William Howard Taft
Big Chief
- Par Georges Ayache
Pages 227 à 234
Citer ce chapitre
- AYACHE, Georges,
- Ayache, Georges.
- Ayache, G.
Citer ce chapitre
- Ayache, G.
- Ayache, Georges.
- AYACHE, Georges,
La politique, il la connaissait dès le départ. Son père, Alphonso Taft, avait été un pilier du Parti républicain avant d’être nommé secrétaire à la Guerre puis Attorney General par le président Grant. Natif de Cincinnati (Ohio), William Howard Taft avait donc débuté par une carrière de juriste, après être passé par le prestigieux Yale College où il n’avait pas manqué de s’affilier à quelques-unes des sociétés secrètes – parmi lesquelles la célèbre Skull and Bones, cofondée par son père en 1832 – qui réunissaient les futures élites du pays. L’expérience ne montrait-elle pas que le droit était la voie royale pour accéder à la présidence des États-Unis ?
L’ennui était que le jeune Taft faisait du droit non pas comme tremplin vers la politique, mais tout simplement parce qu’il en était passionné. Il n’avait pas encore vingt-quatre ans lorsqu’il fut nommé procureur adjoint du comté d’Hamilton. À peine trente lorsqu’il devint juge à la cour supérieure de Cincinnati. Impressionné, le président Harrison le ferait nommer conseiller juridique des États-Unis (Solicitor General), le plus jeune à avoir occupé le poste.
À l’évidence, Taft se fût satisfait de grimper ainsi progressivement tous les échelons, partageant son temps entre ses jugements destinés à faire jurisprudence et ses conférences de droit à l’université. Mais son épouse, Helen Louise Herron (surnommée « Nellie »), dont le père fréquentait déjà la Maison Blanche au temps de son ami le président Hayes, n’était pas exactement de cet avis…
Date de mise en ligne : 24/07/2019
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
15,99 €
Acheter ce chapitre
1,50 €