5. De la chute du communisme à l’intégration européenne (1989-2001)
- Par Nathalie Clayer
- et Xavier Bougarel
Pages 215 à 267
Citer ce chapitre
- CLAYER, Nathalie
- et BOUGAREL, Xavier,
- Clayer, Nathalie.
- et al.
- Clayer, N.
- et Bougarel, X.
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- Clayer, N.
- et Bougarel, X.
- Clayer, Nathalie.
- et al.
- CLAYER, Nathalie
- et BOUGAREL, Xavier,
Notes
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[1]
Le nom complet est Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne – Parti démocratique pour l’unité nationale macédonienne (Vnătrešna Makedonska Revolucionerna Organizacija – Demokratska Partija za Makedonsko Nacionalno Edinstvo – vmro-dpmne).
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[2]
Le 27 septembre 1993, une Assemblée bosniaque (Bošnjački sabor) rassemblant les principaux responsables politiques, militaires, religieux et intellectuels de la communauté musulmane bosnienne décide l’abandon du nom national « Musulman » (Musliman) pour celui de « Bosniaque » (Bošnjak). Alors que le nom national « Bosniaque » désigne les seuls Musulmans bosniens, le nom « Bosnien » (Bosanac) s’applique à tous les habitants de la Bosnie-Herzégovine sans différence d’appartenance nationale ou confessionnelle.
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[3]
En Europe du Sud-Est, le terme « religions historiques » recouvre l’orthodoxie, le catholicisme, l’islam, le judaïsme et certaines Églises protestantes.
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[4]
Les autres voix musulmanes se portent sur les partis non nationalistes, essentiellement le Parti social-démocrate (sdp) et l’Alliance des forces réformistes de Yougoslavie (Savez reformskih snaga Jugoslavije – srsj).
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[5]
À partir des années 1990, les populations tsiganes de l’Europe du Sud-Est revendiquent majoritairement une identité rom, le terme « Tsigane » étant désormais considéré comme péjoratif.
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[6]
Au Parlement du Kosovo (120 sièges), dix sièges sont réservés à la minorité serbe, quatre à la minorité rom, ashkali et égyptienne, trois à la minorité bosniaque, deux à la minorité turque et un à la minorité goranie.
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[7]
Le ppd recueille également les voix de certains Turcs, Musulmans et Roms de Macédoine.
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[8]
Le sda-Voie islamique (en albanais : pvd-Rruga Islame/en turc : dhp-İslam Yolu), dirigé par Kenan Mazllami, devient le sda-Juste voie (Rruga e Vërtetë/Hak Yolu) en 1995.
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[9]
Le dps a également recueilli les voix de certains Pomaques et Roms de Bulgarie.
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[10]
L’expression « passage au politique » a été forgée par le politologue Jean-François Bayart.
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[11]
Dans la Fédération, une des deux entités de la Bosnie-Herzégovine, les Bosniaques représentent 75 % environ de la population totale.
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[12]
Les partisans du nom national « Bosniaque », conduits par Adil Zulfikarpašić, créent alors l’Organisation musulmane bosniaque (Muslimanska bošnjačka organizacija – mbo), qui n’obtient que 1 % des voix aux élections de novembre 1990.
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[13]
Dans les recensements de population organisés au début des années 2000, on dénombre 136 087 Bosniaques et 19 503 Musulmans en Serbie, 48 184 Bosniaques et 24 625 Musulmans au Monténégro, 17 018 Bosniaques et 2 553 Musulmans en Macédoine, 20 755 Bosniaques et 19 677 Musulmans en Croatie.
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[14]
Voir chapitre 4, note 3.
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[15]
Après 1999, certains activistes roms albanophones du Kosovo revendiquent une identité ashkalie distincte, afin de se rapprocher de la communauté albanaise majoritaire.
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[16]
Prononcer chehid.
-
[17]
Dans la diaspora également, les institutions islamiques connaissent un fort développement, avec l’ouverture de dizaines de mosquées bosniaques ou albanaises en Europe occidentale (Allemagne, Scandinavie, Autriche, Suisse, etc.), en Amérique du Nord et en Océanie. Pour coordonner et superviser la vie religieuse de leurs diasporas respectives, la Communauté islamique de Bosnie-Herzégovine crée en 1996 un Bureau pour la diaspora, et les communautés islamiques du Kosovo et de Macédoine créent conjointement en 1997 un Centre de coordination des centres islamiques albanais.
-
[18]
Les institutions islamiques de Croatie et de Slovénie sont rattachées à la Communauté islamique de Bosnie-Herzégovine, mais jouissent dans les faits d’une large autonomie.
-
[19]
Mustafa Cerić, né en 1952, a fait ses études à la medrese de Sarajevo, puis à l’université al-Azhar en Égypte. Il a été imam principal du centre islamique bosnien de Chicago de 1981 à 1987, puis de la mosquée de Zagreb de 1987 à 1993.
-
[20]
Rexhep Boja, né en 1946, a fait ses études primaires au Kosovo, puis ses études secondaires et supérieures en Arabie saoudite. Il a enseigné à la medrese de Prishtina de 1985 à 1990.
-
[21]
Sulejman Rexhepi, né en 1947, a fait ses études à la medrese de Prishtina, puis au Koweït. Il a été responsable des questions éducatives auprès des institutions islamiques de Macédoine.
-
[22]
Muamer Zukorlić, né en 1970, a fait ses études à la medrese de Sarajevo, puis en Algérie. Il a été élu mufti de Novi Pazar en 1993.
-
[23]
Complexifiant encore la situation, les institutions islamiques locales de Preševo, Medvedja et Bujanovac, dans le sud de la Serbie, ne reconnaissent que l’autorité de la Communauté islamique du Kosovo.
-
[24]
Mustafa Ališ Hadži, né en 1962, a fait des études de théologie en Jordanie de 1993 à 1997.
-
[25]
L’islam sunnite se divise en quatre mezhebs (en arabe : madhhabs ; écoles juridiques) apparus aux viiie et ixe siècles : les mezhebs malékite, shafiite, hanbalite et hanéfite, ce dernier étant le mezheb officiel de l’Empire ottoman et celui auquel se rattachent historiquement les musulmans balkaniques.
-
[26]
Certaines pratiques religieuses relèvent simultanément des deux registres, telles que le suivi du jeûne du ramadan ou le port du voile ou de la barbe.
-
[27]
Kristen Ghodsee, Muslim Lives in Eastern Europe : Gender, Ethnicity, and the Transformation of Islam in Postsocialist Bulgaria, Princeton, Princeton University Press, 2009.
En 1989, les régimes communistes s’effondrent les uns après
les autres. Le mur de Berlin, symbole de la Guerre froide en
Europe, tombe le 9 novembre 1989. Cet effondrement du bloc
soviétique est le résultat inattendu de la « perestroïka » impulsée
quatre ans plus tôt par Mikhaïl Gorbatchev, de la mise à l’écart
des dirigeants conservateurs par les courants réformateurs des
appareils communistes, et de la mobilisation des peuples
– entraînés dans la rue par les milieux dissidents ou, plus
discrètement, par les réformateurs eux-mêmes. En Europe du
Sud-Est, la fin des régimes communistes est relativement tardive
et prend d’emblée un tour dramatique : en Bulgarie, l’exode de
plus de 300 000 Turcs finit de déstabiliser le régime de Todor
Živkov, qui est destitué le 10 novembre 1989 ; en Roumanie, la
« révolution » de décembre fait un millier de morts et se solde
par l’exécution de Nicolae et Elena Ceauşescu le 25 décembre
1989 ; en Yougoslavie, la Ligue des communistes se divise sur
la question du pluripartisme en janvier 1990, préfigurant
l’éclatement de la fédération yougoslave elle-même ; en Albanie
enfin, le pouvoir cède devant les manifestations et accepte
l’instauration du pluripartisme en décembre 1990.
Au cours de la décennie suivante, les régimes de parti unique
sont remplacés par des systèmes pluripartites fondés sur l’organisation d’élections pluralistes d’une part, le rétablissement de la
liberté d’expression et d’association d’autre part. La vie politique
des États balkaniques est alors dominée par le clivage opposant
les néo-communistes aux anti-communistes, comme l’illustrent
l’opposition entre le Parti socialiste bulgare …
Date de mise en ligne : 28/07/2020
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