Chapitre d’ouvrage

Fall Rot

La mise à mort (23 mai-22 juin 1940)

Pages 46 à 49

Citer ce chapitre


  • Lopez, J.,
  • Aubin, N.
  • et Bihan, B.
(2024). Fall Rot La mise à mort (23 mai-22 juin 1940) Les opérations de la Seconde Guerre mondiale en 100 cartes (p. 46-49). Perrin. https://shs.cairn.info/les-operations-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-100-cartes--9782262103798-page-46?lang=fr.

  • Lopez, Jean.,
  • et al.
« Fall Rot : La mise à mort (23 mai-22 juin 1940) ». Les opérations de la Seconde Guerre mondiale en 100 cartes, Perrin, 2024. p.46-49. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-operations-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-100-cartes--9782262103798-page-46?lang=fr.

  • LOPEZ, Jean,
  • AUBIN, Nicolas
  • et BIHAN, Benoist,
2024. Fall Rot La mise à mort (23 mai-22 juin 1940) In : Les opérations de la Seconde Guerre mondiale en 100 cartes. Paris : Perrin. Synthèses Historiques, p.46-49. URL : https://shs.cairn.info/les-operations-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-100-cartes--9782262103798-page-46?lang=fr.

Toute arrivée est le commencement d’un départ, à Dunkerque comme ailleurs. La campagne n’est pas finie et la Wehrmacht capitalise son triomphe par une opération, moins connue mais tout aussi efficace, Fall Rot, qui jette la France dans un abîme et redessine les contours de la guerre. Le 27 mai, le général Halder rencontre les états-majors pour planifier la suite de la campagne. Il est essentiel pour les Allemands de ne pas céder aux délices de Capoue mais, au contraire, d’alimenter le désarroi français avant que Weygand n’ait eu le temps de rebâtir un front sur la Somme et que les Britanniques n’aient envoyé des renforts. La ligne stratégique, dès lors, est transparente : il faut traîner les Français à la table d’armistice. Le 29 mai, bien que les opérations autour de Dunkerque battent leur plein et que des contre-attaques françaises sur la Somme se multiplient, ordre est donné de placer les unités de panzers au repos. Toutes doivent être prêtes à attaquer le 5 juin en direction du sud, que la poche ait été liquidée ou non. On pourrait penser les Allemands hypnotisés par Paris. Il n’en est rien. Les sièges laborieux de 1871, de Madrid et de Shanghai dissuadent de risquer ses guêtres dans une ville tentaculaire. Un instant, des officiers suggèrent un nouveau coup de faux, contourner Paris par l’ouest avant de se rabattre en direction de la Suisse. Ce plan, trop téméraire, est écarté au profit d’une actualisation de celui de Manstein. Le 31 mai, le haut commandement de l’armée de terre (OKH) annonce que « l’intention est de détruire les forces alliées » à l’aide d’une « attaque avec le gros de l’armée de part et d’autre de Reims – entre Paris (exclu) et l’Argonne – en direction du sud-est, en vue de battre les armées françaises dans l’est de la France »…


Date de mise en ligne : 16/07/2025

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