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Chapitre II. Leur image de l’Allemagne

Pages 88 à 97

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  • Crémieux-Brilhac, J.-L.
(2020). Chapitre II. Leur image de l’Allemagne. Les Français de l'an 40 (Tome 1) : I. La guerre oui ou non ? (p. 88-97). Gallimard. https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-88?lang=fr.

  • Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
« Chapitre II. Leur image de l’Allemagne ». Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Gallimard, 2020. p.88-97. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-88?lang=fr.

  • CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
2020. Chapitre II. Leur image de l’Allemagne. In : Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Paris : Gallimard. Folio Histoire, p.88-97. URL : https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-88?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Je suis partout, 24 mars 1939.
  • [2]
    Je suis partout, 30 janvier 1937.
  • [3]
    Maurice Bardèche dans « Brasillach et la génération perdue », Cahiers du Rocher, no 2, Paris, 1987, p. 220-221.
  • [4]
    R. Brasillach, « Notre avant-guerre », in Une génération dans l’orage, Paris, Plon, 1968, p. 237-243.
  • [5]
    Je suis partout, 24 juin 1938, en exergue à une longue « Introduction à l’esprit fasciste ».
  • [6]
    P. Ory, Les Collaborateurs, p. 23.
  • [7]
    L. Rebatet, Les Décombres, p. 150.
  • [8]
    A. Laubreaux, Écrit pendant la guerre, p. 43.
  • [9]
    L. Rebatet, Les Mémoires d’un fasciste, t. II, p. 43.
  • [10]
    A. M. Dioudonnat, Je suis partout, 1930-1944. Les Maurrassiens devant la tentation fasciste, p. 313-315.
  • [11]
    R. Brasillach, Lettre à quelques jeunes gens, Révolution nationale, 19 février 1944, Œuvres complètes, t. XII.
  • [12]
    P. Sipriot dans Brasillach et la Génération perdue.
  • [13]
    R. Brasillach, lettre du 24 mai 1940, Correspondance avec le docteur Faure, Lyon, Emmanuel Vitte, 1970. Il a, comme Maurras, été profondément ému par l’allocution de Daladier, le 10 octobre 1939, refusant tout compromis avec Hitler.
  • [14]
    A. Laubreaux, op. cit., p. 38.

S’il y a une composante commune au bagage mental des Français de septembre 1939, c’est, non pas unanime, mais largement dominante, la méfiance envers l’Allemagne hitlérienne ; les hommes politiques qui s’illustreront dans la collaboration (Laval, Déat, Ph. Henriot) n’y échappent pas. Les agressions et la perfidie de Hitler ont fait évoluer les esprits bien davantage que l’action des écrivains ou des experts qui ont dénoncé avec le plus de pertinence le phénomène nazi (R. d’Harcourt, E. Vermeil, les émigrés allemands Rauschning ou Heinrich Mann). Le contrôle postal, le contrôle téléphonique, les rapports de police et de gendarmerie, devenus systématiques à partir du 1er septembre 1939, confirment les indications du sondage de juillet : des fractions devenues largement majoritaires de l’opinion publique, vraisemblablement dans la proportion de quatre contre un, voient en l’Allemagne nazie une puissance de proie, danger numéro un pour la tranquillité de l’Europe.
Mais cette méfiance de base s’inspire de deux visions de l’Allemagne radicalement différentes, la vision nationaliste traditionnelle et une vision universaliste ou humaniste, plus ou moins teintée d’idéologie.
La vision traditionaliste est celle qu’exprime sous la forme la plus achevée Charles Maurras, dans L’Action française.
Maurras, maître à penser de l’extrême droite nationaliste, est viscéralement et rationnellement antiallemand. Il l’est au point de ne voir dans le nazisme qu’une des formes de cette constante historique, le pangermanisme éternel…


Date de mise en ligne : 08/07/2021

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