Chapitre d’ouvrage

« Je reviendrai ! »

Le long chemin de la libération des Philippines

Pages 216 à 221

Citer ce chapitre


  • Lopez, J.,
  • Aubin, N.
  • et Bihan, B.
(2024). « Je reviendrai ! » Le long chemin de la libération des Philippines. Les opérations de la Seconde Guerre mondiale en 100 cartes (p. 216-221). Perrin. https://shs.cairn.info/les-operations-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-100-cartes--9782262103798-page-216?lang=fr.

  • Lopez, Jean.,
  • et al.
« “Je reviendrai !” : Le long chemin de la libération des Philippines ». Les opérations de la Seconde Guerre mondiale en 100 cartes, Perrin, 2024. p.216-221. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-operations-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-100-cartes--9782262103798-page-216?lang=fr.

  • LOPEZ, Jean,
  • AUBIN, Nicolas
  • et BIHAN, Benoist,
2024. « Je reviendrai ! » Le long chemin de la libération des Philippines. In : Les opérations de la Seconde Guerre mondiale en 100 cartes. Paris : Perrin. Synthèses Historiques, p.216-221. URL : https://shs.cairn.info/les-operations-de-la-seconde-guerre-mondiale-en-100-cartes--9782262103798-page-216?lang=fr.

Défaits et chassés des Philippines début 1942, les Américains y reviennent en 1944 avec un double objectif : laver l’humiliation et couper en deux le dispositif japonais en Asie, avant de mettre le cap sur la métropole nippone. Pour MacArthur, la guerre dans le Pacifique Sud-Ouest a un unique objectif : libérer les Philippines, qu’il a dû évacuer en mars 1942. Voilà qui a le mérite de clarifier la ligne stratégique suivie par l’Américain, même si les Japonais ne sont pas les seuls obstacles : à Washington, tandis que le patron de l’Army, Marshall, n’a d’yeux que pour l’Europe, King, à la tête de la Navy et qui partage la priorité au Japon de MacArthur, ne jure que par l’offensive du Pacifique central de Nimitz. Si la nécessité de défendre les approches maritimes de l’Australie ont un temps apaisé ces divergences stratégiques, une fois neutralisé Rabaul, quelle place accorder à une offensive vers les Philippines ? Nimitz et King, mais aussi Marshall et Roosevelt lui-même, semblent pencher en faveur d’une action contre la grande île de Formose : cela couperait en deux tout le dispositif japonais en Asie et permettrait surtout de tendre la main aux Chinois.
Pour emporter l’adhésion de Roosevelt, seul décideur en dernier ressort, MacArthur avance plusieurs arguments. Militaires, d’abord : la neutralisation des Philippines est indispensable à la protection du flanc de toute avancée vers le Japon – et s’emparer de Formose sans éliminer les bases aériennes de l’Archipel serait vain…


Date de mise en ligne : 16/07/2025

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