Chapitre VII. L’« esprit de la cagnotte » 2000-2011
- Par Jean-Marc Daniel
Pages 147 à 169
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- DANIEL, Jean-Marc,
- Daniel, Jean-Marc.
- Daniel, J.-M.
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Notes
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[1]
43,6 % dans la toute nouvelle série de l’Insee.
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[2]
Dominique Strauss-Khan est obligé de quitter Bercy le 2 novembre 1999. Il est remplacé dans l’immédiat par Christian Sautter, mais pour une courte période puisque celui-ci démissionne le 27 mars 2000.
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[3]
Ils s’appellent désormais des « conseils départementaux ».
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[4]
La loi TEPA correspond pour les économistes à une politique « procyclique », c’est-à-dire qu’elle amplifie les fluctuations conjoncturelles. En ce sens, elle va à l’encontre de la mission de stabilisation que doit jouer la politique fiscale.
Le travail d’Edmond Malinvaud, malgré le sérieux et la minutie qui le caractérisent, a suscité peu de débat. En effet, lorsqu’il remet son travail, la donne fiscale est en train de changer, car la décision de Bruxelles qualifiant la France pour l’entrée dans la zone euro ouvre de nouvelles perspectives. Le souci de l’équilibre budgétaire s’efface soudain pour remettre au premier plan la baisse des prélèvements obligatoires. Libérée par la confirmation de la naissance de l’euro, la classe politique change son fusil d’épaule dans la gestion du dilemme réduction du déficit/réduction des impôts pour redonner la priorité à la réduction des impôts.
On peut dater l’affirmation de cette inversion des priorités du 14 juillet 1999. Ce jour-là, à l’occasion de la fête nationale, le président en cohabitation Jacques Chirac est interrogé par des journalistes sur la situation du pays. Il lâche : « Nous avons depuis deux ans une croissance qui fait que nous avons énormément d’argent dans les caisses. Il faut tout le talent du ministère des Finances pour masquer le phénomène. Il faut rendre aux Français une part de ce que l’on leur a pris. » C’est le « théorème de la cagnotte », qui peut être énoncé ainsi : en période de faible croissance, il faut soutenir l’activité économique par un déficit budgétaire nourri d’une augmentation des dépenses publiques – comme en 1975, quand le Premier ministre Chirac menait une politique keynésienne de relance… ; en période de forte croissance, il faut rendre aux Français le fruit de leur travail sous forme de baisses d’impôts – comme en 1986, quand le Premier ministre Chirac menait une politique libérale de réduction des prélèvements obligatoires… Résultat, on ne réduit jamais la dette et les déficits structurels s’enchaînent et s’amplifient…
Date de mise en ligne : 11/03/2024
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