Petit guide des grands monuments de l’Anjou
Pages 187 à 202
Citer ce chapitre
- LEVRON, Jacques,
Citer ce chapitre
- LEVRON, Jacques,
Notes
-
[1]
La façon d’écrire ce nom a varié au cours des siècles. Il est bien certain que Fons Ebraldi donne en français : Fontevraud et c’est ainsi qu’on l’a écrit pendant le Moyen Age. Au cours du XVIe siècle, les abbesses l’écrivent Fontevrauld. XVIIe siècle à la Révolution on l’écrit avec un 1 et un t. C’est cette dernière graphie que nous avons donc adoptée. Toutefois, actuellement, l’administration des postes et les ponts et chaussées ont repris la façon ancienne de l’écrire et le nom officiel est même devenu Fontevraud-l’Abbaye.
On a retracé au cours de ce livre l’histoire du château d’Angers. Il nous suffit donc de rappeler que l’actuelle citadelle fut reconstruite sur l’ordre de Saint Louis autour des années 1230 et faillit être entièrement détruite sous Henri III, à la fin du XVIe siècle. Actuellement, la forteresse, bâtie sur un fossé à fond de cuve, comporte dix-sept tours couvrant un périmètre de 900 mètres. Le matériau, l’ardoise, bien que coupé par des bandes concentriques de tuffeau, laisse une impression d’austérité. Mais passé le pont-levis à la porte de la ville, on découvre de ravissants jardins dessinés selon le vœu du roi René. La chapelle, bâtie entre 1400 et 1410, à l’instigation de Yolande d’Anjou, présente un aspect élégant. Elle a été reconstruite à l’identique après les destructions de 1944.
Près d’elle s’élève la poterne qui donnait accès au logis ducal. De celui-ci il ne reste rien qu’une immense cheminée.
Mais on admirera surtout la tapisserie de l’Apocalypse dont nous avons déjà retracé l’histoire. Elle forme le joyau de ce château qui a, au cours des siècles, découragé tous ses assaillants.
La cathédrale Saint-Maurice d’Angers surprend le visiteur. Le Portail date du XIIe siècle. Au tympan, le Christ en majesté, et chaque côté de l’embrasure des personnages de l’Ancien Testament.
L’intérieur étonne par son ampleur, il date de la première moitié du XIIe siècle. Le reste de la nef, le transept et le
chœur ne furent achevés qu’au XVe siècle. Au XVIIIe siècle, la construction d’un nouveau maître-autel monumental amena la destruction du tombeau du roi René…
Date de mise en ligne : 04/10/2016
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
9,49 €
Acheter ce chapitre
5,00 €