Présentation
- Par Lydie Heurdier
- et Antoine Prost
Pages 667 à 668
Citer ce chapitre
- HEURDIER, Lydie
- et PROST, Antoine,
- Heurdier, Lydie.
- et al.
- Heurdier, L.
- et Prost, A.
Citer ce chapitre
- Heurdier, L.
- et Prost, A.
- Heurdier, Lydie.
- et al.
- HEURDIER, Lydie
- et PROST, Antoine,
Nous avons choisi de regrouper dans cette dernière partie un certain nombre de textes de manière plus thématique. Les trois sous-parties qui la constituent se complètent pour donner à voir le lent processus d’ouverture de l’École publique française. Alors que depuis la fin du xixe siècle, tous les textes officiels ont cherché à instituer l’École dans un espace public national, indépendant des opinions et des influences religieuses, politiques ou familiales, ce processus de sanctuarisation connaît depuis la fin des années 1960 une perte progressive de légitimité. Si les parents ont vu croître leurs droits, les élèves eux-mêmes disposent, en particulier au lycée, de davantage de droits d’expression et de représentation. À ces acteurs associés aujourd’hui à la régulation institutionnelle des établissements se sont joints, au fil des phases successives de la décentralisation, les partenaires territoriaux, en particulier les élus des collectivités locales (communes, départements, régions). Les relations entre les niveaux local et national ont ainsi connu sur deux siècles d’abord un lent mouvement de mise à l’écart de tout ce qui était extérieur à l’État, culminant dans les années 1960 au plus fort moment de planification et d’urbanisation de la France, pour ensuite, à partir des années 1980, intégrer dans les instances des représentants des pouvoirs locaux.
La configuration générale est donc radicalement différente après cinquante ans de développement continu de la scolarisation à tous les degrés, processus qui s’est poursuivi quel que soit le parti de gouvernement…
Date de mise en ligne : 04/04/2024
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
6,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €