Chapitre d’ouvrage

La question de Dieu chez Hans Jonas

Pages 367 à 381

Citer ce chapitre


  • Richard, J.
(2006). La question de Dieu chez Hans Jonas. Dans
  • L. Langlois
  • et Y. Zarka
Les philosophes et la question de Dieu (p. 367-381). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.zark.2006.01.0367.

  • Richard, Jean.
« La question de Dieu chez Hans Jonas ». Les philosophes et la question de Dieu, Presses Universitaires de France, 2006. p.367-381. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-philosophes-et-la-question-de-dieu--9782130542766-page-367?lang=fr.

  • RICHARD, Jean,
2006. La question de Dieu chez Hans Jonas. In :
  • LANGLOIS, Luc
  • et ZARKA, Yves Charles,
Les philosophes et la question de Dieu. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Fondements de la politique, p.367-381. DOI : 10.3917/puf.zark.2006.01.0367. URL : https://shs.cairn.info/les-philosophes-et-la-question-de-dieu--9782130542766-page-367?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.zark.2006.01.0367


Notes

  • [1]
    Hans Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz. Une voix juive, traduit de l’allemand par Philippe Iversel, suivi d’un essai de Catherine Chalier, Paris, Payot & Rivages, coll. « Rivages poche, Petite Bibliothèque », 123, 1994, p. 9.
  • [2]
    Ibid., p. 13.
  • [3]
    Ibid.
  • [4]
    Ibid., p. 12-13.
  • [5]
    Ibid., p. 34-35.
  • [6]
    Ibid., p. 14.
  • [7]
    Ibid., p. 14-15.
  • [8]
    Ibid., p. 37.
  • [9]
    Ibid., p. 34.
  • [10]
    Ibid., p. 21.
  • [11]
    Ibid., p. 22.
  • [12]
    Catherine Chalier, « Dieu sans puissance », dans Le concept de Dieu après Auschwitz, p. 54.
  • [13]
    H. Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz, p. 22-23.
  • [14]
    Ibid., p. 24.
  • [15]
    Ibid., p. 25.
  • [16]
    Ibid., p. 26-27.
  • [17]
    Ibid., p. 27.
  • [18]
    Ibid., p. 28.
  • [19]
    Ibid., p. 28-29.
  • [20]
    Ibid., p. 31.
  • [21]
    Ibid., p. 35.
  • [22]
    Ibid., p. 35-36.
  • [23]
    Ibid., p. 37.
  • [24]
    Ibid., p. 39-40.
  • [25]
    Ibid., p. 14.
  • [26]
    Ibid., p. 34-35.
  • [27]
    Cf. ibid., p. 37-38.
  • [28]
    Ibid., p. 23.
  • [29]
    Ibid., p. 12.
  • [30]
    Ibid., p. 15.
  • [31]
    Ibid., p. 40.
  • [32]
    Ibid., p. 21-22.
  • [33]
    Ibid., p. 41-42, n. 3.
  • [34]
    Gérard Siegwalt, Dogmatique pour la catholicité évangélique, I/1, Paris, Cerf ; Genève, Labor et Fides, 1986, p. 89.
  • [35]
    Le concept de Dieu après Auschwitz, p. 14.
  • [36]
    H. Jonas, Entre le néant et l’éternité, textes rassemblés et traduits par Sylvie Courtine-Denamy, Paris, Belin, 1996, p. 137.
  • [37]
    Ibid., p. 142.
  • [38]
    Le concept de Dieu après Auschwitz, p. 15.
  • [39]
    Ibid., p. 34-35.
  • [40]
    Ibid., p. 14.

Venant moi-même de théologie, j’ai choisi pour cet ouvrage de philosophie un auteur et un texte qui se situent aux confins de la philosophie et de la théologie. Hans Jonas appartient à la première génération des élèves de Heidegger et de Bultmann. Et le texte qui fera l’objet de cette contribution, « Le Concept de Dieu après Auschwitz », est une conférence qu’il a prononcée en 1984, en théologie, à l’Université de Tübingen. Je rappellerai d’abord ici dans ses grandes lignes l’exposé de Jonas ; je m’arrêterai ensuite, pour une discussion plus approfondie, sur quelques questions urgentes qui émergent de la conférence.
Hans Jonas commence par payer son tribut à la philosophie, en expliquant le titre de sa conférence. Avec Kant, il reconnaît que Dieu ne peut être objet de connaissance démonstrative, ce qui n’empêche pas toutefois d’y réfléchir « sous l’angle du sens et de la signification ». Il en conclut : « Travailler sur le concept de Dieu est donc possible, même s’il n’y a pas de preuve de Dieu. » Le concept de Dieu se présente ainsi comme l’expression conceptuelle du sens et de la signification de Dieu.
Jonas ajoute qu’un tel travail de réflexion doit être entrepris « quand on ne veut pas se séparer du concept de Dieu ». Il laisse entendre par là que l’enjeu est ici celui de la foi : Comment peut-on encore croire en Dieu après Auschwitz ? Cela n’est possible que moyennant une refonte radicale du concept de Dieu : « Quand on ne veut pas se séparer du concept de Dieu […], on est obligé, pour ne pas l’abandonner, de le repenser à neuf et de chercher une réponse, neuve elle aussi, à la vieille question de Job…


Date de mise en ligne : 04/01/2016

https://doi.org/10.3917/puf.zark.2006.01.0367

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