Chapitre d’ouvrage

Doinel, Jules (Moulins, 1842-Carcassonne, 1902)

Pages 859 à 867

Citer ce chapitre


  • Bedu, J.-J.
(2018). Doinel, Jules (Moulins, 1842-Carcassonne, 1902) Les Initiés : De l'an mille à nos jours : Leur vie - Leurs doctrines et visions - Leur influence (p. 859-867). Bouquins. https://shs.cairn.info/les-inities--9782221134191-page-859?lang=fr.

  • Bedu, Jean-Jacques.
« Doinel, Jules (Moulins, 1842-Carcassonne, 1902) ». Les Initiés De l'an mille à nos jours : Leur vie - Leurs doctrines et visions - Leur influence, Bouquins, 2018. p.859-867. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-inities--9782221134191-page-859?lang=fr.

  • BEDU, Jean-Jacques,
2018. Doinel, Jules (Moulins, 1842-Carcassonne, 1902) In : Les Initiés De l'an mille à nos jours : Leur vie - Leurs doctrines et visions - Leur influence. Bouquins. Bouquins / la Collection, p.859-867. URL : https://shs.cairn.info/les-inities--9782221134191-page-859?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L’Énigme René Guénon et les Supérieurs Inconnus, Milan, Archè, 2004.
  • [2]
    Cité par René Le Forestier, L’Occultisme en France aux xixe et xxe siècles, Milan, Archè, 1990.
  • [3]
    Cité par Jules Kosta, Lucifer démasqué, rééd. Genève, Slatkine, 1983.
  • [4]
    Anne Brenon et Jean-Philippe de Tonnac, Cathares. La contre-enquête, Albin Michel, 2008.
  • [5]
    René Le Forestier, L’Occultisme en France aux xixe et xxe siècles, op. cit.
  • [6]
    Hervé Masson, Dictionnaire initiatique et ésotérique, Éditions Trajectoire, 2003.
  • [7]
    Anne Brenon et Jean-Philippe de Tonnac, Cathares. La contre-enquête, op. cit.
  • [8]
    René Le Forestier, L’Occultisme en France aux xixe et xxe siècles, op. cit.
  • [9]
    Belline, Les Grands Visionnaires, Robert Laffont, 1983.
  • [10]
    Robert Amadou, préface à Lucifer Démasqué, op. cit.

Vers 1888, Jules Doinel, conservateur de la bibliothèque d’Orléans, personnage obscur, membre de multiples sociétés secrètes, être empreint de ferveur religieuse et en proie à des hallucinations et des fréquentes extases mystiques, fait une découverte qu’il estime primordiale. Il s’agit d’une charte, datée de 1022, dans laquelle il apprend que le 28 décembre de cette année-là, à Orléans, furent brûlés quatorze chanoines pour avoir professé et pratiqué une doctrine hérétique manichéenne jusqu’alors inconnue. L’affaire passionne Jules Doinel ; il s’agit du premier bûcher d’hérétiques de la chrétienté médiévale. Mais ce qui excite son imagination, c’est que des hommes particulièrement érudits, qui ont accueilli leur mort tragique comme une délivrance, auraient fait partie d’une longue et mystérieuse chaîne d’initiés, allant du zoroastrisme jusqu’à l’Occident médiéval. Bouleversé par ce martyre, il est persuadé que ces chanoines furent des initiés gnostiques. Dans l’âme sensible de cet illuminé germe alors l’idée de reconstituer une nouvelle Église sur les cendres encore chaudes du bûcher d’Orléans de 1022, jusqu’à celui de Montségur en 1244. Par l’action d’un mystérieux influx divin, il se confère le titre de pontife souverain de sa nouvelle Église gnostique universelle, sous le nom de Valentin II, en allant jusqu’à proclamer : « C’est L’Éon Jésus lui-même qui m’imposa les mains et me sacra évêque de Montségur ! »
Né à Moulins le 8 décembre 1842 dans une famille très catholique, Jules Doinel entre en 1853 au petit séminaire des jésuites d’Yzeure et, six ans plus tard, s’engage dans le noviciat à Lons-le-Saunier…


Date de mise en ligne : 08/04/2025

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

19,99 €

1186 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

1,50 €

9 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?