Chapitre d’ouvrage

« Rencontre. Entretien avec Franck Delorieux »

n° 76, novembre 2010

Pages 972 à 975

Citer ce chapitre


  • Schérer, R.
(2019). « Rencontre. Entretien avec Franck Delorieux » n° 76, novembre 2010. Les Lettres françaises : Cinquante ans d’aventures culturelles (p. 972-975). Hermann. https://shs.cairn.info/les-lettres-francaises--9791037001641-page-972?lang=fr.

  • Schérer, René.
« “Rencontre. Entretien avec Franck Delorieux” : n° 76, novembre 2010 ». Les Lettres françaises Cinquante ans d’aventures culturelles, Hermann, 2019. p.972-975. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-lettres-francaises--9791037001641-page-972?lang=fr.

  • SCHÉRER, René,
2019. « Rencontre. Entretien avec Franck Delorieux » n° 76, novembre 2010. In :
  • ROUBAUD-QUASHIE, Guillaume,
  • Avec le concours de TSIPTSIOS, Lukas,
Les Lettres françaises Cinquante ans d’aventures culturelles. Paris : Hermann. Hors collection, p.972-975. URL : https://shs.cairn.info/les-lettres-francaises--9791037001641-page-972?lang=fr.

René Schérer. « Nous avons tous été enfants avant d’être hommes », a écrit Descartes. Nous parlons toujours nécessairement de l’enfance à partir de l’enfant que nous avons été. Et, j’ajoute, que nous le restons intérieurement encore. Les ruptures certaines ne peuvent supprimer une continuité. Nous n’entrons jamais pleinement dans l’âge adulte, « dans la vie », disait mon ami, mort aujourd’hui, Georges Lapassade. Mais il y a l’enfant en face de nous, notre contemporain, notre interlocuteur. Et, lui, il est toujours, par avance, un mystère, une énigme. Qu’est-il ? Que pense-t-il, au juste ? J’ai toujours lutté, dans mes séminaires, mes écrits contre la tendance à se substituer à lui, à parler à sa place, comme le font généralement les mères, mais aussi les pédagogues. L’enfant interlocuteur, notre associé, notre contemporain, capable de parler, de ressentir avec nous et, d’une certaine manière, au même niveau, sur le même plan, c’est cela qui importe. Traiter l’enfant comme pleinement pourvu de l’éventail des passions, c’est-à-dire des mêmes moyens d’agir et de sentir que les adultes de son entourage, je l’ai trouvé chez Charles Fourier ; et j’ai cru, dans les années soixante-dix, le retrouver avec les mouvements lycéens qui avaient lieu à cette époque. Il y a donc plusieurs motivations dans le fait que j’ai écrit sur l’enfance : une d’ordre théorique, intellectuel, et puis il y a également le fait que, dans ces années où j’ai commencé à écrire Émile perverti, toute la jeunesse et l’enfance s’étaient portées dehors…


Date de mise en ligne : 12/02/2026

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

36,99 €

1026 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

3,00 €

4 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?