Privatisation de l’internet et concentration oligopolistique
- Par Nikos Smyrnaios
Pages 33 à 47
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- SMYRNAIOS, Nikos,
- Smyrnaios, Nikos.
- Smyrnaios, N.
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Notes
-
[1]
Flichy, Patrice, L’imaginaire d’Internet, op. cit. p. 27-39.
-
[2]
Clinton, William J., Gore, Albert Jr., Technology for America’s Economic Growth : A New Direction to Build Economic Strength, 1992, disponible à http://ntl.bts.gov/lib/jpodocs/briefing/7423.pdf.
-
[1]
Grellier, Christian, « Internet et ses concurrents », Communication et langages 105, n°1, 1995, p. 64-73.
-
[2]
Le backbone est un réseau de câbles à très haut débit qui constitue l’« épine dorsale » de l’internet. La dorsale originale était ARPANET. En 1989, la dorsale NSFNet a été créée et ARPANET a cessé d’exister.
-
[3]
NSFNet Acceptable User Policy disponible à http://www.cybertelecom.org/notes/nsfnet.htm#aup.
-
[1]
McChesney, Robert, Digital Disconnect, op. cit. p. 104
-
[2]
L’exemple le plus explicite de cette croyance est la « Déclaration d’indépendance du cyberespace » publiée en 1996 par John Perry Barlow. Disponible à https://projects.eff.org/∼barlow/Declaration-Final.htm l>.
-
[3]
Baptisée « Idéologie californienne » par Richard Barbrook et Andy Cameron en référence à l’ouvrage de Karl Marx et Friedrich Engels L’Idéologie allemande, op. cit.
-
[1]
Leonetti, Xavier, « De la Silicon Valley aux pôles de compétitivité français », Revue Internationale d’Intelligence Économique, décembre 2010.
-
[2]
L’archétype des startups californiennes est Fairchild Semiconductor, fondée en 1957, à l’origine des premiers semi-conducteurs en silicone. Le terme Silicon Valley a été popularisé en 1971 par Don Hoefler dans une série d’articles dans la revue spécialisée Electronic News portant sur l’industrie des semi-conducteurs.
-
[1]
Kenney, Martin, Florida, Richard, « Venture Capital in Silicon Valley : Fueling New Firm Formation », in Kenney, Martin (dir.), Understanding Silicon Valley : The Anatomy of an Entrepreneurial Region, Stanford, Stanford University Press, 2000.
-
[2]
Geoffron, Patrice, « Une analyse du processus de structuration des industries du capital-risque », Revue internationale P.M.E. : économie et gestion de la petite et moyenne entreprise, Vol. 4, n°3, 1991, p. 95-114.
-
[3]
Lounes, Malika, « Dynamisme du capital-risque américain : l’IPO n’est plus la voie de sortie préférée », Vie & sciences de l’entreprise, n°185-186, n°3, 2010, p. 105-19.
-
[1]
Les sommes apportées par les acteurs privés dans ce cadre ont été complétées par des fonds publics jusqu’en 2004, date à laquelle la participation du gouvernement fédéral a été abrogée en raison des abus qu’il y a eus pendant la période de la bulle Internet.
-
[2]
Pollack, Andrew, « Venture Capital Loses Its Vigor », The New York Times, 8 octobre 1989.
-
[1]
Bhattacharya, Utpal, Neal, Galpin, Rina, Ray, Xiaoyun, Yu, « The Role of the Media in the Internet IPO Bubble », Journal of Financial and Quantitative Analysis 44, n°03, 2009, p. 657-682.
-
[2]
Ross, Andrew, No-Collar : The Humane Workplace and Its Hidden Costs, Philadelphia, Temple University Press, 2004.
-
[1]
On retrouve ces caractéristiques de manière identique dans le fonctionnement actuel de nombreuses startups. Voir Maxime François, « Des jeunes geeks, des poules et plein de projets », Le Monde, 22 mai 2016.
-
[2]
Prononcée dans un discours de Greenspan, le 5 décembre 1996, pour caractériser cet état de surévaluation extrême du marché des actions, l’expression a aussi été utilisée comme titre dans un livre à succès dénonçant la bulle internet : Shiller, Robert, L’Exubérance irrationnelle, Paris, Valor, 2000.
-
[1]
Brunnermeier, Markus, Nagel, Stefan, « Hedge Funds and the Technology Bubble », The Journal of Finance 59, 2004, p. 2013-2040.
-
[1]
Shapiro, Carl, Varian, Hal, Économie de l’information : guide stratégique de l’économie des réseaux, Bruxelles, De Boeck, 1999, p. 5. Hal Varian travaille actuellement comme économiste en chef chez Google.
-
[2]
Flichy, Patrice, L’imaginaire d’Internet. op. cit.
-
[3]
Curran, James, « Technology Foretold » in Fenton, Natalie, New Media, Old News : Journalism and Democracy in the Digital Age, London, Sage, 2009, p. 19-34.
-
[4]
Gadrey, Jean, Nouvelle économie, nouveau mythe ?, Paris, Flammarion, 2000, p. 16.
-
[1]
Brand, Stewart, The Media Lab : Inventing the Future at MIT, op. cit.
-
[2]
Lind, Jonas, « The Convergence hype cycle : usage in management practice during an impending market re-definition », ITS Biannual Conference, Berlin, 2004, disponible àhttp://userpage.fu-berlin.de/∼jmueller/its/conf/berlin04/index.html>.
-
[3]
Schiller, Herbert I., « Les technologies de l’information sous influence : l’instauration d’une ingouvernabilité mondiale », in Mayère, Anne (dir.), La société informationnelle, Paris, L’Harmattan, 1997, p. 46.
-
[1]
Mouline, Abdelaziz, « Vers des ruptures stratégiques : des alliances aux fusions ? », Dossiers de l’audiovisuel n°94, 2000, p. 25-27.
-
[2]
Bouquillion, Philippe, « La constitution des pôles des industries de la culture et de la communication : Entre “coups” financiers et intégration de filières industrielles », Réseaux, Vol. 23, n°131, 2005, p. 120.
Si la période qui s’étend entre la fin des années 1960 au début des
années 1990 voit la montée en puissance de l’informatique connectée,
celle-ci a essentiellement lieu dans un cadre non marchand, portée par
des acteurs publics et une logique de biens communs. Ce rapport de
force entre informatique connectée marchande et non marchande commencera à s’inverser à partir du milieu des années 1990. Ce moment
historique crucial qui verra le désengagement de la puissance publique
de l’internet, donnera naissance à la « culture startup » mais aussi aux
logiques financières qui seront à l’origine de la bulle spéculative de la
« nouvelle économie ». Cette dernière, malgré son éclatement spectaculaire, contribuera de manière significative à la concentration économique au sein des industries de l’information, de la communication et
de la culture préparant ainsi le terrain pour l’avènement de l’oligopole
de l’internet.
La vision de l’informatique connectée au service du marché a trouvé
une traduction politique dans le projet de Bill Clinton, candidat démocrate victorieux aux élections de 1992. En juillet 1990, l’économie étatsunienne est entrée dans une récession qui a duré plusieurs mois, le
chômage atteignant des taux records. Dans ces conditions, la campagne
pour l’élection présidentielle de novembre 1992, qui opposait Clinton au
président en poste George H.W. Bush, s’est focalisée sur la question économique. Inspiré par son colistier Al Gore, Clinton a centré sa campagne
sur la haute technologie comme moyen de relancer la croissance avec
une attention particulière portée sur les réseaux de télécommunication…
Date de mise en ligne : 19/01/2024
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