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Introduction

Pages 7 à 25

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  • Bled, J.-P.
(2021). Introduction. Les hommes d'Hitler (p. 7-25). Perrin. https://shs.cairn.info/les-hommes-d-hitler--9782262086749-page-7?lang=fr.

  • Bled, Jean-Paul.
« Introduction ». Les hommes d'Hitler, Perrin, 2021. p.7-25. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-hommes-d-hitler--9782262086749-page-7?lang=fr.

  • BLED, Jean-Paul,
2021. Introduction. In : Les hommes d'Hitler. Paris : Perrin. Tempus, p.7-25. URL : https://shs.cairn.info/les-hommes-d-hitler--9782262086749-page-7?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cité dans Hans-Ulrich Thamer, Verführung und Gewalt, Berlin, Siedler Verlag, coll. « Die Deutschen und ihre Nation », 1986, p. 340.
  • [2]
    Ibid., p. 339.
  • [3]
    Cité dans Ian Kershaw, Der Hitler-Mythos. Führerkult und Volksmeinung, Stuttgart, Deutsche Verlags-Anstalt, 1999, p. 45.
  • [4]
    Cité dans Harold James, « Hjalmar Schacht. Der Magier des Geldes », dans Ronald Smelser, Enrico Syring et Rainer Zitelmann, Die braune Elite, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1989-1993, 2 vol., t. 2, p. 210.
  • [5]
    Martin Broszat, Der Staat Hitlers, Munich, DTV, 1969.
  • [6]
    Joseph Goebbels, Tagebuch, 28 mars 1930.
  • [7]
    Cité dans M. Broszat, op. cit., p. 160.
  • [8]
    Ibid.
  • [9]
    Fritz Wiedemann, Der Mann, der Feldherr werden wollte, Velbert, Kettwig, 1964, p. 69.
  • [10]
    Ibid.

Dans l’Allemagne nationale-socialiste, Hitler est au centre de tout et tout se fait en son nom. C’est rappeler une évidence, l’Etat nazi se définit comme un Führerstaat (« Etat du Führer »). Dans son Droit constitutionnel du Reich allemand, publié en 1937, le juriste Ernst Rudolf Huber fait de la volonté du Führer la « loi suprême ». En 1942, le Reichstag acclame dans Hitler « le Führer de la Nation, le Commandant suprême de la Wehrmacht, le Chef du gouvernement, le dépositaire suprême du pouvoir exécutif, le Juge suprême et le Chef du Parti ».
Hitler n’a pas trouvé cette concentration de pouvoirs dans le berceau du IIIe Reich. Elle est le résultat d’une construction patiente qui le montre maître dans l’art d’exploiter les circonstances dès qu’elles s’offrent à lui. Déjà chef du parti, il est devenu, le 30 janvier 1933, le chancelier du Reich, ce qui fait de lui le chef du gouvernement. Mais il reste dépendant du président. Nommé par Hindenburg, il pourrait être, au moins selon la lettre de la Constitution, révoqué par lui. Aussi, à la mort du vieux maréchal, s’empresse-t-il de réunir à son avantage les deux fonctions. Après la liquidation des chefs SA lors de la « Nuit des longs couteaux », le 30 juin 1934, il n’a plus à redouter de contre-pouvoir à l’intérieur de l’appareil du parti. L’armée est alors la seule institution à échapper encore à son contrôle. L’affaire Blomberg-Fritsch lui permet en février 1938 de réparer cette anomalie. La solution trouvée le place à la tête des forces armées…


Date de mise en ligne : 07/09/2021

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