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Chapitre V. Le PCF. Répression et survie

Pages 250 à 266

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  • Crémieux-Brilhac, J.-L.
(2020). Chapitre V. Le PCF. Répression et survie. Les Français de l'an 40 (Tome 1) : I. La guerre oui ou non ? (p. 250-266). Gallimard. https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-250?lang=fr.

  • Crémieux-Brilhac, Jean-Louis.
« Chapitre V. Le PCF. Répression et survie ». Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Gallimard, 2020. p.250-266. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-250?lang=fr.

  • CRÉMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis,
2020. Chapitre V. Le PCF. Répression et survie. In : Les Français de l'an 40 (Tome 1) I. La guerre oui ou non ? Paris : Gallimard. Folio Histoire, p.250-266. URL : https://shs.cairn.info/les-francais-de-l-an-40-tome-1-la-guerre-oui-ou-non--9782072879630-page-250?lang=fr.

Notes

  • [1]
    AD Bouches-du-Rhône, M6/10 933.
  • [2]
    AN F 1a/3590.
  • [3]
    AN 4/BL.
  • [4]
    AN 2W/66, Xc 89.
  • [5]
    AN 2W/66.
  • [6]
    AN 4/BL.
  • [7]
    Comme le souligne Denis Peschanski, « Du régime d’exception à “l’assainissement national” », in J.-P. Azéma, A. Prost, J.-P. Rioux, Les Communistes français…, p. 166.
  • [8]
    Sources : bilan fait par Albert Sarraut au Sénat le 19 mars 1940. JOD Sénat, p. 263 et ss. ; tableau synthétique des mesures de répression, AN 496/AP (3 DA/12, Dr. 2). Relevé des mesures prises contre les communistes dans le département de Seine-et-Oise, 27 mai 1940 (AD Yvelines, Archives CAB).
  • [9]
    APP BA/83.
  • [10]
    Cet exemple et les suivants sont tirés des archives du ministère de la Justice (AN 4/BL).
  • [11]
    AN 2W/57, dont une série figure dans les archives Daladier, AN 496/AD (2 DA/7, Dr. 5).
  • [12]
    Sur le détail de ces affaires, voir t. II.
  • [13]
    Tableau synthétique des mesures de répression contre les menées hitléro-communistes, AN 496/AP, 3 DA/12, Dr 2. Et cf. D. Peschanski dans J.-P. Azéma, A. Prost et J.-P. Rioux, op. cit., p. 152. 2170 arrestations à la date du 5 mai 1940 dans le seul département de la Seine, d’après le préfet de police Langeron (BMOP, 5 mai 1940, p. 40).
  • [14]
    Statistiques relatives à certaines infractions commises entre le 1er septembre 1939 et le 22 juin 1940. Justice militaire, dépôt central d’archives.
  • [15]
    Sur la condition des étrangers, voir plus loin, IVe partie, chap. 8 et 9.
  • [16]
    Comme il ressort de l’étude méthodique faite par Stéphane Courtois, excellent connaisseur de la réalité communiste : Le PCF dans la guerre…, p. 59.
  • [17]
    Ibid. Cf. aussi Philippe Buton : « Du parti légal à l’organisation clandestine », in J.-P. Azéma, A. Prost et J.-P. Rioux, op. cit., p. 26-30, et Denis Peschanski, ibid., p. 354.
  • [18]
    Des liens quasi familiaux renforcent leur intimité : Fried vit avec la première femme de Thorez et a pris en charge son fils aîné, en même temps que la fille que lui-même a eue de la militante communiste roumaine Anna Pauker.
  • [19]
    J. Maitron, Dictionnaire biographique, notice sur Fried par S. Courtois et S. Dreyfus.
  • [20]
    Ibid., notice sur Frachon.
  • [21]
    A. Lecœur, Le Partisan, p. 116.
  • [22]
    Ch. Tillon, On chantait rouge, p. 279 et 285.
  • [23]
    Communiqué par Mme Robert Blache.
  • [24]
    G. Sadoul, Journal de guerre, 1er avril 1939, p. 171.
  • [25]
    C’est ce qu’explique clairement François Billoux dans la déclaration finale qu’il lit devant le tribunal militaire, au terme du procès des 44 parlementaires communistes poursuivis :
    « Nous sommes poursuivis parce que nous nous sommes dressés et que nous nous dressons avec la dernière énergie contre la guerre impérialiste qui sévit sur notre pays, parce que nous appelons le peuple à exiger qu’il y soit mis fin par la paix (…) Alors qu’aucun intérêt national français n’était lésé par les initiatives soviétiques en Finlande, le dessein le plus clair des impérialistes français était de passer de la “drôle de guerre” à l’Ouest, c’est-à-dire de la guerre qu’on ne fait pas à Hitler, à l’intervention massive contre les soviets. La manœuvre ayant échoué en Finlande, on a essayé de la reprendre dans les Balkans et au Proche-Orient. C’est pour que cette aventure soit plus aisée que l’on veut nous condamner après nous avoir ignominieusement calomniés. »
    Il n’admet pas que la lutte des communistes pour la paix soit assimilée à une trahison des intérêts nationaux : « Nous ne voulons être ni les esclaves de Hitler, ni les vassaux de Chamberlain, ni les domestiques de Mussolini. Nous voulons être des Français maîtres de leur vie. » Sur les 44 parlementaires accusés d’« activité ayant pour but de propager des mots d’ordre de la IIIe Internationale », 36 furent condamnés à cinq ans de prison, dont 9 par défaut ; 8 furent condamnés à quatre ans de prison avec sursis (3 avril 1940). Cf. Crémieux et Estager, op. cit., p. 183. Sur l’ensemble de cette affaire, cf. Jean Fonteyne, Le Procès des 44, Anvers, Éditions Regenboog, 1940. (Note ajoutée à l’occasion d’une réimpression, mai 1990.)

Lancez ordre perquisition tous locaux, bureaux et permanences des groupements visés qui devront être aussitôt fermés.
Faites saisir tous matériels de propagande ou diffusion, tous écrits ou documents intéressants.
Pas d’arrestations préventives.
Désir gouvernement n’est pas mesures répression individuelle, mais mesures contre organismes seulement.
Ces instructions télégraphiques du ministre de l’Intérieur, reçues par les préfets le 26 septembre 1939 au soir, leur annonçaient la dissolution du PCF pour le lendemain. Elles ouvraient une longue série de dispositions répressives.
Les ordres sont partout exécutés, les sièges et les permanences sont mis sous scellés ; dans les villes à majorité syndicale communiste, les bourses du travail sont fermées ; rien qu’à Marseille cent huit perquisitions sont opérées.
Dix jours plus tard, la lettre de Ramette et Bonte motive le déclenchement des poursuites individuelles : entre le 6 et le 8 octobre 1939, trente-quatre parlementaires communistes sont arrêtés et font l’objet de poursuites ; les municipalités communistes des départements à forte implantation sont suspendues, à commencer par la Seine, la Seine-et-Oise, le Nord, le Pas-de-Calais et les Bouches-du-Rhône. Le 16 octobre, une fournée de dirigeants syndicalistes, signataires d’une déclaration véhémente contre la guerre et les gouvernements alliés, est à son tour arrêtée, dont Racamond, l’un des deux secrétaires généraux adjoints communistes de la CGT, et Henri Raynaud, secrétaire de l’Union des syndicats de la région parisienne…


Date de mise en ligne : 08/07/2021

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