Chapitre III. Echanges et artisanat
Pages 113 à 143
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- FALQUE-VERT, Henri,
- Falque-Vert, Henri.
- Falque-Vert, H.
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- Falque-Vert, H.
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Notes
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[1]
Sur les routes alpestres : J. Roman, « Les routes à travers les Alpes … », BSEHA, 22, 1930, p. 239-262 et p. 311-323. Y. Renouard, « Les voies de communications entre la France et le Piémont au Moyen Age », dans Etudes d’histoire médiévale, 2, p. 699-718. A. Allix, « Le trafic en Dauphiné à la fin du Moyen Age », RGA, 11, 1923, p. 373-419. H. Ferrand, « La région du Queyras (Dauphiné), d’après les anciens géographes », dans Bulletin de la section de géographie, 1922, p. 67-79. B 3699, fol. 10vo, 45, 45vo ; B 3700, fol. 63vo, 66, 72vo, 105; B 2992, fol. 382. J. Roman, « Les foires de la région des Alpes », BPH, 1886, p. 121-122.
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[2]
On notera, dans les tarifs du péage d’Abriès, que le montant des taxes pour un trentenier de brebis et pour un trentenier d’agneaux correspond à un prélèvement de 1,25 % de la valeur marchande de ces animaux. Sur le marché de Luserne : P. Rivoire, « Storia dei signori di Luserna », dans Bulletin de la société d’histoire vaudoise, 11, 1894, p. 33-36.
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[3]
Hésitations dans l’évaluation du revenu du péage : B 3700, fol. 63vo, 80, 80vo. Sur la charte d’affranchissement : J. Roman, « Chartes … », art. cit., p. 450. Sur la gabelle en 1302 : B 3010, fol. 92. Sur les revenus d’Abriès en 1339 : ASV, collect. 380, fol. 106vo.
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[4]
Sur une redevance des habitants de Borseto : B 3699, fol. 46. Sur la leyde à Césanne : ibid., fol. 40vo, que corrige B 3700, fol. 90. Sur la leyde à L’Argentière : B 2662, fol. 469.
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[5]
Références documentaires sur les activités économiques à Briançon vers 1250-1265 : B 2662, fol. 420vo, 421vo, 423vo, 424, 427vo ; B 3699, fol. 23, 25; B 3700, fol. 41, 41vo, 43, 45vo, 49, 49vo. Sur les foires de Briançon à la fin du Moyen Age : R. Chanaud, « La foire aux ovins de Briançon : deux siècles d’échange avec le Piémont (XIVe-XVe siècle)», CH, 24,1980, p. 227-255. Th. Sclafert, « Les routes du Dauphiné et de la Provence sous l’influence du séjour des papes à Avignon … », AHES, 1, 1929, p. 183-192.
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[6]
Tenures des chanoines de Romans à Peyrins : U. Chevalier, Cartulaire de Saint-Barnard …, charte 116 (1060). Sur des manses de l’évêque de Grenoble : J. Marion, Cartulaires … de Saint-Hugues, chartes C 19-24, 45, 47, 130-132. Sur le manse de la Bouverie à Romans : P.E. Giraud, Essai historique sur l’abbaye de Saint-Barnard …, t. 5, chartes 173 (1088-1119), 277 (1130), 304 (1160). Pour les manses du prieuré de Domène : Ch. de Monteynard, Cartulare monasterii beatorum Pétri et Pauli de Domina cluniacensis ordinis gratianopolis dioecesis …, Lyon, 1859 : comparer, par exemple, pour le même manse, la charte 233/34 (vers 1120) à la charte 237/13 (vers 1140) ; ou 233/42 (vers 1120) à 237/10 (vers 1140).
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[7]
Sur les revenus fournis au dauphin par les communautés du Queyras en 1339 : ASV, collect. 380, fol. 102vo à 108. Sur les troubles monétaires au début du XIVe siècle : E. Fournial, Histoire monétaire de l’Occident médiéval, Paris, 1970, p. 87-97. E. Perroy, « A l’origine d’une économie contractée : les crises du XIVe siècle », AESC, 1949, p. 167-182; A. Villard, « La monnaie dans les comptes dauphinois », AUG, section Lettres-Droit, nouvelle série, 14, 1937, p. 179-187. Pour la déclaration de 1343 : A. Fauche-Prunelle, Essai …, op. cit., 1, p. 348. Sur les seigneuries dauphinoises à la fin du Moyen Age : V. Chomel, « La perception des cens en argent dans les seigneuries du Haut-Dauphiné aux XIVe et XVe siècles », dans Recueil de travaux offerts à Clovis Brunei, 1, Paris, 1955, p. 255-271.
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[8]
Voir tableau 18. Les indications sur les prix aux XIe-XIIe siècles se trouvent dans les différents cartulaires dauphinois. Pour le XIIIe siècle, à titre d’exemples : B 3700, fol. 4, 4vo, 59, 79vo ; B 2662, fol. 16; B 2954, fol. 645. A.D.D., Vernaison, 59. La dépréciation de la monnaie viennoise aux XIIe et XIIIe siècles explique, en partie, cette hausse des prix. Sur cette dépréciation et la baisse de l’aloi dans le denier viennois : A. Villard, La monnaie viennoise, Gap, 1942, p. 47 et 54.
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[9]
Pour les prix des ovins, en nous limitant ici aux seules enquêtes delphinales du milieu du XIIIe siècle : B 2662, fol. 380, 384, 385vo, 387vo, 388vo, 409; B 3700, fol. 29vo, 79vo, 80.
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[10]
Pour le prix d’un cheval, à titre indicatif : Ch. de Monteynard, Cartolare … de Domina, charte 65 (vers 1045), B 4421 (1300).
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[11]
Références aux seules enquêtes delphinales : B 2662, fol. 22, 22vo, 32vo, 241vo, 351vo, 355vo-357.
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[12]
Sur la dépréciation de la rente : G. Duby, La société aux XIe et XIIe siècles dans la région mâconnaise, Paris, 1953, réédit. 1971, p. 364.
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[13]
Sur les tenures de Saint-Véran et Molines : B 3700, fol. 55vo, 57vo. Mention de sous pictaviensium dans une des plus anciennes chartes du cartulaire d’Oulx : G. Collino, Le carte …, charte 20(1063-1092).
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[14]
Sur le manse Saint-Jean à Bellin : B 3700, fol. 72. Evaluation du revenu de mines, de la taille et du droit de gîte : ibid., fol. 72vo.
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[15]
Dans le compte de la châtellenie du Queyras en 1311 : VIII B 1, fol. 90vo. Compte de 1316 : VIII B 8, fol. 26vo. Compte de 1317 : VIII B 9, cah. 2, fol. 13. Sur les évaluations des enquêteurs pontificaux en 1339 : ASV, collect. 380, fol. 102vo à 104. Sur le déclin de la monnaie viennoise : A. Villard, La monnaie …, op. cit., p. 59-73. Sur le système florin-gros, adopté dans la région lyonnaise vers 1340 : E. Perroy, « Le “décrochage” des monnaies en temps de mutations. Le cas du viennois faible en 1304-1308 », dans Etudes d’histoire médiévale, Paris, 1979, p. 419-430, notamment p. 429.
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[16]
Premières mentions de financiers lombards en Queyras, en 1317 : VIII B 9, fol. 13. Pour le compte de 1316 : VIII B 8, fol. 26. On peut suivre cette « casane » jusqu’en 1339 au moins : VIII B 624, fol. 32vo. En 1337, des marchands lombards se font concéder le droit de commercer en Queyras pendant dix ans ; certains d’entre eux disposent d’une maison à Château-Queyras : B 3243.
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[17]
En d’autres régions ou communautés, des juifs ou financiers lombards paraissent déjà installés au milieu du XIIIe siècle : ainsi des juifs à Trescléoux, Aspremont en 1268; à Upaix en 1263; L. Royer, « Les finances du Dauphin au XIIIe siècle », BSEHA, 1944, p. 181-199. En BasDauphiné : A. Prudhomme, « Les juifs aux XIVe et XVe siècles en Dauphiné », BAD, 3e série, 17, 1883, p. 129-237. Des Lombards en Savoie : A.M. Patrone, « Le casane artigiane in Savoia », dans Miscellanea di Storia Italiana, série IV, vol. IV, Turin, 1959. Sur les gageriae ou pignora à Pragelas : B 2662, fol. 456vo ; B 3700, fol. 109, 116.
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[18]
Pour le cas de Pierre Maurel en 1249 : B 2662, fol. 456vo ; en 1265 : B 3700, fol. 113vo et 114.
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[19]
Mention d’usuriers publics en Valcluson, à Usseaux : B 3700, fol. 98vo, 100, 101vo, 104.
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[20]
Sur des fournitures d’écuelles ou coupes : B 3699, fol. 46vo, 47; B 3700, fol. 104vo. Sur des « graveria » à Château-Queyras : B 3699, fol. 7; B 3700, fol. 62; à Abriès : ibid.., fol. 79. Travaux de Queyrassins pour le château : ibid., fol. 62vo. Sur les mentions de pareor ou batteor : deux seulement en Queyras par exemple ; l’une signale la disparition d’un paratorium à Abriès (B 3700, fol. 79), l’autre, la possibilité d’en construire un à Château-Queyras (ibid., fol. 62). Rien donc qui permette de parler d’une « révolution industrielle » due à la propagation et à la diffusion du moulin à foulon. E. Carius-Wilson, « An industrial revolution in the XIIIth century », E.H.R., 11, 1941, p. 39-60.
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[21]
Dans la charte d’Abriès : J. Roman, « Chartes … », art. cit., p. 453. Sur les moulins et fours comtaux dans la Provence du milieu du XIIIe siècle : E. Baratier, Enquêtes …, op. cit., p. 85. Fours possédés par le dauphin ou contrôlés par lui dans les vallées briançonnaises : un à Saint-Chaffrey : B 2662, fol. 412; un autre à Salbertrand : ibid., fol. 437vo ; un à Césanne concédé pour 20 sous : B 3700, fol. 92; à noter qu’en 1258 le dauphin interdit la construction de fours à Césanne ; mais la mesure vise surtout son maréchal Obert Auruce : AST, Provine. Susa, … Cesana, Oulx, m.l, n.2. A Réotier, un four in castro : B 2662, fol. 473. Four de Morasen-Valloire : ibid., fol. 47.
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[22]
A propos d’Usseaux, comparer B 2662, fol. 462 à B 3699, fol. 57 et B 3700, fol. 99 et 104.
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[23]
En Queyras : B 2662, fol. 481vo à 484vo ; B 3699, fol. 7, 7vo ; B 3700, 51 vo, 52, 55, 57vo, 60, 62, 62vo, 64vo, 80vo. En Valcluson : passim B 2662, fol. 453 à 462; B 3699, fol. 45vo à58 vo ; B 3700, fol. 99 à 121.
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[24]
Moulins dans le mandement de Pont : B 3699, fol. 10vo, 15vo, B 3700, fol. 66vo, 67, 70vo, 72vo. Pour un moulin à Villar-d’Arène : ASV, collect. 380, fol. 35.
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[25]
A Mentoulles : B 3699, fol. 55. Concession de prairies proches du moulin : à Château-Queyras, B 3699, fol. 7; à Fenestrelle : B 3700, fol. 100vo. Allusion à un bealera molendini : B 3699, fol. 51vo. Sur le moulin de la chabannerie d’Articol, au milieu du XIIIe siècle et au début du XVIIe siècle : sur l’installation en 1261, 1265 et 1282 : B 2954, fol. 644vo, 650vo et 655vo ; sur les reconnaissances de 1603 : Archives communales d’Allemont.
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[26]
A Château-Queyras et Arvieux : B 3699, fol. 7, 7vo ; B 3700, fol. 52, 52vo, 62vo, 80vo. A Mentoulles, Villaret et Bois-des-Ayes : B 3699, fol. 45vo, 55; B 3700, fol. 102 vo à 104 vo.
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[27]
A Bois-des-Ayes, la concession des moulins à blé est faite preter moydura biadi castri quam etiarn molunt dicta molendina : B 3700, fol. 104vo. Sur la concession à part de fruits à Bois-des-Ayes encore : B 3699, fol. 45vo.
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[28]
Sur l’albergement des fours, moulins … de Saint-Laurent-du-Lac : Inv. Marcellier, VI, fol. 147-147vo. Même diversité, selon les seigneuries provençales, dans l’application des droits banaux sur les moulins : E. Baratier, Enquêtes …, op. cit., p. 83. Absence de banalités en Maçonnais : G. Duby, La société …, op. cit., p. 324, note 1.
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[29]
Sur les deux moulins, le four et battoir de Saint-Laurent-du-Lac vers 1250 : B 2662, fol. 368, avec un revenu de 35 livres, porté en 1261 à 40 livres : Inv. Marcellier, VI, fol. 119. Moulin à Moras : B 2662, fol. 46vo ou à Vizille : B 2661, fol. 228.
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[30]
Estimation d’une poule, par exemple : B 3700, fol. 80vo. Sur les trois moulins de Mentoulles : ibid., fol. 103.
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[31]
Pour Césanne : B 2662, fol. 396. Pour Abriès : B 2992, fol. 832. Pour Vallouise, B 3699, fol. 20.
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[32]
Pour Mentoulles en 1260 : B 3699, fol. 55. En 1265, B 3700, fol. 102vo, 103vo.
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[33]
Pour Villaret en 1260 : B 3699, fol. 45vo ; en 1265 : B 3700, fol. 104 et 104vo.
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[34]
B. Gille, « Le moulin à eau, une révolution technique médiévale », dans Techniques et civilisations, 1954, p. 1 à 15.
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[35]
Sur le développement de la métallurgie du fer et des moulins : R. Fossier, La terre et les hommes …, op. cit., p. 382-389. A.-M. Bautier, « Les plus anciennes mentions de moulins hydrauliques industriels et de moulins à vent », BPH, 1960, p. 576-626. B. Gille, « Les développements technologiques en Europe de 1100 à 1400», CHM, 1956, p. 63-108. B. Gille (sous la direction de), Histoire des techniques, coll. La Pléiade, Paris, 1978, p. 526-531.
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[36]
Droit comtal sur les mines : par exemple, en Valcluson, à Usseaux, B 3700, fol. 98vo. Sur les mines de Beilin : ibid., fol. 72vo. Sur l’exploitation des mines d’argent dans le mandement de L’Argentière, selon les enquêtes delphinales : B 2662, fol. 469, B 3700, fol. 3vo et 7vo. Sur les mines de Brandes : dans le testament du dauphin André en 1236 : B 3373; dans les enquêtes delphinales : B 2662, fol. 368. B 2954, fol. 638.
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[37]
Revenus miniers de la châtellenie de Pont : Comptes de 1314 : VIII B 4, fol. 23vo. Sur l’installation de la ferrière à Arvieux en 1311 : B 2960, fol. 673, B 3010, fol. 539; pour l’installation et le transfert de 1320 : Inv. Marcellier, Briançonnais, fol. 179vo-180. Th. Sclafert, Le Haut Dauphiné …, op. cit., p. 604-608. La fusine d’Arvieux figure dans le compte de châtellenie de 1327-1328, avec un revenu de 60 sous : VIII B 21, fol. 65.
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[38]
Pour le Queyras des années 1250-1265, le pourcentage de « Faber » ou « Faure » dans la documentation atteint exactement 3,05 %; or, en 1332 (B 2611, fol. 211 à 224) sur 606 individus qui prêtent serment de fidélité, 18 portent le nom de « Faber » ou « Faureys », soit précisément 2,97 %.
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[39]
Déclarations au XVIIIe siècle des deux ingénieurs militaires, La Blottière et Nezot : R. Bornecque, « La vie dans le Briançonnais … », art. cit., p. 23. Sur les dépositions des habitants de Saint-Eusèbe, Bellin et Pont en 1699 : 2 C. 326, fol. 261vo-263. Déclarations des Queyrassins dans la révision de feux de 1433 : B 2736, fol. 274.
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[40]
Absence de renseignements sur la pêche dans nos vallées ; en revanche, sur la pêche en Oisans, dans la Romanche : B 2661, fol. 228vo (1261). Sur la pêche le long du Rhône, dans la région de Vienne ou de Tournon au XIe siècle, comme au XIIIe siècle : A. Bruel, Recueil des chartes de l’abbaye de Cluny …, 3, charte 2050 (993-1048). U. Chevalier, Cartulaire … Saint Barnard de Romans …, charte 130 (1064) ; P. Thome de Maisonneuve, « Les usages du mistral des comtes de Vienne », dans Petite revue des bibliophiles dauphinois, 2e série, 2, Grenoble, 1925, p. 237-262, notamment p. 247. Droits du dauphin sur les eaux, par exemple à Ristolas : B 2662, fol. 479 ou B 3699, fol. 2. Sur l’alimentation des corvéables à Exilles : B 3699, fol. 43. Le châtelain de Pont dispose d’un albergum plenum et compotens in pane et vino, carnibus et caseo : B 3700, fol. 69vo. Exemples de consommation de laitage chez les paysans : B 3700, fol. 60vo à Aiguilles et fol. 24vo pour la communauté de Montgenèvre en Briançonnais. Consommation de viande en Queyras au XVe siècle : B 2736, fol. 363 (1447).
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[41]
Pour la citation sur la « hiérarchie des dignités » : G. Duby, « La seigneurie et l’économie paysanne, Alpes du Sud, 1338», E.R., 2, 1961, p. 7, réédité dans Hommes et structures du Moyen Age, p. 174. Sur « l’alimentation de classe » : L. Stouff, Ravitaillement et alimentation en Provence aux XIVe et XVe siècles, Paris-La Haye, 170, p. 222-223. Sur les repas du châtelain de Pont : voir la note précédente. Sur l’albergum du châtelain de Réotier : B 3700, fol. 8vo. Sur les repas fournis aux gardiens des foires de Vienne en 1275 : P. Thome de Maisonneuve, « Les usages du mistral … », art. cit., p. 246. Exemples de repas fournis à des corvéables en Matheysine, dans les communautés de Nantes-en-Rattier, Oris, Sievoz : B 2945, fol. 484 (1317).
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[42]
Droit du dauphin sur le gibier, en Queyras par exemple : B 2662, fol. 482, 485vo, 479vo, 478vo. Absence de tout prélèvement sur les chasses des nobles : ainsi dans le mandement de Pont : B 3699, fol. 10vo, comme d’ailleurs à Briançon : B 3700, fol. 41. Absence de toute prise aussi sur les chasses des bergers : ainsi à Bois-des-Ayes, Molines, Aiguilles : B 3699, fol. 45, B 2662, fol. 478vo, 482.
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[43]
Sur les prises de « nids d’oiseaux nobles » qui vont en général au dauphin ou aux nobles ; toutefois, le chasseur peut garder un tiers des éperviers : pour le Queyras : B 3700, fol. 51, 53, 54vo, 57, 59vo, 61vo. Sur les aves nobiles majores (sans doute faucons et vautours) distingués des éperviers : enquête sur La Salle : ibid., fol. 29. Mention de gros gibier : B 3699, fol. 1vo ou 14vo, 10vo, B 3700, fol. 67, 69, 78; à Pont : ibid., fol. 67. Même prélèvement lors des chasses aux ours, à Cervières, en Briançonnais : ibid., fol. 50vo. Mention d’ours à Fenestrelle : AST, Provine. Susa …Cesana, Oulx, m.l, n.2 (1258). « Chamois » à Réotier : B 3700, fol. 8. Sur le petit gibier ou venationes minores : B 3699, fol. 45. Figurent dans ce petit gibier les perdrix, qualifiées parfois galia : ibid., fol. 51. Mention de lapins (cuniculus ou cirogrillus) dans P. Guillaume, Chartes de N.D. de Bertaud … chartes 5 (1214), 80 (1263), 150 (1295). A L’Argentière et Exilles, les renards figurent dans le petit gibier : B 3700, fol. 6 et B 3699, fol. 43. Sur des cens exprimés en un nombre de perdrix, dans le mandement de Bois-des-Ayes : B 3699, fol. 51. Pour Romans : U. Chevalier, « Tarifs des droits perçus aux foires de Romans au milieu du XIIIe siècle », dans Revue des sociétés savantes des départements, 3, 1872, p. 62-69.
Toute région d’élevage est aussi terre de commerce et, dès le milieu du XIIIe siècle, le Haut-Dauphiné connaît un net renouveau commercial, signe évident d’une activité pastorale plus intense. Cette circulation des marchandises contribue à accélérer celle de la monnaie et à soutenir quelques activités artisanales.
Ces trois vallées se situent en marge des grandes routes commerciales qui traversent les Alpes, mais bergers et troupeaux les parcourent et suscitent ventes et achats. En 1260, le témoin de Villaret qui, avec l’approbation de quelques compatriotes, répond aux enquêteurs du dauphin, établit avec force les liens entre commerce et élevage. Selon lui, « pour les ovins étrangers qu’ils achètent ou qu’ils conduisent par cette localité depuis le col de Sestrière vers Bois-des-Ayes, les Lombards sont tenus de donner comme péage dix-huit deniers par trentenier ». Cinq ans plus tard, les délégués des habitants de Bois-des-Ayes confirment ces déclarations sur « le péage des ovins transitant par le château de Bois-des-Ayes en direction de la Lombardie », et ils ajoutent : « si des Lombards achètent des brebis au-delà du col de Sestrière sans payer le péage à Césanne, ils le doivent payer ici et font de même tous les hommes, Lombards ou d’autres origines, qui ont acheté des brebis et les conduisent vers la Lombardie ». A la même date, c’est sans doute le passage des ovins qui permet au dauphin d’encaisser 30 sous au péage de Pont. Mais ni le Valcluson ni la haute Varaita n’accueillent de foire ou marché…
Date de mise en ligne : 17/11/2023
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