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Chapitre VII. Le rêve finlandais. Générosité, fantasmes et manœuvres

Pages 287 à 302

Citer ce chapitre


  • Crémieux-Brilhac, J.-L.
(2020). Chapitre VII. Le rêve finlandais. Générosité, fantasmes et manœuvres. Les Français de l'an 40 (Tome 1) : I. La guerre oui ou non ? (p. 287-302). Gallimard. https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-287?lang=fr.

  • Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
« Chapitre VII. Le rêve finlandais. Générosité, fantasmes et manœuvres ». Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Gallimard, 2020. p.287-302. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-287?lang=fr.

  • CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
2020. Chapitre VII. Le rêve finlandais. Générosité, fantasmes et manœuvres. In : Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Paris : Gallimard. Folio Histoire, p.287-302. URL : https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-287?lang=fr.

Notes

  • [1]
    AN 496/AP (3 DA/1, Dr. 3 et 4).
  • [2]
    Les pertes finlandaises reconnues seraient à cette date de 4 300 tués et 12 000 disparus. Rapport Magny, AN 496/AP (3 DA/6).
  • [3]
    L’exclusion de l’URSS a été inspirée par l’ambassadeur américain Bullitt, très influent sur Daladier et violemment antisoviétique. Cf. J.-B. Duroselle, L’Abîme, p. 87-88.
  • [4]
    AN 496/AP (3 DA/6).
  • [5]
    Ibid.
  • [6]
    Cf. Fr. Bédarida, La Stratégie secrète de la drôle de guerre. Le Conseil suprême interallié, septembre 1939-avril 1940, Paris, FNSP et CNRS, 1979, p. 184-265.
  • [7]
    CEP, témoignage Gamelin, p. 417.
  • [8]
    AN 496/AP (3 DA/6 Dr. 7).
  • [9]
    Cf. O. H. Bullitt, For the President Personal and Secret…, p. 401.
  • [10]
    J. Bardoux, Journal d’un témoin de la IIIe, p. 159.
  • [11]
    CEP, témoignage Gamelin, p. 417.
  • [12]
    Général Stehlin, Témoignage pour l’Histoire, Paris, Laffont, 1964, p. 215. « Malgré la différence d’âge et de grade qui nous sépare, ajoute Stehlin, qui était alors capitaine, je ne peux me retenir de lui exprimer ma stupeur. »
  • [13]
    A. Fabre-Luce, Journal de la France, t. I, p. 249.
  • [14]
    Abbé J. Desgranges, Journal d’un prêtre député, 1936-1940, p. 329.
  • [15]
    « Lamentable raisonnement débité à pleine voix, pour la grande stupeur d’Hannotin, de Maroger, Fourcade et autres modérés venus pour l’écouter », note Bardoux. La scène est datée du 19 décembre 1939 (J. Bardoux, Journal…, p. 155).
  • [16]
    J. Bardoux, Journal…, p. 158-159.
  • [17]
    Commission des Affaires étrangères du Sénat, 29 décembre 1939 (ARSENAT).
  • [18]
    G. Champeaux, La Croisade des démocraties, t. II, p. XII, cité par G. Rossi-Landi, in Français et Britanniques dans la drôle de guerre, p. 127.
  • [19]
    Commission des Affaires étrangères de la Chambre, ARAS.
  • [20]
    Tendances qu’analyse très clairement l’un des conseillers diplomatiques de Daladier : certains milieux veulent « faire apparaître l’URSS comme l’ennemie numéro un et en tirer argument en vue d’une paix boiteuse avec l’Allemagne », AN 496/AP (3 DA/6, Dr. 7). Voir p. 325 et ss.
  • [21]
    Voir plus loin, p. 483 et ss.
  • [22]
    Comme le souligne avec justesse F. Bédarida, op. cit., p. 242.

La fièvre finlandaise saisit les Français en décembre 1939 ; trois mois durant, elle secoue le monde politique, fait les titres de la presse, exalte une partie de l’opinion, en intoxique une autre, y compris des franges d’officiers aux armées. Il s’en faut de peu que, sous l’impulsion de Daladier et par une pression publique orchestrée, elle ne précipite la France dans une expédition militaire hasardeuse, peut-être une guerre avec l’URSS. L’épisode, vu avec le recul des années, a des aspects si aberrants qu’il faut en reconstituer l’engrenage pour le comprendre.
L’attitude française à l’égard de l’Union soviétique était restée très mesurée tout l’automne 1939, en dépit de déclarations claironnantes. Jusqu’à la fin de 1939, le Quai d’Orsay a appuyé les conseils attentistes de l’ambassadeur en URSS Naggiar : la solidarité germano-russe n’était pas nécessairement durable, le panslavisme « était en marche », il n’était pas mauvais que l’URSS soit en position de faire chanter l’Allemagne qui avait besoin des exportations russes ; bref, il ne fallait rien faire qui puisse resserrer l’entente Berlin-Moscou. C’était en Grande-Bretagne depuis septembre la position déclarée de Churchill et de Halifax. Daladier s’est gardé d’afficher une attitude aussi conciliante envers Moscou, autant par méfiance spontanée que par souci de ménager la droite parlementaire ; il a néanmoins évité tout geste diplomatique intempestif et le ton de la propagande officielle est resté modéré.
La guerre de Finlande change tout…


Date de mise en ligne : 08/07/2021

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