Chapitre 5. Les exécutantes
- Par Wendy Lower
Pages 177 à 212
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Notes
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[1]
Henry Friedlander, The Origins of Nazi Genocide : From Euthanasia to the Final Solution, University of North Carolina Press, 1997, p. 4, 54, 231-232 ; Michael Burleigh, Death and Deliverance…, op. cit. Cf. également USHMM Deadly Medicine online exhibition : http://www.ushmm.org/wlc/article “euthanasia” Program.
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[2]
On trouvera les résumés des interrogatoires des infirmières et du personnel de bureau de Hadamar (Irmgard Huber, Margarete Borkowski, Lydia Thomas, Agnes Schrankel, Isabella Weimer, Judith Thomas, Paula Siegert, Johanna Schrettinger, Hildegard Ruetzel, Elfriede Haefner, Elisabeth Utry, Ingeborg Seidel, Margot Schmidt, Christel Zielke, Lina Gerst) dans les documents des procès contre Wahlmann, Gorgass et al., CLG Frankfurt am Main, SS 10.48, 188/48. B162/28348 fol. 1, Urteil, 68-98. Maria Appinger, infirmière expérimentée en matière d’euthanasie, et de longue date membre du parti nazi, fut également envoyée à Minsk, pour une durée de cinq mois, dans la première moitié de l’année 1942 ; cf. Friedlander, The Origins of Nazi Genocide, op. cit., p. 235.
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[3]
Burleigh, Death and Deliverance…, op. cit. L’évêque von Galen avait craint que de telles choses n’arrivent. Le 3 août 1941, dans le fameux discours qu’il prononça à Munster, où il dénonçait l’euthanasie, il prévenait son auditoire : « Il suffira qu’une instruction secrète soit délivrée pour que la procédure qui a été éprouvée et testée auprès des malades mentaux soit étendue à d’autres indidividus “improductifs” et appliquée à ceux qui souffrent d’une tuberculose incurable, à ceux qui sont âgés ou infirmes, à ceux qui ont été mutilés dans l’industrie, aux soldats blessés et frappés d’invalidité ! »
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[4]
Déclaration publique de Pauline Kneissler sur l’opération de Minsk, reprise dans Ulrike Gaida, Zwischen Pflegen und Töten…, op. cit., p. 176. Kneissler fut envoyée en divers endroits pour introduire les procédures létales et étendre le programme. Promue infimière-chef adjointe, Kneissler avait le pouvoir d’ordonner à ses subordonnées de donner la mort en administrant des doses mortelles de sédatifs. D’après son témoignage, chaque jour environ 75 patients mouraient dans son service. Lorsque son chef lui demanda si elle était prête à donner la mort de sa propre initiative et sans être supervisée par lui, elle répondit que oui et qu’il lui était déjà arrivé de le faire. Voir Burleigh, Death and Deliverance, op. cit., p. 254. Dans ses recherches biographiques sur les bourreaux de Hadamar, Georg Lilienthal s’est notamment penché sur le cas de Lydia Thomas, une assistante médicale dont le parcours est similaire à celui de Pauline Kneissler et qui fut affectée à l’Est au début de 1942. On y trouve confirmation que des civils allemands touchés par les bombardements aériens et des soldats blessés de la Wehrmacht ou de la SS furent gazés. Voir Georg Lilienthal, « Personal einer Tötungsanstalt Acht. biographische Skizzen », dans Uta George et al., Hadamar : Heilstätte, Tötungsanstalt, Therapienzentrum, Jonas Verlag, 2006, p. 286. Voir également Ernst Klee, Euthanasie (NSStaat) : « Die Vernichtung lebensunwerten Lebens », Fischer Taschenbuch, 1983, p. 372-373 ; Burleigh, Death and Deliverance op. cit., p. 231-232 ; et Friedlander, The Origins of Nazi Genocide, op. cit., p. 153, 160, 296-297.
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[5]
Susan Benedict et Tessa Chelouche, « Meseritz-Obrawalde : A “Wild Euthanasia” Hospital of Nazi Germany », History of Psychiatry 19 (1), p. 68-76 ; Bronwyn Rebekah McFarland-Icke, Nurses in Nazi Germany : Moral Choice in History, Princeton University Press, 1999, p. 214. L’un des médecins-chefs à Meseritz-Obrawalde était une femme, le docteur Hilde Wernicke. D’autres sites avaient été réquisitionnés aux mêmes fins en Pologne, comme l’ancien monastère bernardin de Koscian, à une cinquante de kilomètres de Poznań, et Tiegenhof à Dzienkanka, dans le Warthegau.
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[6]
Cité dans Harald Welzer, Täter : Wie aus ganz normalen Menschen Massenmörder werden, Fischer Verlag, 2007, p. 67. Voir aussi Claudia Koonz, The Nazi Conscience, Harvard University Press, 2005, et Friedlander, The Origins of Nazi Genocide, op. cit., p. 153.
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[8]
Témoignage de l’infirmière Anna Gastler, repris dans Gaida, Zwischen Pflegen und Töten…, op. cit., p. 170.
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[9]
Nous nous appuyons dans ce chapitre sur Der Generalbezirk Wolhynien, Der Reichminister für die besetzten Ostgebiete, Hauptabteilung I, Raumplanung, 5 décembre 1941, 9, 30 ; Yitzhak Arad, Shmuel Krakowski et Shmuel Spector (éd.), The Einsatzgruppen Reports : Selections from the Dispatches of the Nazi Death Squads’ Campaign Against the Jews in the Occupied Territories of the Soviet Union, July 1941-Jan 1943, Holocaust Library, 1989, rapport #24, 16 juillet 1941.
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[10]
Déclaration de Karl Wetzle, Oberhausen, 21 juin 1963, BAL, 162/4522 fol. 1, II, 204 AR-Z 40/1961.
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[11]
Déclaration de Moses Messer, date inconnue, confirmée par Arie Gomulka, 3 mai 1964, Haïfa. Les témoignages furent pour la plupart accordés à la Untersuchungstelle für NS Gewaltverbrechen beim Landesstab der Polizei, Israël. Les originaux sont conservés dans BAL, B162/4522, fol. 1, II, 204 AR-Z 40/1961. Nombre d’entre eux furent publiés auparavant dans le livre Pinkas Ludmir : Sefer-zikaron li-kehilat Ludmir, Tel-Aviv, 1962.
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[12]
Déclaration de Moses Messer, date inconnue, confirmée par Arie Gomulka, 3 mai 1964, Haïfa.
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[13]
Témoignage de Kurt Bettins, qui, de septembre 1941 à avril 1943, fut le commandant du camp de prisonniers de guerre de Volodymyr-Volynskyi, repris dans Die Tat, 27 octobre 1978. Dossier de coupures de presse, minutes de procès, BAL, II, 204 AR-Z 40/61, Band II.
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[14]
Arie Gomulka, 3 mai 1964, Haïfa, BAL, B162/4522, fol. 1.
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[15]
Déclaration de Erna Schirbel Michels, 12 juin 1968, p. 434, BAL, B162/4523, fol. 1. Cf. Judith Halberstam, Female Masculinity, Duke University Press, 1998.
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[16]
Pour cette scène de banquet à Piatydny, cf. le témoignage de Josef Opatowski, p. 7, Jewish Historical Institute, Warsaw, ZIH 301/2014. Je suis reconnaissante envers Ray Brandon pour m’avoir procuré ce document. D’autres témoins ont décrit des scènes de banquet observées dans d’autres sites d’exécution ukrainiens. Cf. The Holocaust by Bullets : The Mass Shooting of Jews in Ukraine, 1941-1944, catalogue d’exposition, Fondation pour la Mémoire de la Shoah et Yahad in Unum, p. 44.
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[17]
Ginsburg était né en 1932 dans la ville proche de Maciejow. Je remercie sa fille Suzanne Ginsburg de m’avoir procuré ses Mémoires, Noike : A Memoir of Leon Ginsburg, 2011, voir p. 120-121. Cf. aussi Martin Dean (éd.), Encyclopedia of Ghettos and Camps, vol. 2, Ghettos in German-Occupied Eastern Europe, Indiana University Press, 2011 ; et Shmuel Spector, The Holocaust of Volhynian Jews, 1941-1944, Yad Vashem, 1990, p. 127, 145, 186. Il y avait un ghetto plus petit dans la ville voisine de Ustilug. La description qu’en fait Spector procède des divers témoignages publiés dans le Volodymyr-Volynskyi Memorial Book.
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[18]
Dieter Pohl, « The Murder of Ukraine’s Jews under German Military Administration and in the Reich Commissariat Ukraine », in Ray Brandon et Wendy Lower (éd.), The Shoah in Ukraine, op. cit., p. 50, 52, 58.
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[19]
D’après le souvenir de Horst Petri, cette visite eut lieu à l’automne 1943 ; pour Erna, c’était plutôt l’été 1943. Cependant, le responsable SS Fritz Katzmann fut affecté à la province de Danzig-Prusse occidentale à la fin d’avril de cette année-là. Dans le livre d’or de Grzenda, Hilde Katzmann exprima sa gratitude pour un après-midi qu’elle passa sur place le 3 novembre 1942, et une signature similaire y figure à la date du 8 septembre 1943. Cf. les interrogatoires de Horst le 8 septembre 1961, et d’Erna le 15 septembre 1961. Dossier d’archive n° 403/63, BSTu aussenstelle Erfurt, fol. 2 Untersuchungsvorgang, 000131, Stasi Archive, BAB. Sur le rôle de Katzmann dans l’extermination des Juifs en Galicie, cf. Dieter Pohl, Nationalsozialistische Judenverfolgung in Ostgalizien, 1941-1944 : Organisation und Durchführung eines staatlichen Massenverbrechens, Oldenbourg, 1996. Dans le fameux « rapport Katzmann » du 30 juin 1943 présenté lors des procès de Nuremberg (Nuremberg material, USA Exhibit 277, Document L-18), Katzmann décrivait en détail la ghettoïsation, les meurtres, les travaux forcés et les pillages dont furent victimes les 434 329 Juifs de la région. Katzmann ne fut pas arrêté après la guerre et on pense qu’il est mort en 1957.
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[20]
Erna Petri, premier interrogatoire, 25 août 1961. Dossier d’archive n° 403/63, BSTu aussenstelle Erfurt, fol. 2 Untersuchungsvorgang, 000131. Stasi Archive, BAB.
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[21]
Interrogatoire d’Erna Petri, 18 septembre 1961, p. 1-7. Procès Horst et Erna P., BAB, BStU 000050–57 ; USHMMA, RG 14.068, fiche 566. Voir également Wendy Lower, « Male and Female Holocaust Perpetrators and the East German Approach to Justice, 1949-1963 », Holocaust and Genocide Studies 24, n° 1 (printemps 2010), p. 56-84, où une partie de la documentation sur Erna Petri a été publiée. Je remercie la Oxford University Press et le U.S. Holocaust Memorial Museum de m’avoir autorisée à me servir de certains passages (modifiés) de cet article.
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[22]
Souvenirs de Stepan Yakimovich Shenfeld, 1943, cité dans Joshua Rubenstein et Ilya Altman (éd.), The Unknown Black Book, op. cit., p. 91.
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[23]
Extrait de témoignage, BAL, Indictment Lemberg Trial, p. 273 ; USHMMA, RG 17.003m, rouleau 98, inclus dans l’enquête préliminaire autrichienne sur Karl Kempka. Inculpation de Hansberg, anciennement Willhaus, BAL, 162/4688, 208 AR-Z 294/59.
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[24]
Philip Friedman, Roads to Extinction : Essays on the Holocaust, Jewish Publication Society, 1980, p. 311. D’après un autre témoignage, Heike tira aussi sur des « cibles juives » avec un pistolet que ses parents lui auraient offert pour son anniversaire. Eliyahu Yones, Smoke in the Sand : The Jews of Lvov in the War Years, 1939-1944, Gefen House, 2004.
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[25]
De telles tueries depuis un balcon se produisirent de façon similaire non loin de là au camp de Jaktorow, à Placzow. Entretien de l’auteur avec Gisela Gross, 3 novembre 2005, Baltimore.
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[26]
Il y a de nombreux exemples de SS qui épousèrent ou entretinrent des relations intimes avec leurs secrétaires : il en fut ainsi du SS-Reichsführer Heinrich Himmler lui-même, dont la « seconde femme », Hedwig Potthast, était l’assistante, du chef de la Gestapo Heinrich Müller avec sa secrétaire Barbara Hellmuth, du général de la Waffen-SS Jochen Peiper avec sa secrétaire Sigrid Hinrichsen, ou encore d’Aloïs Brunner avec son assistante Anni Roeder. Ces cas et de nombreux autres montrent que la séparation entre la sphère publique et la sphère privée n’était pas si nette. Voir Gudrun Schwarz, Eine Frau an seiner Seite…, op. cit., p. 201-202.
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[27]
Comme le montre le cas Hanweg, des enfants furent mêlés au génocide. Parfois on les emmenait faire la tournée des ateliers et ils avaient affaire aux travailleurs juifs, qui ensuite étaient tués. Voir Nicholas Stargardt, Witnesses of War : Children’s Lives under the Nazis, Random House, 2005. Voir également Schwarz, Eine Frau an seiner Seite, op. cit., p. 219-221, où il est question d’un père SS du nom de Hermann Blache qui emmena son fils au ghetto de Tarnów pour s’y exercer au tir.
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[28]
Sur la révolution sexuelle, voir Dagmar Herzog, Sex after Fascism : Memory and Morality in Twentieth-Century Germany, Princeton University Press, 2005.
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[29]
Landau, in Walter Kempowski, Das Echolot, op. cit., p. 215, 243, 261, 282, 297, 714. Les faits décrits par Landau sont confirmés par les rapports officiels portant sur l’Einsatzgruppe C. Ereignismeldung UdSSR Nr. 21, 13 juillet 1941. Des extraits originaux du journal sont conservés au Staatsarchiv Ludwigsburg, référence E1 317 III Bue 1103-1113. Des extraits copiés du journal se trouvent dans BAL 162/22380. Des passages du journal à la date du 13 juillet ont été traduits dans Ernst Klee, Willi Dressen, Volker Riess (éd.), « The Good Old Days » : The Holocaust as Seen by Its Perpetrators and Bystanders, Konecky & Konecky, 1991, p. 97-98.
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[30]
Omer Bartov, Erased : Vanishing Traces of Jewish Galicia in Present-Day Ukraine, Princeton University Press, 2007, p. 50-60.
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[31]
Ces dernières années, ces peintures murales se sont trouvées au centre d’un scandale et d’une crise diplomatique internationale quand le gouvernement ukrainien s’opposa au départ de l’œuvre en Israël, où elle se trouve aujourd’hui conservée au mémorial de Yad Vashem, le musée officiel de la Shoah dans le pays.
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[32]
Schwarz, Eine Frau an seiner Seite…, op. cit., p. 201-209.
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[33]
Chaim Patrich, 3 juillet 1947 et 6 septembre 1947, VCA, Polizeidirektion Vienna, People’s Court investigation, Vg 3b Vr 7658/47.
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[34]
Les Autrichiens appellaient cette chaise, à la mode dans les années 1930, la « canadienne ». Gertrude Landau, déposition du 27 février 1948, VCA, Polizeidirektion Vienna, People’s Court investigation, Vg 3b Vr 7658/47.
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[35]
Gertrude Landau, déclaration du 29 mai 1947, VCA, Polizeidirektion Vienna, People’s Court investigation, Vg 3b Vr 7658/47.
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[36]
Gertrude Landau, 2 et 17 juin 1947, compléments à la déclaration du 29 mai 1947, VCA, Polizeidirektion Vienna, People’s Court investigation, Vg 3b Vr 7658/47.
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[37]
Réquisitoire contre Landau, 20 avril 1961, 14 Js 3808/58, BAL 162/3380. Ce fut peu de temps après ce massacre que le collègue de Landau tua Bruno Schulz dans une rue de Drohobych.
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[38]
Cité dans Schwarz, Eine Frau an seiner Seite…, op. cit., p. 204.
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[39]
Voir le verdict de la cour de Stuttgart du 16 mars 1962, publié dans Justiz und NS-Verbrechen, vol. 18, p. 364-365.
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[40]
Déclaration de Josefine Block, 18 mai 1948, VCA, Vg 8514/46. Déposition, 3 mars 1949, 15 St 1617/49. En 1946, elle avait un enfant de cinq ans et un autre de trois ans. Ce qui signifie qu’au temps de ses accès de folie meutrière, soit au cours de la période 1942-1943, elle avait deux petits enfants, ou bien un seul tout en étant enceinte du deuxième.
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[41]
Une victime parvint à s’enfuir. Les trois qui furent tuées furent identifiés : Vera Zuckermann, Dora Sternbach et Paula Winkler (témoignages de Katz, Fischer et Weidemann). Sur le plaisir que Block et son mari tiraient des maltraitances qu’ils infligeaient aux Juifs de façon arbitraire, voir le témoignage que Regina Fritz déposa devant un tribunal, 12 décembre 1946, et la déclaration de Weiss, 19 février 1947, Vg 8514/46, enquête sur et procès de Josefine Block (née en 1910), 19 novembre 1946, VCA, Polizeidirektion Wien an Staatsanwaltschaft Wien ; Stadtarchiv Wien.
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[42]
Témoignage de Fischer, 3 octobre 1946, et Katz, VCA, Polizeidirektion Vienna, 21 septembre 1946, et Katz, 12 décembre 1946, Vg 8514/46.
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[43]
Témoignages de Fischer, 16 décembre 1946, et Dengg, 17 janvier 1947, VCA, Vg 8514/46.
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[45]
Père Patrick Desbois, Porteur de mémoires…, op. cit.
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[46]
À Riga, une interprète appartenant à la minorité allemande locale assista à l’un de ces « banquets funèbres », et elle se souviendra plus tard de ces gens qui festoyaient en levant leurs verres de schnapps pour célébrer la mort des Juifs. À un moment, un chef de la police letton requit l’attention de tous – « Mesdames et messieurs, c’est maintenant l’heure » – et tous furent conduits à quelque cent cinquante mètres de l’endroit où se tenait le banquet, jusqu’à une fosse récemment creusée, d’environ quinze mètres de long et deux mètres de large. Dix Juifs se tenaient debout au bord du trou, vêtus de leurs seuls sous-vêtements ; dix autres dans la fosse gémissaient encore. Le Letton ordonna à son unité de faire feu. Il mit un pistolet entre les mains d’une femme qui assistait à la scène et lui dit, en pointant les victimes, d’essayer elle aussi. Les soldats allemands, membres de l’armée régulière, qui se trouvaient également là ne tirèrent pas, et ils se plaignirent du désordre que cela représentait. Tous s’en retournèrent ensuite au banquet, où ils festoyèrent jusqu’à l’aube. Violetta Liber, BAL, B162/8978, interrogatoire du 16 février 1972, Riga. Je remercie Martin Dean, qui m’a fait connaître ce document.
La première des criminelles nazies ne fut pas la gardienne de camp de concentration, mais l’infirmière. De toutes les professions féminines engagées à l’Est, celle d’infirmière fut la plus meurtrière. Les opérations génocidaires planifiées par le pouvoir central ne commencèrent ni dans les chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau, ni sur les sites d’exécution ukrainiens. Elles commencèrent dans les hôpitaux du Reich. Les premiers moyens employés furent le somnifère, l’aiguille hypodermique et la faim. Les premières victimes furent des enfants. Pendant la guerre, des infirmières administrèrent à des milliers de nourrissons mal formés ou à des adolescents infirmes des surdoses de barbituriques, des injections létales de morphine ou les privèrent d’eau et de nourriture.
Tout cela était fait au nom du progrès et pour le bien-être de la nation. À la fin du xix
e siècle, la science génétique permit aux théories eugéniques d’investir la scène internationale. Le nouveau terme était défini dans le sous-titre d’un livre publié en 1910 par Charles Davenport, Eugenics : The Science of Human Improvement by Better Breeding. Dans les cercles allemands, l’eugénisme était également présent dans la notion d’« hygiène raciale », avec un objectif plus spécifiquement tourné vers les politiques d’accroissement de la population aryenne. Les traits et imperfections génétiquement hérités étaient compris comme des manifestations de l’appartenance à une race ou à un groupe. C’était de là que procédaient les différentes civilisations de l’humanité, certaines réputées plus avancées que d’autres, toutes rivalisant entre elles pour leur survie…
Date de mise en ligne : 01/12/2015
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