Chapitre IV. L’hystérie
- Par Michel Godfryd
Pages 28 à 35
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L’hystérie est une pathologie connue depuis l’Antiquité et affublée de causes considérées aujourd’hui comme naïves (migration utérine pour expliquer la suffocation, etc.). Pour H. Ey, « l’hystérie est une névrose caractérisée par l’hyperexpressivité somatique des idées, des images et des affects inconscients. Ses symptômes sont les manifestations psychomotrices, sensorielles ou végétatives de cette conversion somatique ».
Minutieusement décrite par J.-M. Charcot à la fin du xixe siècle, l’hystérie (du grec hustera, « matrice ») s’est vue par la suite définie par J. Babinski par ce qu’elle n’était pas : une maladie localisable sous-tendue par un ensemble anatomo-clinique.
À la suite des travaux de P. Janet (à Paris) et de J. Breuer (à Vienne), S. Freud posa les fondements de la psychanalyse à partir de ses études sur l’hystérie avec J. Breuer (1895). Première grande cure psychanalytique de névrose hystérique, le cas Dora (1905) est devenu le document clinique le plus commenté. Ainsi, l’hystérie est considérée classiquement comme une névrose caractérisée par :
– des phénomènes de conversion somatique, permanents ou paroxystiques ;
– une personnalité particulière à base de plasticité : la « personnalité hystérique ».
La névrose hystérique s’installe habituellement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte ; toutefois, elle peut survenir plus tardivement. Les symptômes réactionnels de conversion peuvent s’observer à tout âge à la suite d’un stress majeur…
Date de mise en ligne : 14/10/2025
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