Chapitre d’ouvrage

L’exclusion de l’emploi : rôle des atteintes dues au travail

Pages 129 à 132

Citer ce chapitre


  • Frigul, N.
(2015). L’exclusion de l’emploi : rôle des atteintes dues au travail. Dans
  • A. Thébaud-Mony,
  • P. Davezies,
  • L. Vogel
  • et S. Volkoff
Les risques du travail : Pour ne pas perdre sa vie à la gagner (p. 129-132). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.theba.2015.01.0129.

  • Frigul, Nathalie.
« L’exclusion de l’emploi : rôle des atteintes dues au travail ». Les risques du travail Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, La Découverte, 2015. p.129-132. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-risques-du-travail--9782707178404-page-129?lang=fr.

  • FRIGUL, Nathalie,
2015. L’exclusion de l’emploi : rôle des atteintes dues au travail. In :
  • THÉBAUD-MONY, Annie,
  • DAVEZIES, Philippe,
  • VOGEL, Laurent
  • et VOLKOFF, Serge,
Les risques du travail Pour ne pas perdre sa vie à la gagner. Paris : La Découverte. Hors collection Sciences Humaines, p.129-132. DOI : 10.3917/dec.theba.2015.01.0129. URL : https://shs.cairn.info/les-risques-du-travail--9782707178404-page-129?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.theba.2015.01.0129


Avec la montée du chômage depuis les années 1970-1980, les sciences sociales ont contribué à la mise en évidence du rôle des atteintes dues au travail dans les processus d’exclusion de l’emploi. De telles approches ont permis de dépasser le modèle réducteur d’une comparaison simple de l’état de santé des travailleurs et des chômeurs, pour appréhender plutôt les « processus d’exclusion », les « risques de vulnérabilité » et les enjeux de santé (voir entre autres Joubert et al. [2001]).
Différentes enquêtes Insee concernant la santé ont livré, de leur côté, des données statistiques. Elles mettent en évidence l’existence d’un gradient social, lié en partie à un effet de structure. Les chômeurs déclarent moins souvent être en bonne santé que les autres actifs et plus souvent souffrir d’une affection limitant leur capacité de travail. À la suite des travaux de Guy Desplanques [1984], ceux d’Annie Mesrine [2000] montrent que les chômeurs connaissent aussi une surmortalité. Le chômage a un « effet catalyseur », aggravant des conditions de vie et de santé qui n’auraient aucune incidence majeure si la vie professionnelle était stable. Par ailleurs, ces phénomènes touchent davantage les anciens ouvriers, surreprésentés dans la population au chômage et dont les taux de morbidité et de mortalité, quand ils sont en activité, sont également plus élevés que les autres catégories professionnelles [Cambois et al., 2008 ; Blanpain, 2011].
Néanmoins, ces travaux considèrent plutôt les effets spécifiques du chômage sur la santé…


Date de mise en ligne : 22/11/2019

https://doi.org/10.3917/dec.theba.2015.01.0129

Ce chapitre est en accès conditionnel

Cairn Pro Gestion - Ouvrages + Revues

380 € par an

10 000 ouvrages et 300 revues au cœur de votre métier

Acheter cet ouvrage

19,99 €

608 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

3,00 €

4 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?