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Chapitre 3 / L'intégration en France

Pages 141 à 158

Citer ce chapitre


  • Comtat, E.
(2009). Chapitre 3 / L'intégration en France. Les pieds-noirs et la politique : Quarante ans après le retour (p. 141-158). Presses de Sciences Po. https://shs.cairn.info/les-pieds-noirs-et-la-politique--9782724611380-page-141?lang=fr.

  • Comtat, Emmanuelle.
« Chapitre 3 / L'intégration en France ». Les pieds-noirs et la politique Quarante ans après le retour, Presses de Sciences Po, 2009. p.141-158. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-pieds-noirs-et-la-politique--9782724611380-page-141?lang=fr.

  • COMTAT, Emmanuelle,
2009. Chapitre 3 / L'intégration en France. In : Les pieds-noirs et la politique Quarante ans après le retour. Paris : Presses de Sciences Po. Académique, p.141-158. URL : https://shs.cairn.info/les-pieds-noirs-et-la-politique--9782724611380-page-141?lang=fr.

Notes

  • [1]
    William I. Thomas et Florian Znaniecki, Le Paysan polonais en Europe et en Amérique. Récit de vie d’un migrant, Paris, Nathan, 1998.
  • [2]
    Benjamin Stora, La Gangrène et l’oubli, op. cit., p. 257.
  • [3]
    William I. Thomas et Florian Znaniecki, Le Paysan polonais en Europe et en Amérique, op. cit.
  • [4]
    Jean-Marc Ferrandi, Les Effets de la culture sur le comportement de consommation : complexité du concept et limites de la mesure, thèse de sciences de gestion, Nice, 1994, p. 343-353.
  • [5]
    Pascal Duret, Anthropologie de la fraternité dans les cités, Paris, PUF, 1996, p. 53.
  • [6]
    Jean Kellerhals (dir.), Mariages au quotidien. Inégalités sociales, tensions culturelles et organisation familiale, Lausanne, Favre, 1982.
  • [7]
    Jean-Jacques Jordi, De l’exode à l’exil, op. cit., p. 226.
  • [8]
    Pierre Baillet, Les Rapatriés d’Algérie en France, op. cit., p. 37.
  • [9]
    Jean-Marc Ferrandi, Les Effets de la culture sur le comportement de consommation, op. cit., p. 343-359.
  • [10]
    La Luire compte environ six cents logements. Sa construction est achevée en 1963.
  • [11]
    Les premiers appartements de La Paillade sont livrés en 1964.
  • [12]
    Carolyn L. Attneave, « Therapy in Tribal Settings and Urban Network Intervention », Family Process, 8 (2), 1969, p. 192-210.
  • [13]
    Jean-Luc Lacroix, L’Individu, sa famille et son réseau, Paris, ESF éditeurs, 1990, p. 72-73.
  • [14]
    Darlene Russ-Eft, « Identifying Component Comprising Neighbourhood Quality of Life », Social Indicator of Research, 6, 1979, p. 349-372.
  • [15]
    Michel Wieviorka, La Différence, Paris, Balland, 2000, p. 114-115.
  • [16]
    Il s’agit de pâtisseries d’origine espagnole qui font partie de la cuisine pied-noire.
  • [17]
    Michel Wieviorka, La Différence, op. cit., p. 48.
  • [18]
    Michel Wieviorka, La Différence, op. cit., p. 116-117.
  • [19]
    Suzie Guth, « Un lien social identitaire : les associations de pieds-noirs », art. cité, p. 161.
  • [20]
    Les amicales éditent des bulletins de liaison où figurent les activités de l’association, les nouvelles locales du groupe et les événements familiaux des adhérents (mariages, naissances, etc.).
  • [21]
    Martine Barthélemy, Les Associations : un nouvel âge de la participation, Paris, Presses de Sciences Po, 2000, p. 233.
  • [22]
    Suzie Guth, « Un lien social identitaire : les associations de pieds-noirs », art. cité, p. 162.
  • [23]
    Michel Wieviorka, La Différence, op. cit., p. 109.
  • [24]
    Jean-Jacques Jordi, De l’exode à l’exil, op. cit., p. 205-209.
  • [25]
    Il voit le jour en 1973 et est présent dans plusieurs villes de France.
  • [26]
    L’Algérianisme se définit comme une littérature enracinée dans le pays, par opposition à la littérature d’exotisme. Il s’agit d’un courant de pensée qui tend vers le réalisme et la réalité concrète de la vie en Algérie.
  • [27]
    Colette Dubois, « La nation et les Français d’outre-mer : rapatriés ou sinistrés de la décolonisation ? », dans Jean-Louis Miège et Colette Dubois (dir.), L’Europe retrouvée : les migrations de la décolonisation, Paris, L’Harmattan, 1995, p. 106.
  • [28]
    Il a pu y avoir aussi des mobilités depuis 1962.
  • [29]
    Pierre Baillet, Les Rapatriés d’Algérie en France, op. cit., p. 21-22.
  • [30]
    On note des variations selon les départements d’étude : environ 50 % des pieds-noirs de l’Isère considèrent que leur situation générale s’est améliorée, contre 35 % des rapatriés des Alpes-Maritimes et de l’Hérault. Le dynamisme économique un peu plus important du département de l’Isère explique sans doute en partie ces différences. La présence importante de rapatriés dans le Midi entretient aussi la dimension traumatique et la frustration.
  • [31]
    Anne Roche, « Pieds-noirs, le retour », art. cité, p. 157.
  • [32]
    Jean Schultz, « L’effet rapatrié dans l’Hérault », dans Mohand Khellil et Jules Maurin (dir.), « Les rapatriés d’Algérie en Languedoc-Roussillon, 1962-1992 », Actes du colloque international de Montpellier, 14-16 novembre 1991, Montpellier, Université Paul Valéry, 1992, p. 11-20 ; André Nouschi, « Nice et son pays aujourd’hui (depuis 1946) », dans Maurice Bordes (dir.), Histoire de Nice et du pays niçois, Toulouse, Privat, 1976, p. 434.
  • [33]
    Stéphanie Abrial, Les Enfants de harkis, op. cit., p. 206-207.
  • [34]
    Daniel Leconte, Les Pieds-noirs, op. cit., p. 250-251.

Le concept d’intégration est, d’une manière schématique, la capacité d’un ensemble, quel qu’il soit, d’assurer sa cohésion en réunissant les différentes unités qui le composent autour de valeurs et de normes communes. Ce concept, très général et abstrait, est de nombreuses fois sollicité dans divers contextes théoriques et thématiques. Selon William I. Thomas et Florian Znaniecki, qui ont réalisé une œuvre majeure sur l’intégration du paysan polonais aux États-Unis : « la reconstruction consécutive à la rupture initiale donne naissance à un nouveau groupe original », une nouvelle société émerge à partir des fragments séparés de la société d’origine et encastrés dans la société d’accueil. Le concept d’intégration peut sembler excessif pour les pieds-noirs, car les rapatriés d’Algérie, même s’ils ont des spécificités culturelles, sont des Français. Néanmoins, ils ont dû s’adapter à la société d’accueil qui avait des codes un peu différents des leurs. Benjamin Stora indique que le nationalisme extrême des rapatriés ne doit pas masquer l’écart culturel qui les séparait des habitants de la métropole quand ils sont arrivés en 1962.
Comment la famille, cellule de base de la communauté pied-noire, a-t-elle pu contribuer à l’intégration des rapatriés en France après 1962 ? À leur retour en métropole, les pieds-noirs ne sont généralement pas allés s’installer dans les régions d’où ils étaient originaires avant la colonisation, car, avec le temps, les liens s’étaient distendus. Ils ont plutôt choisi les régions où ils avaient un parent ou un proche, rapatrié avant eux, qui s’y était installé…


Date de mise en ligne : 21/10/2011

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