Chapitre d’ouvrage

GOODMAN, Nelson

1906-1998

Pages 270 à 274

Citer ce chapitre


  • Morizot, J.
(2017). GOODMAN, Nelson 1906-1998. Dans
  • C. Talon-Hugon
Les théoriciens de l'art (p. 270-274). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.talon.2017.03.0270.

  • Morizot, Jacques.
« GOODMAN, Nelson : 1906-1998 ». Les théoriciens de l'art, Presses Universitaires de France, 2017. p.270-274. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-theoriciens-de-l-art--9782130789871-page-270?lang=fr.

  • MORIZOT, Jacques,
2017. GOODMAN, Nelson 1906-1998. In :
  • TALON-HUGON, Carole,
Les théoriciens de l'art. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Hors collection, p.270-274. DOI : 10.3917/puf.talon.2017.03.0270. URL : https://shs.cairn.info/les-theoriciens-de-l-art--9782130789871-page-270?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.talon.2017.03.0270


Né et mort dans le Massachusetts, Nelson Goodman est formé à l’université d’Harvard où il poursuit ses études de philosophie, suit des cours de logique (Sheffer), de métaphysique (Whitehead) et d’épistémologie (C. I. Lewis), sans négliger le monde de la culture (histoire de l’art auprès de P. J. Sachs), au point de diriger une galerie à Boston, de 1928 à 1941. Une fois sa thèse obtenue, il enseigne dans diverses universités : Pennsylvanie, Brandeis puis Harvard jusqu’à sa retraite en 1977. Il exerce une profonde influence sur une foule d’étudiants, dont Putnam, Chomsky, Fodor ou Scheffler, y compris de futurs adversaires comme D. Lewis ou Walton.
Jusqu’à près de 60 ans, son activité philosophique est en apparence déconnectée de toute préoccupation esthétique. Il écrit sur les qualia et l’apparence du monde, l’induction et le cas des prédicats non projetables, la ressemblance et la simplicité, et surtout sur la structure des systèmes conceptuels qu’il aborde avec les outils de la méréologie. Ce qui caractérise alors sa pensée est la défense d’un extensionnalisme sans concessions, d’un constructionnisme inventif (à travers le débat avec le Carnap de l’Aufbau) et surtout avec Quine un plaidoyer en faveur du nominalisme (il n’existe que des individus, à l’exclusion des classes, relations ou propriétés, mais rien ne spécifie d’avance ce qui est reconnu comme individu). Aucun de ces traits ne sera renié, l’usage en sera néanmoins assoupli dans les écrits postérieurs.
C’est l’invitation à prononcer en 1962 les « Locke Lectures » à Oxford qui lui offre l’occasion de rapprocher ces deux versants de sa vie, inaugurant le « tournant symbolique » qui est au cœur de sa pensée de la maturité…


Date de mise en ligne : 05/03/2020

https://doi.org/10.3917/puf.talon.2017.03.0270

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