Chapitre 1. Dix années de réformes successives (1992, 1997 et 2002)
Pages 191 à 203
Citer ce chapitre
- VIAUD, Marie-Laure,
- Viaud, Marie-Laure.
- Viaud, M.-L.
Citer ce chapitre
- Viaud, M.-L.
- Viaud, Marie-Laure.
- VIAUD, Marie-Laure,
Notes
-
[1]
Arrêté du 26 mai 1992 relatif au diplôme d’études universitaires générales, à la licence et à la maîtrise.
-
[2]
Pour les disciplines étudiées ici : arrêté du 20 janvier 1993 relatif au diplôme d’études universitaires générales en sciences et aux licences et maîtrises du secteur sciences ; arrêté du 9 février 1993 relatif au diplôme d’études universitaires générales en sciences humaines et sociales, et aux licences et aux maîtrises du secteur sciences humaines et sociales.
-
[3]
Art. 18.
-
[4]
C’est une notion nouvelle qui codifie des pratiques diverses. Analyse des nouveaux arrêtés dans Lettre de l’ASES, 1997.
-
[5]
Arrêté du 9 avril 1997, art. 5.
-
[6]
« DEUG, licence et maîtrise de sciences », arrêté du 30 avril 1997, art. 5.
-
[7]
« DEUG, licence et maîtrise de lettres et sciences humaines », arrêté du 30 avril 1997, art. 7.
-
[8]
Avant les années 1980, quelques antennes existaient déjà discrètement à Épinal, Bourg-en-Bresse, Vannes… (Bédarida, 1994, p. 141).
-
[9]
Il en existait trois à la rentrée 1999, il en existe désormais quinze. Dix licences du même esprit sont aussi en place. Pour tout ce paragraphe : « Jack Lang veut inciter les universités à multiplier les initiatives pédagogiques », Le Monde, 5 octobre 2001, p. 5.
-
[10]
Arrêté du 23 avril 2002 relatif aux études universitaires conduisant au grade de licence.
-
[11]
Art. 4, 15 et 16 de l’arrêté du 23 avril 2002. Cité dans Bourgin, 2008, p. 184.
-
[12]
Les entretiens ont eu lieu entre décembre 2005 et décembre 2007, et la mise en place du LMD devait théoriquement s’achever en 2010. En outre, beaucoup des enseignants interrogés pour ce travail étaient retraités depuis quelques années et n’avaient donc pas été les témoins directs de cette réforme.
-
[13]
Livrets de l’étudiant.
-
[14]
D’ailleurs, à partir de la rentrée 1993, deux plaquettes différentes sont maintenant éditées (au lieu d’une seule) : la plaquette présentant le DEUG HCS mention histoire ne fait presque pas mention des enseignements de sociologie, et inversement.
-
[15]
Déjà entamé dans les années 1980 au moment de la brusque augmentation des effectifs étudiants.
-
[16]
Sources : livrets de l’étudiant et archives de l’université.
-
[17]
« Des nouveaux troisièmes cycles plus “tendances” », « Le Monde campus », Le Monde, 20 novembre 2001.
-
[18]
Cour des comptes, 2003, p. 32. Leurs effectifs augmentent de 62 % entre 1995 et 2000.
-
[19]
Lettre de l’ASES, n° 26, mars 1999.
-
[20]
« Quand les “Poirot” vont à l’école », Le quotidien de la République, 17 novembre 1998. Jusqu’à cette date, cette formation n’était proposée que par des écoles privées.
-
[21]
Ce paragraphe s’appuie largement sur un article du Monde de 1997 où Francine Aizicovici cite ces chiffres repris à une étude du Centre d’études et de recherche sur les qualifications.
-
[22]
Il n’est pas prévu dans les textes pour 11 filières, dont la physique ou les lettres classiques.
Pour la droite, la réponse aux difficultés de l’université passe par l’autonomie. Le projet de loi Devaquet (1986) donne la possibilité aux universités de créer des diplômes spécifiques, de fixer un peu plus librement le montant de leurs droits d’inscription et, dans certaines filières, de sélectionner leurs étudiants (Minot, 1991, p. 96-100), mais il suscite de telles manifestations qu’il doit être retiré (Lelièvre & Nique, 1994, p. 450).
La gauche, revenue au pouvoir (1988), peine à son tour à trouver un accord sur la question. Un premier projet proposé en juin 1991 suscite lui aussi un violent mouvement de protestations, manifestations et grèves. Après la défaite des socialistes aux élections régionales et cantonales de mars 1992, Jack Lang remplace Lionel Jospin au ministère de l’Éducation nationale et suspend l’application des textes controversés. Il publie d’abord un arrêté entérinant les propositions qui n’avaient pas suscité d’opposition. Ce n’est qu’en janvier et février 1993, après des mois de concertation avec les syndicats enseignants et étudiants, les associations de spécialistes et les responsables universitaires, qu’une série d’arrêtés réforme le premier cycle.Cette réforme, dite Jospin-Lang, généralise d’abord des pratiques déjà largement expérimentées en matière d’information et d’orientation : le tutorat (encadrement des nouveaux étudiants par des étudiants de maîtrise et de DEA), l’instauration d’une semaine d’accueil pour les nouveaux arrivants en début d’année, de périodes d’orientation à la fin des premiers et second semestres, et de nombreuses passerelles entre les différentes formations pour faciliter les réorientations…
Date de mise en ligne : 25/06/2020
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
19,98 €
Acheter ce chapitre
4,00 €