagesperso-orange.fr/Site/Textes/t21.htm) et J. Durand, « Les jugements des téléspectateurs. Note sur l’évaluation des programmes de télévision », Hermès, 11-12, 1993, p. 311-318.
  • [113]
    En revanche, ces indices seront repris lorsqu’il s’agira de mesurer, dans une perspective de marketing, non plus la qualité mais la satisfaction des « clients », par Canal Plus à partir de 1984, et par France Télévisions à partir de 2008 (France Télévisions publie un « Qualimat hebdomadaire » en complément de l’Audimat).
  • [114]
    J. Durand, « Étude sur les indicateurs qualitatifs de la télévision publique. », op. cit.
  • [115]
    Les notes des émissions sont ensuite agrégées pour aboutir à la note de chaque chaîne.
  • [116]
    J. Durand, « Étude sur les indicateurs qualitatifs de la télévision publique. », op. cit.
  • [117]
    Ibidem.
  • [118]
    Rapport Pasqua, 1980, p. 23.
  • [119]
    CEO, Typologie des émissions de télévision à partir des appréciations sur leur qualité, mai 1978 (CAC 663AP/24).
  • [120]
    Les deux derniers groupes sont les émissions « rejetées » qui obtiennent des mauvaises notes sur tous les critères, et les émissions « réservées à un certain public » à cause du sujet (films de science-fiction), de l’horaire ou de la chaîne de diffusion (FR3).
  • [121]
    J. McCabe, K. Akass, Quality TV : Contemporary American Television and Beyond, Londres, IB Tauris, 2007, p. 21.
  • [122]
    Exemples tirés d’une lettre du 11 juin 1972, Neuilly, Hauts-de-Seine (CAC 19880562/8) et d’une lettre du 17 juin 1974, s.l., Haute-Marne (CAC 19880562/12).
  • [123]
    Cf. supra et G. Poels, « Les fêtes de fin d’année à la télévision. », op. cit.
  • [124]
    Téléspectateur interrogé pour l’enquête du SEM, Soirée télévision en juin 1968. Etude de motivation, juillet 1968 (archive INA).
  • [125]
    Cf. J. Bourdon, Du service public à la télé-réalité : une histoire culturelle des télévisions européennes, Bry-sur-Marne, INA, 2011.
  • [126]
    Cf. I. Veyrat-Masson, « Une fronde contre Eliott Ness », Le Temps des médias, 13, 2009, p 12-28.
  • [127]
    Extrait d’un micro-trottoir de l’émission Au-delà de l’écran, 19 février 1961 (archive INA).
  • [128]
    Intervention de M. Bessy à la réunion du comité des programmes télévisés du 9 avril 1964. CAC 19900214/35. Voir aussi : M. Lefebvre, « En effeuillant les feuilletons », Télérama, 957, 19 mai 1968.
  • [129]
    Lettre d’une téléspectatrice de Paris, Télé 7 Jours, 595, 18 septembre 1971.
  • [130]
    Rapport Pasqua, p. 41.
  • [131]
    H. Bourges, Pour une télévision populaire…, op. cit., p. 7. Racines (Roots) est une célèbre minisérie mettant en scène une famille d’esclaves afro-américains, diffusée en France en janvier 1978.
  • [132]
    Conseil Supérieur de la RTF, séance du 19 mai 1961. CAC 19900214/4.
  • [133]
    Ibidem.
  • [134]
    Conseil Supérieur de la RTF, séance du 6 juillet 1962. CAC 19900214/4.
  • [135]
    Comité des programmes chargé de la télévision, séance du 9 janvier 1959, CAC 19900214/33.
  • [136]
    P. Bourdieu, La Distinction, op. cit., p. 36.
  • [137]
    M. Drucker, Hors antenne, Paris, Calmann-Lévy, 1987, p. 115.
  • [138]
    De la part d’Emmanuel Berl, par exemple : « Tête de bois et tendres années a été une émission excellente et même exemplaire », écrit-il dans le Nouveau Candide le 21 janvier 1965, « les chanteurs étaient là, vraiment ».
  • [139]
    Le rapport Caillavet, en 1978, préconise pour les variétés un « quota minimum d’œuvres culturelles » et estime qu’elles doivent « inclure dans leurs émissions un peu de poésie ou de musique savante » (p. 126).
  • [140]
    Lettre d’une téléspectatrice de Millau, Aveyron, Télérama, 1310, 22 février 1975.
  • [141]
    P. Bourdieu, La Distinction, op. cit., p. 34.
  • [142]
    Ibidem.
  • [143]
    SEM, Télévision et habitudes, septembre 1964. CAC 19890447/2.
  • [144]
    ORTF, Synthèse mensuelle du courrier, janvier 1968. CAC 19880562/4.
  • [145]
    Lettres de téléspectateurs de Paris et d’Épernay (Marne), Télé 7 Jours, 560, 16 janvier 1971.
  • [146]
    A. Bazin, Réforme, 17 septembre 1955.
  • [147]
    E. Berl, Le Nouveau Candide, 24 octobre 1966.
  • [148]
    E. Berl, Le Nouveau Candide, 18 avril 1966.
  • [149]
    M. Lebesque, L’Express, 20 décembre 1962.
  • [150]
    Intervention de René Rouzeau lors de la séance du Comité des programmes télévisés le 13 février 1964. CAC19900214/35.
  • [151]
    Cf. « Qu’est-ce que la télévision ? », Actualités françaises, 22 mars 1951 (archive INA).
  • [152]
    RTF, Synthèse du courrier, juillet 1953. CAC 19880562/1.
  • [153]
    Le court-métrage « Télévision œil de demain », par exemple, imagine en 1947 les utilisations et applications futures de la télévision : il annonce le visiophone, la télévision portable (très proche de nos tablettes numériques), la télésurveillance… (Film de J-K. Raymond-Millet, inspiré par « Cinéma total » de Barjavel, archive INA). Cf. G. Delavaud (dir.), « Un siècle de télévision - Anticipation, utopie, prospective », Les Dossiers de l’audiovisuel, 112, 2003.
  • [154]
    RTF, Synthèse mensuelle du courrier, novembre 1952. CAC 19880562/1.
  • [155]
    L’argument et le vocabulaire sont proches de ceux qui ont accompagné l’importance croissante de la musique enregistrée à la radio.
  • [156]
    Lettre du 2 juin 1973, Paris. CAC 19880562/9.
  • [157]
    Cf. G. Delavaud, « L’identité artistique de la télévision », Médiamorphoses, 16, avril 2006, p. 6468.
  • [158]
    J. Thévenot, « Problèmes de la télévision », La Revue du cinéma, 1947, p. 66.
  • [159]
    Synthèse du courrier, novembre 1952. CAC 19880562/1.
  • [160]
    Lettre du 15 juin 1973, Antibes, Alpes Maritimes. CAC 19880562/10.
  • [161]
    Lettre du 2 novembre 1970, Chazelles-sur-Lyon, Loire. CAC 19880562/6.
  • [162]
    Lettre du 18 juin 1974, Chatou, Yvelines. CAC 19880562/11.
  • [163]
    Lettre du 15 juin 1971, Les-Verchers-sur-Layon, Maine-et-Loire. CAC 19880562/6.
  • [164]
    Lettre du 20 juin 1973, Le Muy, Var. CAC 19880562/10.
  • [165]
    Lettre du 10 juin 1974, Grenoble, Isère. CAC 19880562/12.
  • [166]
    Lettre du 7 juin 1972, Sées, Orne. CAC 19880562/9.
  • [167]
    Lettre d’un téléspectateur de Forbach, Moselle, Télé 7 Jours, 417, 16 mars 1968.
  • [168]
    Cf. C. Brochand, « Le sport et la télévision, un vieux couple à histoires », Communication et langages, 92, avril 1992, p. 25-40.
  • [169]
    Lettre d’un téléspectateur à Nord-Eclair, 28 mars 1961.
  • [170]
    Lettre d’un téléspectateur de Paris, Télé 7 Jours, 603, 13 novembre 1971.
  • [171]
    Déclaration sur le plateau des Dossiers de l’écran (« Les temps héroïques de la télévision », Deuxième chaîne 5 février 1980, archive INA). La scène a été rediffusée dans la rétrospective de Cinq colonnes consacrée à l’Algérie, le 6 septembre 1963.
  • [172]
    J. Cazeneuve, J. Oulif, La grande chance de la télévision, op. cit., p. 66.
  • [173]
    Lettre de Stains, Seine-Saint-Denis, 7 juin 1974 (CAC 19880562/12) et lettre d’un téléspectateur de Beaumont-Hague, Manche, Télé 7 Jours, 603, 13 novembre 1971.
  • [174]
    Lettre d’un téléspectateur de Saint-Martin-le-Vinoux, Isère, 23 décembre 1964. (Fonds Danielle Hunebelle, INA)
  • [175]
    F. Mauriac, L’Express, Chronique du 12 mai 1960.
  • [176]
    Lettre du 7 mai 1973, Soisy-sous-Montmorency, Val-d’Oise. CAC 19880562/10.
  • [177]
    Le 1er novembre 1970, un incendie dans une discothèque nommée le « 5-7 » causa la mort de cent quarante-six personnes (dont l’immense majorité était mineure), provoquant un immense émoi dans toute la France.
  • [178]
    Lettre du 23 octobre 1962, Saint-Loup (Allier). CAC 1990256/19, citée par A.-M. Sohn, « Pour une histoire de la société au regard des médias », op. cit., p. 304.
  • [179]
    Ministère des Affaires culturelles/ ORTF (Service de la Recherche), Télévision et développement culturel, op. cit.
  • [180]
    J.-C. Baboulin, J.-P. Gaudin, P. Mallein, Usages et usagers du magnétoscope grand public, INA, 1981, p. 26.
  • [181]
    Cf. J.-M. Leveratto, Introduction à l’anthropologie du spectacle, Paris, La Dispute, 2006. Voir aussi V. Le Goaziou, « Le corps des téléspectateurs », Réseaux, 92-93, 1999, p. 293-314.
  • [182]
    Cf. S. Maisonneuve, « De la “machine parlante” à l’auditeur. Le disque et la naissance d’une nouvelle culture musicale dans les années 1920-1930 », Terrain, 37, 2001, p. 11-28.
  • [183]
    On trouvera une approche ethnographique de ces aspects de la réception dans S. Calbo, Réception télévisuelle et affectivité : une étude ethnographique sur la réception des programmes sériels : le cas de Madame est servi et des Guignols de l’info, Paris, L’Harmattan, 1998.
  • [184]
    Le rapport du service du courrier de juillet-août-septembre 1966 donne les résultats d’une enquête demandant aux correspondants mécontents de la Première chaîne pourquoi ils ne passaient pas sur la Deuxième. (CAC 19880562/4).
  • [185]
    Lettre du 21 juin 1974, Bruay-en-Artois, Pas-de-Calais. CAC 19880562/12.
  • [186]
    S. Maisonneuve, op. cit. p. 17.
  • [187]
    Le succès de la tété-réalité, de nos jours, repose aussi, en partie, sur cet attrait des programmes que l’on adore détester. Cf. É. Kredens, La Réception publique et « privée » de la télé-réalité : de la sphère médiatique aux « jeunes publics », thèse de doctorat en SIC dirigée par J.-P. Esquénazi, Université Lyon III, 2008.
  • [188]
    Procès-verbal de la réunion du comité des programmes télévisés du 25 octobre 1962. CAC 19900214/32.
  • [189]
    L’étude de référence (D. Pasquier, S. Chalvon-Demersay, Drôles de stars, op. cit. ) porte sur les années 1980. Voir aussi : D. Pasquier, M. Tsikounas (dir.), « Les stars du petit écran », Télévision, n° 4, à paraître en 2015.
  • [190]
    Cf. J. Bennett, S. Holmes, “The ‘place’ of television in celebrity studies”, Celebrity Studies, 1 2010, p. 65-80.
  • [191]
    « Notre grande enquête : les vedettes de la télévision », supplément au n° 618, 19 novembre 1961.
  • [192]
    Cf. J. Dakhlia, « La presse de programmes en France », op. cit. Voir aussi P. Champagne, « La télévision et son langage : l’influence des conditions sociales de réception sur le message », op. cit.
  • [193]
    Cf. J. Bennett, Television Personalities : Stardom and the Small Screen, Londres/New York, Routledge, 2010.
  • [194]
    G. Dagognet, Le Téléspectateur n’est pas un légume. Les nouveaux cathodiques, Paris, Générique, 1991, p. 52.
  • [195]
    Les téléspectateurs ont aussi cité Maurice Schumann, à la suite de sa série d’entretiens sur l’Europe avec Michel Droit. (Télérama, « Notre grande enquête : les vedettes de la télévision », op. cit.)
  • [196]
    « Notre grande enquête : les vedettes de la télévision », Télérama, op. cit.
  • [197]
    Sur cette reprise en main du JT par le gouvernement, cf. A. Vassallo, op. cit.
  • [198]
    Lettre du 29 août 1960 (CAC 19900214/25).
  • [199]
    Parmi lesquels François de Closets, Robert Chapatte, Roger Couderc, Michel Drucker, Thierry Roland, André Harris, Alain de Sédouy, et Claude Darget.
  • [200]
    D’après le sondage de l’IFOP réalisé en novembre-décembre 1968, 69 % des Français et 78 % des possesseurs de postes se déclarent « pour la réintégration des journalistes de l’ORTF licenciés l’été dernier ».
  • [201]
    Télérama consacre plusieurs articles à la question, au moment du lancement des travaux de la Commission d’enquête sur les conditions de l’information publique (cf. Télérama n° 1524, 28 mars 1979 et n° 1525, 7 avril 1979).
  • [202]
    Édito de Robert Cusin, Télé 7 Jours, 1216, 19 septembre 1983.
  • [203]
    « Télé notre histoire », Histoire, 12 décembre 1999 (archive INA).
  • [204]
    D’après les responsables du courrier de son fan-club, interviewées dans Aujourd’hui Madame, Antenne 2, 11 août 1976 (archive INA).
  • [205]
    Conservées au sein du fonds Pierre Sabbagh des Archives nationales, versement 19900214. Cathe rine Langeais a également publié des extraits de sa correspondance dans Le Courrier de mon cœur, Paris, R. Solar, 1968.
  • [206]
    Lettre s. d. (été 1957). CAC 19900214/24.
  • [207]
    Lettres du 26 mars 1959 et du 12 août 1960. CAC 19900214/24 et 25.
  • [208]
    Lettres de 1962 citées dans A.-M. Sohn, « Pour une histoire de la société au regard des médias », op. cit., p. 305-306.
  • [209]
    Lettre d’une téléspectatrice d’Évreux, Eure, 15 novembre 1963. CAC 19900214/27.
  • [210]
    France Observateur, 290, décembre 1955.
  • [211]
    Pour mieux montrer la diversité des ressources mobilisées et des lectures possible d’une émission, nous avons proposé ailleurs une étude de cas consacrée à la réception d’une dramatique expérimentale, Le Fils du patron (22 décembre 1964). Voir G. Poels, « Quand les téléspectateurs découvraient la télévision-vérité : les réceptions d’un « jeu de société » télévisé (Le Fils du patron, 1964) », Télévision, 1, mars 2010, p. 31-51.

Téléphilie, qualité télévisuelle et expertise du téléspectateur : les notions qui seront articulées dans ce chapitre sont issues d’un profond renouvellement de l’étude historique et sociologique de la télévision. Celle-ci, n’ayant jamais acquis sa place au panthéon des arts, a longtemps été considérée comme un média sans qualité, condamné à la médiocrité et à la banalité. Les sociologues de la culture se sont intéressés à la fabrique de la légitimité et aux processus de légitimation des « arts moyens ». Or, la télévision, pratique illégitime s’il en est, n’a même pas été incluse dans cette catégorie de seconde zone, à l’inverse de la bande dessinée ou de la musique rock. Dans ce cadre intellectuel, bien des aspects de l’expérience des téléspectateurs restaient dans l’ombre, à commencer par le plaisir qu’ils pouvaient trouver à regarder la télévision et surtout les « bonnes émissions ». L’intense travail de critique élaboré par les professionnels, les pouvoirs publics et les téléspectateurs ne pouvait qu’être disqualifié comme inapproprié et futile. Ce sont précisément ces discours d’évaluation critique qu’il s’agit ici de prendre au sérieux.
Nathalie Heinich et Roberta Shapiro proposent d’appeler « artification » « la résultante de l’ensemble des opérations, pratiques et symboliques, organisationnelles et discursives, par lesquelles les acteurs s’accordent pour considérer un objet ou une activité comme de l’art ». Penser ces opérations comme un processus permet de prendre en compte l’histoire de la télévision : nous verrons, en effet, que des tentatives pour en faire un « huitième art » ont bien existé…


Date de mise en ligne : 06/12/2024

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