L’anthropocentrisme et la question de l’intelligence des bêtes
Pages 66 à 80
Citer ce chapitre
- CHARLES-DAUBERT, Françoise,
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Notes
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[1
]
Texte publié par Naudé à Paris, chez S. Cramoisy, 1648.
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[2]
P. Bayle, Dictionnaire Historique et critique, Rotterdam, R. Leers. 1697, art. « Rorarius », col. 588-589, 591 sq.
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[3]
F. La Mothe le Vayer, « De l’ignorance louable ». Cinq autres dialogues, in Dialogues faits à l’imitation des Anciens, op. cit., p. 262-263.
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[4]
S. Cyrano de Bergerac, Les États et Empires du soleil, Paris, Garnier. 1923. p. 150.
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[5]
S. Cyrano de Bergerac. Les Estats et Empires de la Lune, in F. Lachèvre, Les œuvres libertines de Cyrano de Bergerac, op. cit., p. 53.
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[6]
Ibid.
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[7]
L’ouvrage fut brûlé publiquement et une longue polémique s’ensuivit.
-
[8]
F. Lachèvre, La vie et les poésies libertines de Des Barreaux, op. cit., p. 246 ; cité par A. Adam, Les libertins au XVII e siècle, op. cit., p. 194.
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[9]
Poèmes et couplets satiriques circulant pendant la Fronde où est chansonné le cardinal de Mazarin.
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[10]
Déhénaut (ou Dehénault Jean) fit le voyage de Hollande pour rencontrer Spinoza, témoignant de l’intérêt des libertins pour cette nouvelle philosophie, qui sera confirmé par la lecture athée de Spinoza aux XVIIe et XVIIIe siècles.
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[11]
F. Lachèvre, Disciples et successeurs de Théophile de Viau, Les Œuvres de Jean Déhénaur, op. cit.. p. 6 sq.. cité par A. Adam, Les libertins au XVII e siècle. op. cit., p. 259-260.
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[12]
Cité par A. Adam, Les libertins au XVII e siècle, op. cit.. p. 275.
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[13]
Mme Deshoulières, Œuvres, nouv. éd., Paris, Les Libraires Associés, 1744, p. 40 ; cité par F. Lachèvre, Disciples et successeurs de Théophile de Viau. Les derniers libertins [...] Poésies libertines et philosophiques de Mme Deshoulières, Paris, Champion, 1924, p. 70 sq. Mme Deshoulière fut l’élève de Déhénault.
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[14]
J.-J. Rousseau. Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité. Paris. Gallimard. 1965.
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[15]
J.-J. Rousseau, op. cit., p. 57.
Le débat est ancien qui opposait déjà épicuriens et stoïciens. Il prend, en milieu chrétien, aux XVIe et XVIIe siècles plus encore, une coloration particulière du fait des enjeux théologiques qu’il recouvre. Montaigne, dans L’Apologie de Raymond de Sebond, et Charron, dans La Sagesse, affirmaient qu’il y a plus de différence d’homme à homme que d’homme à bête et qu’il n’existe entre l’homme et la brute qu’une différence de degré. Les conséquences de cette affirmation pour la religion sont tirées par les libertins, et notamment par Cyrano de Bergerac. Ils traitent à leur manière, satirique et allusive, de thèmes tels que l’anthropocentrisme biblique et nourrissent la querelle de l’âme des bêtes sans toutefois entrer directement dans les joutes philosophiques qu’elle occasionne. Ainsi, Naudé se borne, en bibliophile averti, à éditer, avec une épître dédicatoire de 1645, l’ouvrage de Girolamo Rorario : Quod animalia bruta ratione utantur melius homine libri duo – où l’auteur montre que les bêtes raisonnent mieux que les hommes. Rorario fera l’objet d’un article très important dans le Dictionnaire de Bayle, qui résume très clairement la querelle de l’âme des bêtes dans laquelle il n’est pas possible d’entrer ici, sauf pour évoquer la manière oblique dont les libertins y participent par des allusions, des boutades, des développements que, le plus souvent, ils ne rattachent pas explicitement à la dispute en cours, à l’exception de l’épicurien La Fontaine. La controverse, qui occupe tout le siècle, voit son point culminant dans le mécanisme cartésien et les discussions qu’il entraîne…
Date de mise en ligne : 01/12/2016
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