« Sur les façons d’écrire l’histoire. Entretien avec Raymond Bellour »
n° 1187, 15 juin 1967
- Par Michel Foucault
Pages 661 à 671
Citer ce chapitre
- FOUCAULT, Michel,
- ROUBAUD-QUASHIE, Guillaume,
- Avec le concours de TSIPTSIOS, Lukas,
- Foucault, Michel.
- Foucault, M.
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- Foucault, M.
- Foucault, Michel.
- FOUCAULT, Michel,
- ROUBAUD-QUASHIE, Guillaume,
- Avec le concours de TSIPTSIOS, Lukas,
Ces historiens se posent le très difficile problème de la périodisation. On s’est aperçu que la périodisation manifeste scandée par les révolutions politiques n’était pas toujours méthodologiquement la meilleure forme de découpe possible.
Chaque périodisation découpe dans l’histoire un certain niveau d’événements, et inversement, chaque couche d’événements appelle sa propre périodisation. C’est là un ensemble de problèmes délicats, puisque, selon le niveau qu’on choisit, on devra délimiter des périodisations différentes, et que selon la périodisation qu’on se donne on atteindra des niveaux différents. On accède ainsi à la méthodologie complexe de la discontinuité.
La vieille opposition traditionnelle entre les sciences humaines et l’histoire (les premières étudiant le synchronique et le non-évolutif, la seconde analysant la dimension du grand changement incessant) disparaît : le changement peut être objet d’analyse en termes de structure, le discours historique est peuplé d’analyses empruntées à l’ethnologie et à la sociologie, aux sciences humaines.
On introduit dans l’analyse historique des types de rapport et des modes de liaison beaucoup plus nombreux que l’universelle relation de causalité par laquelle on avait voulu définir la méthode historique.
Ainsi, pour la première fois peut-être, a-t-on la possibilité d’analyser comme objet un ensemble de matériaux qui ont été déposés au cours des temps sous forme de signes, de traces, d’institutions, de pratiques, d’œuvres, etc…
Date de mise en ligne : 12/02/2026
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