Introduction
- Par Alain Samuelson
Pages 5 à 18
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- SAMUELSON, Alain,
- Samuelson, Alain.
- Samuelson, A.
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Notes
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[1]
Aristote (385-322 AC), fondateur de la logique, a fortement marqué l’évolution de la science « occidentale ». Soucieux d’organisation et de classification, il a défini des « catégories » pour structurer le langage et la pensée de l’homme. Son ouvrage « La Politique » où la préoccupation éthique est présente et s’achève sur l’énoncé de trois principes d’action politique : « la mesure, le possible et le convenable. » cf A. Berthoud Aristote et l’argent. Maspéro. Paris, 1981
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[2]
En contrepoint au précepte de Marx : « Il ne suffit pas d’expliquer le monde, il faut le changer », la dimension éthique de l’économie est remise en valeur, cf. H. Puel L’économie au défi de l’éthique. Ed. Cujas-Cerf, Paris, 1989.
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[3]
Homme d’action dans son Traité des Revenus, Xénophon recense déjà les ressources de l’Attique pour renflouer le Trésor en aménageant le port du Pirée et par l’exploitation intensive des mines. C’est là un cas particulier : dans l’Antiquité l’économie était intégrée à la société et à ses institutions au point qu’on ne peut la traiter comme une catégorie autonome et l’étudier isolément. C’est le point de vue de M. Finley dans : « Economie et Société en Grèce ancienne.» La Découverte, Paris 1984.
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[4]
Histoire de la pensée économique, Editions de l’Université de Bruxelles, 1978, p.39.
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[5]
Au Moyen Age l’Eglise interdit le prêt à intérêt. Il est analysé comme un surplus illicite s’il ne débouche pas sur la transformation matérielle de biens. Il vole du temps, don gratuit de Dieu : il y a là l’intuition de la théorie moderne de l’intérêt comme prix du temps, cf. J. Le Goff. La Bourse et la Vie, Hachette, Paris 1987.
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[6]
A. Piettre, Pensée économique et théories contemporaines, Fayard Paris, 1979. p. 22. et J. Ibanès La doctrine de l’Eglise et les réalités économiques au XIIIe. P.U.F. Paris, 1967, p. 40 et ss.
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[7]
Cf. certaines interprétations de la notion de travail productif. Cf. A Berthoud : Travail productif et productivité du travail chez Marx, Maspero, Paris, 1973. Pour J.B. Say la production consiste à créer des objets ou des services qui ont une utilité en combinant du travail et des « services producteurs » de la nature et des capitaux, ce qui annonce la distinction entre 3 facteurs de production (nature, travail, capital).
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[8]
Pour exprimer que l’économie est la science de l’échange, R. Wathely (1826) a même forgé le terme de « cattalactiques » (de l’anglais « cattalactics » et du grec échanger) repris par F. Von Hayek, G. Bousquet (1930), J. Attali (1981).
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[9]
Edition originale anglaise de 1932 ; trad. franç, Medicis, Paris, 1940. L’objectif essentiel de cet ouvrage souvent cité est d’éliminer les jugements de valeur en économie.
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[10]
Cf. S. Latouche Epistémologie et Economie. Ed Anthropos, Paris, 1973, p.49 et ss.
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[11]
Rationalité et irrationalité en économie, Maspero. Paris, 1968, p.21.
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[12]
J. Marchal, cité par M. Godelier, op. cit., p. 22
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[13]
Infra, chapitre 1, p. 43
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[14]
Richesses des nations, Coll. Idées, Ed. Gallimard, 1976, p. 352. Nous citerons A. Smith pour l’essentiel à partir de cette édition partielle, mais facilement accessible, de son oeuvre majeure.
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[15]
O. Lange, Economie politique, Tome 1, P.U.F., Paris, 1962, p. 193-194.
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[16]
M. Godelier, op. cit., p. 24.
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[17]
Leçons de théorie micro-économique, Dunod, Paris, 1979.
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[18]
M. Godelier, op. cit., p. 28.
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[19]
R. Passet, l’Economique et le vivant. Payot, Paris, 1983.
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[20]
Ainsi J. Attali et G. Guillaume au début de leur ouvrage au titre significatif perçoivent bien qu’« il faut aussi… que la structure sociale dans son ensemble et en particulier ses finalités soient explicitées… (…) Pour éviter un tel abus de pouvoir de la sience économique, il faut la définir explicitement comme l’étude des mécanismes de production, d’échange et de consommation dans une structure sociale donnée et des interdépendances entre ces mécanismes et cette structure ». l’Anti-économique, P.U.F., Paris, 1974, p. 10. Pour une dénonciation du caractère réducteur de la pensée économique dominante, cf. H. Bartoli, L’Economie unidimensionnelle, Economica, Paris, 1991.
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[21]
D.Dufourt, L’Economie mondiale comme système, PUL, Lyon, 1979. p. 30.
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[22]
S. Latouche, Le Projet marxiste, P.U.F., Paris, 1975, p. 5. S.C. Kolm s’attache à démontrer au contraire les points de rapprochement de trois économistes paradigmes. « Quand on considère ce qu’ils disent vraiment, on voit que Marx, Walras et Keynes ont la même théorie de l’économie du capitalisme de marché, chacun analyse plus que les autres certains aspects… selon le problème posé l’un ou l’autre en dit plus et est donc plus utile ». Philosophie de l’Economie. Seuil, Paris, 1986. p. 165-166.
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[23]
D. Dufourt, op. cit., p. 30. Le terme de « paradigme » introduit par T. Kuhn (1962), et qu’il a suggéré de remplacer par « matrice disciplinaire », tend à désigner l’ensemble de « croyances, valeurs et techniques » qui sont partagées par les membres d’une communauté scientifique, au cours d’une période de « consensus théorique ». cf. infra.
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[24]
Théories du capitalisme, PUG-Grenoble 1979.
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[25]
Op. cit., p. 15.
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[26]
Ibidem.
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[27]
Op. cit., p. 11.
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[28]
Y Levy-Garboua et B. Weymuller en particulier se réfèrent à cette notion dans Macroéconomie contemporaine, p. 28 ; cf pour une étude approfondie. M. Blaug, la Méthodologie économique. Economica, Paris, 1982, chap. 2, p. 28 et ss. et A. Mingat et autres Méthodologie économique PUF, Paris, 1985, p 60-65.
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[29]
J.-M. Albertini, A. Silem, Comprendre les théories économiques, Seuil, Paris, 1983, p. 13.
Selon les auteurs et les époques on utilise des termes aussi divers que économie politique, le premier composé, science économique ou même analyse économique très courant pour les manuels ; enfin discours économique qui se situe délibérément dans un contexte de relativisation et de critique. Tentons une rapide présentation de l’histoire du concept à partir de quelques définitions qui ont fait date. On peut pour ce rappel déjà opérer une distinction entre :la démarche empirique, c’est la plus simple, celle qui permet de définir immédiatement la botanique comme « science qui a pour objet l’étude des végétaux » (Petit Robert). Ainsi, à chaque science ou discipline serait assigné un objet empiriquement déterminé.la démarche normative, c’est la plus ancienne, celle d’Aristote par exemple qui entend énoncer des préceptes fondés sur une conception de la finalité de l’homme ; celle de l’inventeur de l’expression « Economie Politique », Antoine de Montchrestien, mais n’est-on pas en train de retrouver cette démarche avec des essais d’« éthique économique ».la démarche abstraite, se caractérise par la volonté de conceptualiser ce qui ne peut être appréhendé par la simple représentation ; c’est la démarche scientifique moderne.La démarche normative ne se réfère normalement pas à un projet scientifique : elle pose des valeurs comme principes, et prescrit les règles ou de simples interdictions pour que ces valeurs soient respectées. On trouve dès l’origine une primauté des valeurs religieuses ou philosophique…
Date de mise en ligne : 17/11/2023
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