Chapitre d’ouvrage

Les premiers organisateurs

Pages 20 à 58

Citer ce chapitre


  • Heurdier, L.
  • et Prost, A.
(2021). Les premiers organisateurs. Les politiques de l'éducation en France (Nouvelle édition, p. 20-58). La Documentation française. https://shs.cairn.info/les-politiques-de-l-education-en-france--9782111573970-page-20?lang=fr.

  • Heurdier, Lydie.
  • et al.
« Les premiers organisateurs ». Les politiques de l'éducation en France, La Documentation française, 2021. p.20-58. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-politiques-de-l-education-en-france--9782111573970-page-20?lang=fr.

  • HEURDIER, Lydie
  • et PROST, Antoine,
2021. Les premiers organisateurs. In : Les politiques de l'éducation en France. Paris : La Documentation française. Doc’ en poche, p.20-58. URL : https://shs.cairn.info/les-politiques-de-l-education-en-france--9782111573970-page-20?lang=fr.

Notes

  • [1]
    « Certificat d’études » désigne, dans ce texte, une pièce attestant que le candidat a étudié dans un établissement public pendant un temps minimum.

Deux traits frappent l’observateur qui suit la construction progressive de l’enseignement français de Napoléon aux républicains.
Le premier est la force de l’armature administrative imaginée par l’Empereur. L’Université impériale (textes 101 et 102) est toujours debout. Aujourd’hui encore, les recteurs gouvernent les académies et les proviseurs les lycées. Les hiérarchies se maintiennent, malgré quelques glissements dont le plus sensible est l’ascension des agrégés. Le baccalauréat est si vivace qu’on a vu des lycéens descendre dans la rue pour le défendre.
L’Université n’est certes pas la seule administration fondée par Napoléon Bonaparte qui ait résisté au temps : les préfets et les trésoriers-payeurs généraux en témoignent. Mais elle a fait plus que résister. En 1808, l’administration imaginée par l’Empereur était en grande partie utopique ; c’était un cadre vide, car rien, en matière d’enseignement, ne dépendait concrètement de l’État. Les petites écoles lui échappaient totalement, et il ne tenta même pas de les contrôler, faute de moyens, s’en remettant aux initiatives locales et aux frères des écoles chrétiennes ; mais il leur réserva une place dans ce monument administratif. Les établissements secondaires, collèges, pensions ou institutions, dépendaient des villes, de congrégations au statut incertain ou de particuliers. Avec le baccalauréat et le monopole de la collation des grades, le décret impérial de 1808 les soumet au strict contrôle de l’État, tandis que la création de quelques lycées lui permet de fixer la norme vers laquelle doivent tendre les autres établissements…


Date de mise en ligne : 04/04/2024

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