Introduction
- Par Alain Vergnioux
Pages 5 à 15
Citer ce chapitre
- VERGNIOUX, Alain,
- Vergnioux, Alain.
- Vergnioux, A.
Citer ce chapitre
- Vergnioux, A.
- Vergnioux, Alain.
- VERGNIOUX, Alain,
Notes
-
[1]
Kant, « Qu’est-ce que les lumières ? » (Koenigsberg, le 30 septembre 1784), in La philosophie de l’histoire, Paris, Aubier, 1947, p. 83 et 85.
-
[2]
Kant, Réflexions sur l’éducation, Paris, Vrin, trad. Alexis Philonenko, 1989, p. 73 et 74.
-
[3]
Voir infra, chapitre iv.
-
[4]
Voir infra, chapitre iv.
-
[5]
Voir infra, chapitre iii.
-
[6]
Encyclopédie, tome v, p. 397. Toutes les références sont celles de la première édition, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des arts et des métiers, à Paris chez Briasson, David, Le Breton & Durand, 1751-1772.
-
[7]
Ibid., p. 398.
-
[8]
Le père Buffier (1661-1737) était un savant jésuite qui enseigna au Collège Louis-le-Grand et fut associé à la rédaction du Journal de Trévoux. Les citations sont tirées de son Traité des premières vérités telles que reprises par Dumarsais dans son article, p. 401.
-
[9]
Ibid.
-
[10]
Ibid., p. 403.
-
[11]
Certaines des analyses développées dans les chapitres qui suivent ont été abordées antérieurement à l’occasion de Colloques.
1. Dans la réponse à la question « Qu’est-ce que les Lumières ? » Kant déclarait : « Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des lumières », et il ajoutait : « Pour ces lumières, il n’est rien requis d’autre que la liberté, et à vrai dire la liberté la plus inoffensive de tout ce qui peut porter ce nom, à savoir celle de faire un usage public de sa raison dans tous les domaines . »
L’esprit des Lumières recueille ainsi un premier héritage, cartésien, celui d’une prééminence de la raison sur toute autre faculté et l’affirmation que son usage ne peut souffrir aucune limitation, en particulier dans l’espace public, en quoi Montesquieu et Voltaire ouvrirent la voie. Mais Diderot, Helvétius et Rousseau font aussi leur apprentissage auprès de Newton et Buffon qui affirment la primauté de l’expérience : observons, calculons, comparons, vérifions. Si l’on veut avancer des interprétations, elles restent contenues dans le périmètre défini par les phénomènes observés. Rien ne doit excéder la Nature ; elle est le principe de toute connaissance, elle en est l’origine et la clôture. La spécificité des Lumières par rapport à la période précédente est aussi de passer d’une conception du monde héritée de la physique mathématique à celle d’une physique descriptive (une « histoire naturelle ») qui s’appuie sur les progrès réalisés en biologie, en physiologie, en médecine ; dans ces domaines il faut dès lors, trouver d’autres causes que mécaniques…
Date de mise en ligne : 25/03/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
16,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €