9. Les vainqueurs du Pacifique
- Par Nicolas Aubin
Pages 190 à 207
Citer ce chapitre
- AUBIN, Nicolas,
- Aubin, Nicolas.
- Aubin, N.
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Notes
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[1]
Douglas E. Nash, « Going to “Tojo’s Front Door”. Recalling the U.S. Army’s Role and the Flag Raising at Iwo Jima », in Breanne Robertson (dir.), Investigating Iwo. The Flag Raising in Myth, Memory and Esprit de Corps, Quantico, Marine Corps History Division, 2019, p. 27.
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[2]
Holland M. Smith, Coral & Brass, New York, Charles Scribner’s Sons, 1948, p. 186.
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[3]
John T. Greenwood, « The U.S. Army and Amphibious Warfare During World War II », Army History, no 27, 1993, p. 8.
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[4]
Citation associée à sa Medal of Honor, en ligne : www.nationalww2museum.org/war/articles/private-first-class-jacklyn-h-lucas-medal-honor-series
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[5]
William Standring, « The Story of Jack Lucas », Marine Corps Magazine, vol. 52, no 2, 1996.
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[6]
Robert Sherrod, On to Westward. War in the Central Pacific, New York, Sloan and Pearce, 1945, p. 192.
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[7]
Parker Bishop Albee Jr. et Keller Cushing Freeman, Shadow of Suribachi. Raising the Flags on Iwo Jima, Westport, Praeger, 1995, p. 60-61 ; et le témoignage de Joe Rosenthal dans Collier en 1955, cité par Mitchell Landsberg, « Fifty Years Later, Iwo Jima Photographer Fights His Own Battle », Associated Press, 17 février 1995, en ligne : archive.seattletimes.com/archive/?date=19950217&slug=2105566
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[8]
Anne Wilkes Tucker, Will Michels et Natalie Zelt, War/Photography. Images of Armed Conflict and Its Aftermath, Houston, Yale University Press, 2012, p. 260 ; Norm Hatch, « Two Flags », Leatherneck, février 1995, p. 25.
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[9]
Marie-Monique Robin, 100 photos du siècle, Paris, Chêne, 2004.
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[10]
Austin Porter, « Raising Flags, Raising Funds. Promoting the “Might Seventh” War Loan », in B. Robertson (dir.), Investigating Iwo…, op. cit., p. 78.
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[11]
Il a fallu attendre 2019 pour que l’identité « presque » certaine des figurants soit éclaircie. En 1945, sur la foi du témoignage de Rene Gagnon, l’estafette de la compagnie qui avait porté le deuxième drapeau au sommet, sont retenus Hansen, Strank, Sousley, Hayes, l’infirmier de la Navy Bradley ainsi que Gagnon lui-même. Mais Strank, Hansen et Sousley ont été tués au combat. Hayes et Bradley confirment les dires de Gagnon. Pourtant, en 1946, Hayes se rétracte. Il a confondu Hansen avec un dénommé Block, lui aussi disparu. En 2014, le débat rebondit grâce à des historiens amateurs. Bradley, l’homme qui a inspiré le film de Clint Eastwood Mémoires de nos pères (2006), ne peut pas être l’homme de la photo. Qui alors ? En comparant le cliché et d’autres, plusieurs indices laissent à penser qu’il s’agit du 1re classe Schultz. Ce dernier, blessé, avait été évacué au moment où l’administration cherchait à identifier les protagonistes. Enfin, avec l’aide du matériel d’identification du FBI, le Marine Corps corrige une troisième erreur. Rene Gagnon est rayé au profit du caporal Harold P. Keller. Ni Schultz ni Keller n’ont jamais contesté publiquement le rapport officiel du corps des Marines. Pour Keller, comme il l’a écrit le 31 mars 1945 à un camarade, il ne pouvait y avoir de revendication à titre personnel, car : « Nous l’avons porté là-haut, et nous avions nos mains sur le mât, mais vous tous ici l’avez soulevé, et surtout, les hommes qui ne sont pas revenus… ils l’ont tous soulevé. » Car ne nous y trompons pas, il n’y a pas eu d’escroc dans cette aventure : Gagnon et Bradley ont risqué leur vie comme leurs camarades ; Bradley a été blessé, a dressé le premier drapeau, et Gagnon a bel et bien risqué sa vie pour apporter le second drapeau au sommet. Peu importe que la photo ait immortalisé la première ou la seconde levée d’un drapeau : il s’agit d’Américains dressant leurs couleurs en territoire ennemi. Tous les combattants peuvent s’y identifier. En exigeant des visages sur ces six silhouettes, l’administration est responsable d’une injustice. Mary H. Reinwald, « Correcting the Record : The Huly Panel Looks at the Iwo Jima Flag Raisings », et Keil R. Gentry, « “In Fairness to All Parties” : The Marine Corps Corrects the Historical Record », in B. Robertson (dir.), Investigating Iwo…, op. cit., p. 195-249.
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[12]
Lettre de Robert Sherrod à David Hulburd, 13 mars 1945, unnumbered cable, Folder Cables, Box 29, Sherrod Papers, cité par Melissa Renn, « Time, Life and the Flag Raisings on Iwo Jima », in B. Robertson (dir.), Investigating Iwo…, op. cit., p. 53.
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[13]
Mitchell Landsberg, « Fifty Years Later, Iwo Jima Photographer Fights His Own Battle », art. cité.
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[14]
Austin Porter, « Raising Flags, Raising Funds. Promoting the “Might Seventh” War Loan », in B. Robertson (dir.), Investigating Iwo…, op. cit., p. 63.
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[15]
Charles P. Neimeyer, « Black Sand and Blood. The 36 Day Battle for Iwo Jima, 19 February – 26 March 1945 », in B. Robertson (dir.), Investigating Iwo…, op. cit., p. 26.
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[16]
H. M. Smith, Coral & Brass, op. cit., p. 261.
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[17]
Combat Correspondents Memorendum 2, no 12 (juillet 1943) : 6 HD subject File « Combat Correspondents (3) », MCA cité par A. B. O’Connell, Underdogs…, op. cit., p. 74.
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[18]
Andrew Kerr, Heroes and Enemies. American Second World War Comics and Propaganda, Thesis in Philosophy, Lincoln University, 2016, ainsi que Cord A. Scott, Comics and Conflict. Patriotism and Propaganda from WWII Through Operation Iraqi Freedom, Annapolis, Naval Institute Press, 2014.
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[19]
The United States Marines #1, New York, Magazine Enterprises, 1943, p. 50-57 et Devil Dogs Comics, New York, Street and Smith Publications, 1942, p. 19.
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[20]
Et quand Pyle rejoint le théâtre du Pacifique en 1945, c’est pour couvrir une division de… Marines.
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[21]
3rd Bn, 11th Marines, Forward Observers Reports, RG 127, 65A-5188, Box 25, File A59-2, NARA, cité par C. M. Cameron, American Samurai…, op. cit., p. 174.
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[22]
Stephen R. Taaffe, Commanding the Pacific. Marine Corps Generals in World War Two, Annapolis, Naval Institute Press, 2021, p. 171.
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[23]
Lt. Gen. Victor H. Krulak, First to Fight. An Inside View of the U.S. Marine Corps, Annapolis, Naval Institute Press, 1984, p. 8-9.
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[24]
H. M. Smith, Coral & Brass, op. cit., p. 153.
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[25]
S. R. Taaffe, Commanding the Pacific…, op. cit., p. 108.
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[26]
Philip A. Crowl, Campaign in the Marianas, Washington, Center of Military History, 1960, p. 163-190.
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[27]
Henry I. Shaw, Bernard C. Nalty et Edwin T. Turnbladh, History of U.S. Marine Corps Operations in World War II. Central Pacific Drive, vol. 3, Washington, Historical Division, USMC, 1966, p. 330.
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[28]
Ph. A. Crowl, Campaign in the Marianas…, op. cit., p. 192.
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[29]
S. R. Taaffe, Commanding the Pacific…, op. cit., p. 116.
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[30]
Buckner Board Rpt, Ralph Smith Personal File, cité par Ph. A. Crowl, Campaign in the Marianas…, op. cit., p. 194 ; S. R. Taaffe, Commanding the Pacific…, op. cit., p. 116.
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[31]
La 27th US ID perd 400 tués et 500 blessés durant la nuit mais a abattu 4 311 Japonais, des chiffres qui ne correspondent pas à une division liquéfiée.
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[32]
Memo, Handy for CofS, 16 Aug. 44, attaché au rapport Buckner, cité par Ph. Crowl, Campaign in the Marianas…, op. cit., p. 195.
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[33]
Harry A. Gailey, Howlin’ Mad vs. Army, New York, Presidio Press, 1986.
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[34]
C. M. Cameron, American Samurai…, op. cit., p. 150.
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[35]
S. R. Taaffe, Commanding the Pacific…, op. cit., p. 137-138.
-
[36]
C. M. Cameron, American Samuraï, op. cit., p. 151.
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[37]
Sharon Tosi Lacey, « “Howlin’ Mad” WWII Marine General Goes to War with Army », HistoryNet, en ligne : www.historynet.com/howlin-mad-wwii-marine-general-goes-to-war-with-army.htm
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[38]
A. R. Millett, Semper Fidelis…, op. cit., p. 439.
5 mai 1945, le major Richard R. Morrison plante la bannière étoilé sur l’îlot de Minami, à quelques encâblures d’Iwo Jima. « Garde à vous ! » Sa petite troupe salue et, sans s’attarder, plie bagage. Nul photographe, nulle effusion de joie, peut-être du soulagement. Morrison n’est pas un Leatherneck, il fait partie du 147th Infantry Regiment de l’US Army. Depuis un mois, il liquide les dernières poches de résistance. Jour après jour, il ratisse, débusque. Au 30 juin, le régiment a tué 1 602 Japonais et en a capturé 867 autres, des centaines ont disparu à tout jamais dans les grottes que les GI murent sans s’aventurer à l’intérieur. Cette traque ingrate se déroule dans l’anonymat. Le drapeau planté le 5 mai n’intéresse personne, occulté par celui planté par l’USMC le quatrième jour de la bataille au sommet du mont Suribachi et immortalisé par Joe Rosenthal, reporter à l’Associated Press. L’épisode résume tout le malheur des GI, réduits à finir le job derrière les « vrais guerriers ». Pis, quand des récits évoquent leur participation aux combats, c’est souvent pour en souligner des défaillances. Tout le contraire des Marines. Au même moment, les trois survivants – supposés – parmi les six immortalisés sur la photo de Rosenthal parcourent les États-Unis en vainqueurs. À travers eux, c’est le corps des Marines qui est célébré. Trois ans plus tard, en 1948, le discours n’a pas changé, à savoir la gloire pour les Marines et l’opprobre pour l’US l’Army, comme en témoigne cet extrait des Mémoires de Holland Smith dans lequel le général compare deux conversations à Saipan avec ses subordonnés, d’abord celle avec le commandant de la 4th MarDiv puis celle avec un chef de bataillon de l’Army …
Date de mise en ligne : 09/05/2025
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