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Platon. D’où vient le nom des choses ?

Pages 5 à 8

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  • Boudon, B.
(2019). Platon. D’où vient le nom des choses ? Dans
  • N. Journet
Les Grands Penseurs du langage (p. 5-8). Éditions Sciences Humaines. https://doi.org/10.3917/sh.journ.2019.01.0005.

  • Boudon, Brigitte.
« Platon. D’où vient le nom des choses ? ». Les Grands Penseurs du langage, Éditions Sciences Humaines, 2019. p.5-8. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-grands-penseurs-du-langage--9782361065294-page-5?lang=fr.

  • BOUDON, Brigitte,
2019. Platon. D’où vient le nom des choses ? In :
  • JOURNET, Nicolas,
Les Grands Penseurs du langage. Auxerre : Éditions Sciences Humaines. Petite bibliothèque, p.5-8. DOI : 10.3917/sh.journ.2019.01.0005. URL : https://shs.cairn.info/les-grands-penseurs-du-langage--9782361065294-page-5?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/sh.journ.2019.01.0005


Notes

  • [1]
    Platon, Cratyle, Flammarion, coll. « GF », 1998.
  • [2]
    Ibid.
  • [3]
    Ibid.

Quel rapport le langage a-t-il avec le monde ? Au début du ive siècle avant J.-C., Platon (- 428/- 348), élève de Socrate, ouvre à Athènes une école philosophique qui vivra plus de huit siècles. Sous forme de dialogues, il développe une œuvre considérée comme fondatrice de la philosophie en Occident. Vers - 390, il met la dernière main à l’un de ses dialogues, qui a pour objet de décider si le langage est une pure convention entre les hommes, ou bien s’il a un rapport direct avec le monde qui nous entoure : c’est le Cratyle, où, comme d’habitude, Socrate est le porte-voix de Platon.
Dans ce dialogue, deux thèses commencent par être opposées. En premier lieu, celle de Cratyle soutient qu’il existe pour chaque objet une juste dénomination et que les noms sont justes par nature. « D’après Cratyle que voici, il existe une dénomination correcte naturellement adaptée à chacun des êtres : un nom n’est pas l’appellation dont sont convenus certains en lui assignant une parcelle de leur langue qu’ils émettent, mais il y a, par nature, une façon correcte de nommer les choses, la même pour tous, Grecs et Barbares. » La seconde thèse, défendue par Hermogène, prétend que la nature n’est pour rien dans cette justesse, et que les mots sont affaire d’accord ou de simple convention entre les hommes. « Ma foi, Socrate, pour ma part, malgré tous les entretiens que j’ai eus avec lui et avec beaucoup d’autres, je n’ai pu me laisser persuader que la rectitude de la dénomination soit autre chose que la reconnaissance d’une convention…


Date de mise en ligne : 24/02/2022

https://doi.org/10.3917/sh.journ.2019.01.0005

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