Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Conclusion

Pages 121 à 124

Citer ce chapitre


  • Moulinier, P.
(2016). Conclusion. Les politiques publiques de la culture en France (7e éd., p. 121-124). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/les-politiques-publiques-de-la-culture-en-france--9782130785347-page-121?lang=fr.

  • Moulinier, Pierre.
« Conclusion ». Les politiques publiques de la culture en France, Presses Universitaires de France, 2016. p.121-124. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-politiques-publiques-de-la-culture-en-france--9782130785347-page-121?lang=fr.

  • MOULINIER, Pierre,
2016. Conclusion. In : Les politiques publiques de la culture en France. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.121-124. URL : https://shs.cairn.info/les-politiques-publiques-de-la-culture-en-france--9782130785347-page-121?lang=fr.

Notes

  • [1]
    J. Rigaud, Pour une refondation de la politique culturelle, op. cit.

Le nouveau siècle sera difficile pour les gens de culture. Non seulement, en effet, la crise provoque des réductions drastiques des budgets culturels, au niveau de l’État comme à celui des collectivités territoriales, non seulement s’éloigne l’époque bénie des largesses de l’État providence des années 1980, mais encore, confrontés à une certaine usure des concepts et des principes d’action, les pouvoirs publics en sont à rechercher un nouveau sens pour leur action dans le domaine culturel. L’État est incité à redéfinir et recentrer ses missions, comme en témoigne le rapport de Jacques Rigaud consacré à la « refondation » du ministère de la Culture, qui ne conclut pas à une réduction du rôle culturel de l’État, mais appuie la « demande d’État » qui s’exprime dans les milieux culturels.
Plusieurs phénomènes expliquent ce désenchantement. La société a perdu bien des repères avec la fin des idéologies globalisantes, la mondialisation et le développement des multimédias, notamment parce qu’à une culture régie par la gratuité et le soutien public s’est substituée une culture soumise au marché et pilotée par l’impératif de la communication. Le constat est pessimiste en matière de démocratisation culturelle, et l’on relève une stagnation tant qualitative que quantitative des pratiques culturelles. L’argent abondant des années 1980 et le développement de la décentralisation ont eu deux effets pervers, celui de multiplier les centres de décision et les types de politique culturelle (on a vu qu’il n’y avait pas moins de sept niveaux de compétence, mais l’idée d’une réduction de leur nombre est dans l’air), et celui de provoquer une augmentation du nombre des institutions à faire fonctionner, une inflation d’événements et de financements culturels, une festivalisation et une institutionnalisation excessives…


Date de mise en ligne : 01/09/2016

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