La question de Dieu chez Hans Jonas
- Par Jean Richard
Pages 367 à 381
Citer ce chapitre
- RICHARD, Jean,
- LANGLOIS, Luc
- et ZARKA, Yves Charles,
- Richard, Jean.
- Richard, J.
- L. Langlois
- et Y. Zarka
https://doi.org/10.3917/puf.zark.2006.01.0367
Citer ce chapitre
- Richard, J.
- L. Langlois
- et Y. Zarka
- Richard, Jean.
- RICHARD, Jean,
- LANGLOIS, Luc
- et ZARKA, Yves Charles,
https://doi.org/10.3917/puf.zark.2006.01.0367
Notes
-
[1]
Hans Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz. Une voix juive, traduit de l’allemand par Philippe Iversel, suivi d’un essai de Catherine Chalier, Paris, Payot & Rivages, coll. « Rivages poche, Petite Bibliothèque », 123, 1994, p. 9.
-
[2]
Ibid., p. 13.
-
[3]
Ibid.
-
[4]
Ibid., p. 12-13.
-
[5]
Ibid., p. 34-35.
-
[6]
Ibid., p. 14.
-
[7]
Ibid., p. 14-15.
-
[8]
Ibid., p. 37.
-
[9]
Ibid., p. 34.
-
[10]
Ibid., p. 21.
-
[11]
Ibid., p. 22.
-
[12]
Catherine Chalier, « Dieu sans puissance », dans Le concept de Dieu après Auschwitz, p. 54.
-
[13]
H. Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz, p. 22-23.
-
[14]
Ibid., p. 24.
-
[15]
Ibid., p. 25.
-
[16]
Ibid., p. 26-27.
-
[17]
Ibid., p. 27.
-
[18]
Ibid., p. 28.
-
[19]
Ibid., p. 28-29.
-
[20]
Ibid., p. 31.
-
[21]
Ibid., p. 35.
-
[22]
Ibid., p. 35-36.
-
[23]
Ibid., p. 37.
-
[24]
Ibid., p. 39-40.
-
[25]
Ibid., p. 14.
-
[26]
Ibid., p. 34-35.
-
[27]
Cf. ibid., p. 37-38.
-
[28]
Ibid., p. 23.
-
[29]
Ibid., p. 12.
-
[30]
Ibid., p. 15.
-
[31]
Ibid., p. 40.
-
[32]
Ibid., p. 21-22.
-
[33]
Ibid., p. 41-42, n. 3.
-
[34]
Gérard Siegwalt, Dogmatique pour la catholicité évangélique, I/1, Paris, Cerf ; Genève, Labor et Fides, 1986, p. 89.
-
[35]
Le concept de Dieu après Auschwitz, p. 14.
-
[36]
H. Jonas, Entre le néant et l’éternité, textes rassemblés et traduits par Sylvie Courtine-Denamy, Paris, Belin, 1996, p. 137.
-
[37]
Ibid., p. 142.
-
[38]
Le concept de Dieu après Auschwitz, p. 15.
-
[39]
Ibid., p. 34-35.
-
[40]
Ibid., p. 14.
Venant moi-même de théologie, j’ai choisi pour cet ouvrage de philosophie un auteur et un texte qui se situent aux confins de la philosophie et de la théologie. Hans Jonas appartient à la première génération des élèves de Heidegger et de Bultmann. Et le texte qui fera l’objet de cette contribution, « Le Concept de Dieu après Auschwitz », est une conférence qu’il a prononcée en 1984, en théologie, à l’Université de Tübingen. Je rappellerai d’abord ici dans ses grandes lignes l’exposé de Jonas ; je m’arrêterai ensuite, pour une discussion plus approfondie, sur quelques questions urgentes qui émergent de la conférence.
Hans Jonas commence par payer son tribut à la philosophie, en expliquant le titre de sa conférence. Avec Kant, il reconnaît que Dieu ne peut être objet de connaissance démonstrative, ce qui n’empêche pas toutefois d’y réfléchir « sous l’angle du sens et de la signification ». Il en conclut : « Travailler sur le concept de Dieu est donc possible, même s’il n’y a pas de preuve de Dieu. » Le concept de Dieu se présente ainsi comme l’expression conceptuelle du sens et de la signification de Dieu.
Jonas ajoute qu’un tel travail de réflexion doit être entrepris « quand on ne veut pas se séparer du concept de Dieu ». Il laisse entendre par là que l’enjeu est ici celui de la foi : Comment peut-on encore croire en Dieu après Auschwitz ? Cela n’est possible que moyennant une refonte radicale du concept de Dieu : « Quand on ne veut pas se séparer du concept de Dieu […], on est obligé, pour ne pas l’abandonner, de le repenser à neuf et de chercher une réponse, neuve elle aussi, à la vieille question de Job…
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