2. Le peuple
Pages 85 à 89
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- DARRIULAT, Philippe,
- Darriulat, Philippe.
- Darriulat, P.
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Notes
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[1]
G. Sand, Histoire de ma vie, III, p. 348.
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[2]
Michelet, Le Peuple, Paris, GF, 1974 (1re édition 1846), p. 89.
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[3]
Michelet, Le Peuple, préface à Edgar Quinet, p. 57.
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[4]
Michelet, Le Peuple, p. 141.
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[5]
Michelet, Le Peuple, p. 203.
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[6]
É. Cabet, Credo communiste, Paris, 1841.
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[7]
G. Sand, Histoire de ma vie, II, p. 117.
-
[8]
Michelet, Le Peuple, p 160.
-
[9]
Michelet, Le Peuple, p. 192.
-
[10]
Blanqui, Défense du citoyen. Louis-Auguste Blanqui devant la cour d’assises, Paris, 1832.
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[11]
Michelet, Le Peuple, p. 221.
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[12]
Cf. R. Girardet, La Société militaire dans la France contemporaine, 1815-1839, Paris, 1953, p. 23 sq.
-
[13]
Michelet, Le Peuple, p. 86.
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[14]
Cf. ci-dessus, p. 27-28.
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[15]
La Tribune, 2 juin 1833.
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[16]
Le National, 4 janvier 1833.
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[17]
A. Laponneraye, Cours public d’histoire de France, deuxième leçon, Paris, 1830.
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[18]
Association libre pour l’éducation du peuple, règlement modifié par l’assemblée générale du 13 janvier 1833, Paris, 1833.
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[19]
Martin Nadaud, Léonard maçon de la Creuse, Paris, Maspero, 1982, p. 90 sq.
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[20]
Michelet, Le Peuple, préface à E. Quinet, p. 70.
Bien plus que le territoire ou la langue, c’est donc le peuple qui constitue la Nation. Un peuple auquel les républicains prêtent une attention toute particulière ; unique destinataire de leur propagande, il est celui par qui doit arriver l’émancipation promise du genre humain. Cependant, comme tous les messies, il semble condamné aux pires souffrances. Bien souvent, victime du jeu des alliances monarchiques, il est contraint de vivre au sein de frontières qu’il ne reconnaît pas comme siennes. Partout il est opprimé, misérable et systématiquement privé de l’exercice de ses droits politiques.
Car, pour un républicain de la monarchie de Juillet, le peuple ce n’est pas tout le monde et le mot ne peut pas être compris comme synonyme de population. Ou alors il doit être suivi d’un adjectif national, on parle alors du peuple russe ou du peuple allemand, mais, dans ce cas, il ne s’agit que d’un peuple et non pas du peuple, celui que l’on vénère comme « l’oracle des temps modernes ». Celui-là, le vrai peuple, est constitué de la masse des exclus du monde des privilèges, qu’ils soient nobiliaires ou financiers, et forme l’immense majorité à qui toutes les aristocraties – les anciennes comme les modernes – interdisent de participer aux affaires des États. Le peuple, ce sont les paysans qui représentent non seulement « la partie la plus nombreuse de la Nation » mais surtout « la plus forte, la plus saine et, en balançant bien le physique et le moral, au total la meilleure » ; ce sont aussi les ouvriers et les soldats, « les deux faces modernes du peuple, et son récent avènemen…
Date de mise en ligne : 18/09/2022
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