2. Avis de tempête (1859-1908)
- Par Nicolas Aubin
Pages 39 à 59
Citer ce chapitre
- AUBIN, Nicolas,
- Aubin, Nicolas.
- Aubin, N.
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Notes
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[1]
L’anecdote est rapportée chez Allan R. Millett, Semper Fidelis. The History of the United States Marine Corps, New York, Simon and Schuster, 1991.
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[2]
David M. Sullivan, The History of the United States Marine Corps in the Civil War, 4 vol., Shippensburg, White Mane Publishing Company, Inc., 1997-2000.
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[3]
A. R. Millett, Semper Fidelis…, op. cit., p. 93.
-
[4]
Ibid., p. 94.
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[5]
Le plan exerce sur le Sud une pression concentrique à la manière d’un serpent par un blocus maritime et fluvial le long du Mississippi pour asphyxier l’économie sudiste.
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[6]
A. R. Millett, Semper Fidelis…, op. cit., p. 98.
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[7]
Rod Gragg, Confederate Goliath. The Battle of Fort Fisher, Baton Rouge, Louisiana State University Press, 1994, p. 158-167.
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[8]
Cité par Merrill L. Bartlett et Jack Sweetman, Leathernecks. An Illustrated History of the United States Marines Corps, Annapolis, Naval Institute Press, 2008, p. 114.
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[9]
A. R. Millett, Semper Fidelis…, op. cit., p. 99.
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[10]
Ralph W. Donnelly, « Battle Honors and Services of Confederate Marines », Military Affairs, no 23, 1959, p. 40.
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[11]
Joseph G. Dawson, « With Fidelity and Effectiveness : Archibald Henderson’s Lasting Legacy to the U.S. Marine Corps », The Journal of Military History, vol. 62, no 4, 1998, p. 747-753.
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[12]
La MEU est aujourd’hui une unité interarmes autonome, composée habituellement d’un bataillon d’infanterie de Marines, d’un escadron mixte d’hélicoptères et d’avions, d’éléments logistiques et de commandement intégré. Une MEU compte environ 2 200 soldats et opère à partir d’un navire d’assaut amphibie.
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[13]
Ralph W. Donnelly, The Rebel Leathernecks. The Confederate States Marine Corps, Shippensburg, White Mane, 1989 ; Michael E. Krivdo, Marine in Gray. The Birth, Life and Death of the Confederate States Marine Corps, thèse soutenue à la Texas A&M University, 2006.
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[14]
M. E. Krivdo, Marine in Gray…, op. cit., p. 264-265.
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[15]
Gerald S. Henig, « Marines Fighting Marines : The Battle of Drewry’s Bluff », Naval History Magazine, vol. 23, no 3, juin 2009, en ligne : www.usni.org/magazines/naval-history-magazine/2009/june/marines-fighting-marines-battle-drewrys-bluff
-
[16]
Robert J. Cook, Civil War Memories. Contesting the Past in the United States since 1865, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 2017.
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[17]
La « Cause perdue » est une théorie révisionniste née au lendemain de la guerre, prétendant que la lutte contre l’esclavagisme n’aurait été qu’un prétexte pour détruire la culture chevaleresque traditionnelle du Sud et imposer aux États-Unis un capitalisme immoral. Gary W. Gallagher et Alan T. Nolan (dir.), The Myth of the Lost Cause and Civil War History, Bloomington, Indiana University Press, 2000.
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[18]
Jack Shulimson, The Marine Corps Search for a Mission (1880-1898), Lawrence, University Press of Kansas, 1993, p. 21 et 30.
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[19]
Ibid., p. 31.
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[20]
A. R. Millett, Semper Fidelis…, op. cit., p. 54 ; J. Shulimson, The Marine Corps…, op. cit., p. 68.
-
[21]
Mary P. Livingston (éd.), A Civil War Marine at Sea. The Diary of Medal of Honor Recipient Miles M. Oviatt, Shippensburg, White Mane Production, 1998, p. 89.
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[22]
Récompensé pour son héroïsme à la fois à Chapultepec, puis dans le camp sudiste à Drewry’s Bluff et à Fort Sumter, il est, à 49 ans, le premier commandant de l’USMC conscient des failles dans la sélection du personnel après avoir été directeur du recrutement.
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[23]
J. Shulimson, The Marine Corps…, op. cit., p. 42.
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[24]
Le Regulations for the Order & Discipline of the Troops of the United States de 1789 écrit par Friedrich von Steuben et l’Infantry Tactics de Winfield Scott datant de 1854.
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[25]
L’emblème est inspiré de celui des Royal Marines « Globe & Laurel ». On y retrouve le Globe (mais dessiné sur son hémisphère américain) et l’Ancre qui renvoient aux missions de service à bord, tandis que l’Aigle américain remplace la Couronne. L’Aigle soumet le corps à sa nation.
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[26]
Capt. James Forney, USMC, « Report on the Marine Corps of Other Nation’s Marine Corps Report and Synopsis », 15 septembre 1873, Subject File VR, RG 45, Naval Record Collection of the Office of Naval Record and Library, NARA.
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[27]
J. Shulimson, The Marine Corps…, op. cit., p. 15-16.
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[28]
M. Almey Aldrich et Captain Richard S. Collum, History of the U.S. marines Corps, Boston, H. L. Shepard, 1875.
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[29]
Henry Clay Cochrane, « A Resuscitation or a Funeral », octobre 1875, Cochrane Paper, MCHC.
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[30]
J. Shulimson, The Marine Corps…, op. cit., p. 56.
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[31]
Ibid., p. 17 et 65-67.
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[32]
Il crée à cette occasion le grade de Gunnery Sergeant (sergent-artilleur) pour les sous-officiers qui pourraient être amenés à être chefs de pièce. La fonction a disparu, le grade est resté (ainsi que la solde qui va avec).
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[33]
Alfred T. Mahan, The Influence of Sea Power upon History, 1660-1783, Boston, Little, Brown & Co., 1890.
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[34]
Yves-Henri Nouailhat, Les États-Unis et le monde de 1898 à nos jours, Paris, Armand Colin, 2015, p. 23.
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[35]
Lt. William F. Fulham, « The Systems of Naval Training & Discipline Required », United States, Naval Institute Proceedings, no 16, 1890, p. 495-536.
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[36]
Army and Navy Journal, 29 novembre 1890, p. 228 ; 6 décembre 1890, p. 247 ; 10 janvier 1891, p. 327.
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[37]
Lettre de Heywood au Secretary of the Navy, 16 février 1894, File 2205/1894, RG 80, NARA.
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[38]
Lettre de H. C. Cochrane à Heywood, 19 novembre 1897, History Sections, RG 127, NARA.
-
[39]
Lettre de Heywood au President of the Board of Reorganization of Naval Personnel, 22 novembre 1897, LSSN, vol. 7, p. 1-14, RG 217, NARA.
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[40]
J. Shulimson, The Marine Corps…, op. cit., p. 1.
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[41]
Howard K. Gillian, Marines’ Manual, Washington, 1885 ; The Naval Brigade and Operations Ashore, Washington, 1886.
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[42]
J. Shulimson, The Marine Corps…, op. cit., p. 120.
-
[43]
« Bill Anthony : The Hero of the Maine Disaster », Chicago Tribune, 21 février 1898, p. 2.
-
[44]
Albert A. Nofi, Marine Corps Book of Lists, s.l., Combined Publishing, 1997, p. 153.
-
[45]
J. Shulimson, The Marine Corps…, op. cit., p. 184-187.
-
[46]
Stephen Crane, « The Red Badge of Courage was His Wig Wag Flag », New York World, 17 juin 1898.
-
[47]
Wounds in the Rain. War Stories, New York, Frederick A. Stokes Co., 1900, p. 179-189.
-
[48]
« Rough Riders » est le surnom du 1st United States Volunteer Cavalry. À l’instar des Marines, il bénéficie d’une couverture médiatique car commandé par l’adjoint du secrétaire à la Marine et futur président, Theodore Roosevelt.
-
[49]
Heather Venable, How the Few Became the Proud. Crafting the Marine Corps Mystique, 1874-1918, Annapolis, Naval Institute Press, 2019, p. 64.
-
[50]
A. R. Millett, Semper Fidelis…, op. cit., p. 655.
-
[51]
Lettre de Heywood au Secr. Navy Long, 12 décembre 1898, LSSN, vol. 7, p. 843-855, RG 127, NARA.
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[52]
A. R. Millett, Semper Fidelis…, op. cit., p. 139.
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[53]
Lettre du Capt. A. W. Butt, US Army, à sa femme, 19 novembre 1908, cité par Allan R. Millett, Semper Fidelis…, op. cit., p. 140.
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[54]
Deux pages, le 29 novembre 1908, dans le Washington Post. Idem dans l’Atlanta Constitution (7 janvier 1909), le Boston Daily Globe (8 janvier 1909), le New York Times (8 janvier 1909), le Christian Science Monitor (15 janvier 1909) et Outlook (23 janvier 1909).
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[55]
H. Venable, How the Few Became the Proud…, op. cit., p. 99.
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[56]
Robert D. Heinl Jr., « The Cat with More than Nine Lives », in Robert S. Burrell (éd.), Crucibles. Selected Readings in US Marine Corps History, Bel Air, Academic Publishing Services, 2004, p. 40.
Au registre des mythes colportés par le corps, il y a la certitude que la guerre de Sécession a commencé dans la nuit du dimanche 16 octobre 1859. En choisissant cette date, les Marines peuvent s’honorer d’avoir participé au premier affrontement et de l’avoir remporté. Cette nuit-là, l’abolitionniste mystique John Brown et 22 de ses partisans occupent l’arsenal de Harper’s Ferry en Virginie, dans l’espoir d’éveiller les consciences noires et blanches par une action d’éclat. Brown et ses hommes se retranchent avec des otages dans un bâtiment en briques. À midi le lendemain, le nouveau chef de corps, le colonel John Harris, reçoit l’ordre d’intervenir avec tous les soldats disponibles. En quelques heures, 87 Marines embarquent dans un train et, à 22 heures, ils sont à pied d’œuvre aux côtés des 150 miliciens. Washington a dépêché le colonel Robert E. Lee pour superviser le dispositif. Le lendemain matin, les négociations ayant échoué, et fatigués des tergiversations des miliciens, les Marines donnent l’assaut, neutralisent Brown et tuent une dizaine d’autres personnes. Les otages sont libérés. « First to die », le Marine Luke Quinn ne se relèvera pas. À Quantico (siège actuel du Marine Corps), il est toujours honoré comme le premier mort de la guerre de Sécession. Celle-ci n’éclate pourtant que dix-huit mois plus tard, le 12 avril 1861, quand les sudistes bombardent Fort Sumter, une île fortifiée à l’entrée du port de Charleston, en Caroline du Sud, que refusent d’évacuer les soldats fédéraux, mais pour les Marines, l’affaire de Harper’s Ferry a cristallisé les tensions et rendu l’affrontement inévitable…
Date de mise en ligne : 09/05/2025
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