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6 : L'Union européenne et la construction des identités : l'exemple des populations caribéennes

Pages 113 à 135

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  • Daniel, J.
(2005). 6 : L'Union européenne et la construction des identités : l'exemple des populations caribéennes. Dans
  • L. Arnaud
Les minorités ethniques dans l'Union européenne (p. 113-135). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.arnau.2005.01.0113.

  • Daniel, Justin.
« 6 : L'Union européenne et la construction des identités : l'exemple des populations caribéennes ». Les minorités ethniques dans l'Union européenne, La Découverte, 2005. p.113-135. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-minorites-ethniques-dans-l-union-europeenne--9782707144515-page-113?lang=fr.

  • DANIEL, Justin,
2005. 6 : L'Union européenne et la construction des identités : l'exemple des populations caribéennes. In :
  • ARNAUD, Lionel,
Les minorités ethniques dans l'Union européenne. Paris : La Découverte. Recherches, p.113-135. DOI : 10.3917/dec.arnau.2005.01.0113. URL : https://shs.cairn.info/les-minorites-ethniques-dans-l-union-europeenne--9782707144515-page-113?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.arnau.2005.01.0113


Notes

  • [1]
    Toutes origines insulaires confondues, on estimait en 1991 à plus d’un demi-million les Antillais vivant au Royaume-Uni, la seconde « minorité ethnique » (17 %) après celle originaire d’Asie (49 %) [Chivallon, à paraître].
  • [2]
    Il est difficile de connaître avec exactitude l’effectif des Antillais résidant sur le territoire métropolitain à partir des outils du recensement de la population française, du fait de l’absence de distinction entre le statut de migrant et celui de la population d’accueil et de la perte progressive de pertinence de la catégorie « né aux Antilles » qui permettait de repérer jusqu’alors les migrants. Cet effectif est néanmoins suffisamment important pour autoriser à parler d’une « troisième île » [Anselin, 1990]. L’estimation de cette population à hauteur de 337 000 issue du recensement de 1990 est sans aucun doute en deçà de la réalité, dans la mesure où elle ne tient pas compte des nouveaux foyers fondés par les Antillais nés en France [Marie, 2002].
  • [3]
    La signature des accords de Lomé le 28 février 1975 avait suscité un certain émoi dans les DOM, ces derniers se considérant comme directement menacés.
  • [4]
    Cet arrêt prévoit l’application de plein droit des dispositions du traité de Rome aux DOM ainsi que des mesures spécifiques d’adaptation, le cas échéant.
  • [5]
    En 1984 et 1989, le taux d’abstention a atteint 86,12 % et 90 % en Guadeloupe, 70 % et 83,94 % en Martinique.
  • [6]
    Déclaration faite par M. Louis Le Pensec, ministre des Départements et Territoires d’outre-mer, et reprise dans France-Antilles, 4 décembre 1990.
  • [7]
    L’université des West Indies se compose de trois campus : Cave-Hill à La Barbade, Mona à la Jamaïque et Sainte-Augustine à Trinidad [précision de J. D.]
  • [8]
    Deux autres anciennes colonies sont des républiques : Sainte-Lucie et Guyana.
  • [9]
    Allocution du sénateur Claude Lise lors du débat sur l’avenir de l’Europe organisé par le préfet de Martinique le 27 octobre 2001.
  • [10]
    L’article 27 de l’accord de Cotonou est ainsi rédigé : « Dans le domaine culturel, la coopération vise à :
    – intégrer la dimension culturelle à tous les niveaux de la coopération au développement ;
    – reconnaître, préserver et promouvoir les valeurs et identités culturelles pour favoriser le dialogue interculturel ;
    – reconnaître, sauvegarder et valoriser le patrimoine culturel, appuyer le développement des capacités dans le secteur ;
    – développer les industries culturelles et améliorer les possibilités d’accès au marché pour les biens et services culturels. »
  • [11]
    Comme en témoigne cette déclaration de Georges Guyer, chef de la Délégation de la Commission européenne pour la Barbade et la Caraïbe de l’Est, dans une interview : « Il y a aussi, comme vous l’avez dit, dans l’esprit de certaines personnes la croyance que l’aide de l’Europe est la compensation des péchés du passé, pour ainsi dire. Mais il y a à notre niveau une appréciation selon laquelle l’Europe se soucie de la Caraïbe, pas dans le sens d’une réparation, mais aussi dans le sens de la solidarité avec laquelle nous avons travaillé au cours des années », Newsletter of the Delegations of the European Commission in Trinidad & Tobago and the Eastern Caribbean, n° 3, 1999.

L’analyse des sociétés de la Caraïbe, de leurs relations avec l’Union européenne (UE) et des perceptions croisées qui en découlent n’est assurément pas une tâche aisée. Certes, la Caraïbe est une entité reconnue. Mais peu de spécialistes s’accordent sur la définition de ses frontières [Payne et Sutton, p. 1993 ; Serbin, 1991]. Des critères géographiques, géopolitiques ou historiques sont alternativement mobilisés ou combinés pour délimiter un espace qui semble défier les typologies traditionnelles : la multiplicité et la diversité des expériences historiques connues par la région s’avèrent rebelles à toute forme de généralisation hâtive. Les tentatives d’élaboration d’une définition consensuelle naviguent entre les pôles classiques de l’unité et de la diversité ; elles conduisent le plus souvent à professer d’évidentes banalités soulignant la grande variété des systèmes d’organisation sociale, politique et culturelle observables dans une aire réputée… fragmentée. Le recours de plus en plus fréquent à la thèse de la créolisation, si utile soit cette dernière pour appréhender des sociétés qui semblent préfigurer le « tout-monde » décrit par Édouard Glissant [Glissant, 1997], ne permet pas de lever toutes les incertitudes – le terme matriciel « créole » est encore l’objet de nombreuses controverses – ni de saisir, au-delà de la matrice sociohistorique commune dont sont issues lesdites sociétés, l’extraordinaire diversité de situations rencontrées faisant de la Caraïbe un fascinant champ d’observation…


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/dec.arnau.2005.01.0113

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