Munich
Pages 299 à 312
Citer ce chapitre
- ULRICH-PIER, Raphaële,
- Sous la direction d' WIEVIORKA, Olivier
- et WINOCK, Michel,
- Ulrich-Pier, Raphaële.
- Ulrich-Pier, R.
- Sous la direction d' O. Wieviorka
- et M. Winock
https://doi.org/10.3917/perri.wievi.2025.05.0299
Citer ce chapitre
- Ulrich-Pier, R.
- Sous la direction d' O. Wieviorka
- et M. Winock
- Ulrich-Pier, Raphaële.
- ULRICH-PIER, Raphaële,
- Sous la direction d' WIEVIORKA, Olivier
- et WINOCK, Michel,
https://doi.org/10.3917/perri.wievi.2025.05.0299
Munich brille dans l’histoire, et un Français interrogé sur la capitale de la Bavière pourrait citer le glorieux club de football, les musées et les églises baroques, la fête de la bière ; peut-être se souviendrait-il que les Jeux olympiques de 1972 y furent ensanglantés par une prise d’otages des athlètes israéliens par un commando palestinien. Munich est la capitale des ducs de Bavière, la ville du « putsch de la brasserie » tenté par Adolf Hitler en 1923, et celle des étudiants résistants de la « Rose blanche » en 1942-1943. Mais pour nombre de gens, en politique ou ailleurs, Munich symbolise d’abord la faiblesse face à un dictateur sans scrupules, reflet de la conférence qui s’y tint les 29 et 30 septembre 1938 entre quatre chefs de gouvernement des puissances d’alors – Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier – pour résoudre la crise dite des Sudètes qui opposait le IIIe Reich à la République tchécoslovaque.
Cette crise, qui s’étendit sur plusieurs mois de 1938, est liée à la politique expansionniste de Hitler, entreprise depuis 1936 au moins. En mars 1938, le Reich annexa l’Autriche. Peu après, au grand dam des dirigeants de la république née en 1918, le président Edvard Beneš en tête, Hitler commença à revendiquer la région tchèque des Sudètes, riche région industrielle frontalière de l’Allemagne, peuplée d’importantes minorités germanophones. La crise se développa alors, avec des pics d’intensité en mai et en août. En septembre, tout se précipita. Pour éviter la guerre et dans la logique de la politique d’apaisement poursuivie par Londres et par Paris, les dirigeants français et surtout britanniques exercèrent une pression croissante sur Prague pour qu’on satisfît une partie des demandes hitlériennes, qui croissaient elles aussi…
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