Chapitre d’ouvrage

Cinq souvenirs-images et un espoir pour La Défense

Pages 125 à 129

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  • Vatin, F.
(2023). Cinq souvenirs-images et un espoir pour La Défense. Dans
  • S. Prunier-Poulmaire
  • et É. Vayre
Les grands quartiers d'affaires à l'heure des choix : Travail, salariat, urbanisme à l'épreuve des crises du XXIe siècle (p. 125-129). Vuibert. https://doi.org/10.3917/vuib.pruni.2023.01.0125.

  • Vatin, François.
« Cinq souvenirs-images et un espoir pour La Défense ». Les grands quartiers d'affaires à l'heure des choix Travail, salariat, urbanisme à l'épreuve des crises du XXIe siècle, Vuibert, 2023. p.125-129. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-grands-quartiers-d-affaires-a-l-heure-des-choix--9782311626537-page-125?lang=fr.

  • VATIN, François,
2023. Cinq souvenirs-images et un espoir pour La Défense. In :
  • PRUNIER-POULMAIRE, Sophie
  • et VAYRE, Émilie,
Les grands quartiers d'affaires à l'heure des choix Travail, salariat, urbanisme à l'épreuve des crises du XXIe siècle. Paris : Vuibert. Hors collection Business Vuibert, p.125-129. DOI : 10.3917/vuib.pruni.2023.01.0125. URL : https://shs.cairn.info/les-grands-quartiers-d-affaires-a-l-heure-des-choix--9782311626537-page-125?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/vuib.pruni.2023.01.0125


Notes

  • [1]
    Gwenaële Rot et François Vatin (dir.), L’Esthétique des Trente Glorieuses, Trouville, Illustria, 2021.
  • [2]
    En 1994, l’Epad publie un Guide des œuvres d’art de La Défense, en français et en anglais, avec même une version pour les enfants. Il n’y a pas eu de nouvelle édition de ce document.

Né en 1957, j’ai l’âge de La Défense. En 1958, on fonde l’établissement public d’aménagement (Epad) et on inaugure la voûte de béton du CNIT, premier monument phare du quartier.
Mon premier souvenir-image de La Défense remonte à 1965. Mes parents achètent une maison en Normandie. Avec la Renault 16 aubergine (c’était le temps des tôles rutilantes aux multiples couleurs), nous sortions de Paris par la porte Maillot. Franchissant le pont de Neuilly, nous passions devant la statue de La Défense (qui se souvient que le quartier doit son nom à la guerre de 1870 ?), puis le CNIT, dont j’admirais l’ambitieuse architecture. Nous longions ensuite les bidonvilles de Nanterre avant de rejoindre la route de Normandie.
J’ai un souvenir confus des destructions de la banlieue-ouest, dont les noms chantant des communes : Cormeilles-en-Parisis, La Patte-d’oie-d’Herblay, la Garenne-Colombes, contrastaient avec la tristesse des lieux dans les embouteillages du dimanche soir. Mais j’ai été frappé en revoyant les « polars » et comédies françaises du temps, du rôle qu’y jouait ce décor du grand Paris en mutation : profondes excavations, grues et petits édifices délabrés et condamnés, à l’ombre des grandes tours qui s’élevaient.
Devenu provincial, je revenais pour de courts séjours à Paris. J’y errai seul avec quelques tickets de métro en poche et le plan affiché dans les stations pour repère. Peu après l’ouverture de la ligne, j’ai pris le RER d’Etoile à La Défense. Wikipédia m’apprend que c’était en 1970 ; j’avais donc treize ans…


Date de mise en ligne : 02/02/2024

https://doi.org/10.3917/vuib.pruni.2023.01.0125

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