Chapitre d’ouvrage

Chapitre 8

Risques et opportunités

Pages 167 à 176

Citer ce chapitre


  • Therborn, G.
(2009). Risques et opportunités. Les sociétés d'Europe du XXe au XXIe siècle : La fin de la modernité européenne ? (p. 167-176). Armand Colin. https://doi.org/10.3917/arco.therb.2009.01.0167.

  • Therborn, Göran.
« Risques et opportunités ». Les sociétés d'Europe du XXe au XXIe siècle La fin de la modernité européenne ? Armand Colin, 2009. p.167-176. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-societes-d-europe-du-xxe-au-xxie-siecle--9782200246280-page-167?lang=fr.

  • THERBORN, Göran,
2009. Risques et opportunités. In : Les sociétés d'Europe du XXe au XXIe siècle La fin de la modernité européenne ? Paris : Armand Colin. Collection U, p.167-176. DOI : 10.3917/arco.therb.2009.01.0167. URL : https://shs.cairn.info/les-societes-d-europe-du-xxe-au-xxie-siecle--9782200246280-page-167?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arco.therb.2009.01.0167


Notes

  • [1]
    L’un des travaux pionniers fut celui de P. Sorokin, Social Mobility, Glencoe, Free Press, 1927.
  • [2]
    Unicef, Public Policy and Social Conditions, Florence, 1993, p. 16.
  • [3]
    B. Pockney, Soviet Statistics since 1950, Aldershot, Dartmouth, 1991, p. 78.
  • [4]
    Unicef, After the Fall, Florence, 1999, p. 14.
  • [5]
    A. Getty et O. Naumov, The Road to Terror, New Haven et Londres, Yale University Press, 1999, p. 588.
  • [6]
    Pnud, op. cit., 2006, tableau 10.
  • [7]
    V. Shkolnikov et al., « Causes of the Russian mortality crisis : evidence and interpretations », World Development, 26, 1998 ; M. Marmot et M. Bobak, « Social and economic change and health in Europe East and West », European Review, 13, 2005, pp. 15-31.
  • [8]
    D. Vagero, « Do Health Inequalities Persist in the New Global Order ? A European Perspective », in Therborn 2006, p. 76.
  • [9]
    Cf. S. Thernstrom, « Working Class Social Mobility in Industrial America », in M. Richter (dir.), Essays in Theory and History, Cambridge Mass., Harvard University Press, 1970 ; H. Kaelble, Auf dem Weg zu einer europäischen Gesellschaft, Munich, C. H. Beck, 1987, pp. 34 sqq.
  • [10]
    Cf. S. M. Lipset et R. Bendix, Social Mobility in Industrial Society, Berkeley, University of California Press, 1959 ; P. M. Blau et O. D. Duncan, The American Occupational Structure, New York, Wiley, 1967.
  • [11]
    Sur les études sur la mobilité, voir H. Ganzeboom et al., ‘Intergenerational class mobility in comparative perspective’, Research on Social Stratification and Mobility, vol. 9 (1989).
  • [12]
    I. Szelenyi, Socialist Entrepreneurs, Madison, The University of Wisconsin Press, 1988, p. 210.
  • [13]
    The Financial Times, 22 avril 1994, p. 3.
  • [14]
    A. Chua, World on Fire, Londres, Heinemann, 2003, chap. 3
  • [15]
    M. Hout, « Economic Change and Social Mobility », in G. Therborn (dir.), Inequalities of the World, Londres, Verso, 2006, p. 131.
  • [16]
    John Goldthorpe, communication orale, 23.02.2007.

Il a fallu accumuler une certaine expérience et mener une réflexion approfondie pour passer d’une conception de la modernité en termes d’opportunité, d’accomplissement ou de performance à une étude de cette même modernité sous l’angle de la société du risque.
L’opportunité, et l’égalité en la matière, est une préoccupation ancienne de la modernité libérale. Conçue comme mobilité intergénérationnelle, elle constitue également une question qui intéresse la sociologie au moins depuis les années 1920 . L’intérêt pour l’opposé de l’opportunité, le risque, est beaucoup plus récent. Il est vrai que le risque est un concept utilisé dans le monde des assurances au moins depuis le xix e siècle et il constitue un concept ancré dans le droit social continental du xx e siècle. Mais les actuaires et les juristes n’ont jamais été des acteurs centraux de la pensée sociale.
L’attention portée au risque est un phénomène propre à l’après-Seconde Guerre mondiale, qui a commencé par l’appréhension du risque d’une guerre nucléaire destructrice, puis s’est élargie à la possible survenance de désastres non liés à la guerre, comme la pollution de l’environnement, notamment par l’énergie atomique. En d’autres termes, la faible probabilité d’un énorme désastre causé par l’Homme a placé le « risque » sur l’agenda social, politique et théorique.
Les discours sur l’opportunité et le risque sont néanmoins fondamentalement les mêmes, bien que séparés par les contextes idéologiques de réception qui les ont favorisés…


Date de mise en ligne : 09/03/2016

https://doi.org/10.3917/arco.therb.2009.01.0167

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