Conclusion
À la recherche d'un nouvel ordre mondial
Pages 286 à 292
Citer ce chapitre
- SY-WONYU, Aïssatou,
- Sy-Wonyu, Aïssatou.
- Sy-Wonyu, A.
https://doi.org/10.3917/arco.wonyu.2004.01.0286
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- Sy-Wonyu, A.
- Sy-Wonyu, Aïssatou.
- SY-WONYU, Aïssatou,
https://doi.org/10.3917/arco.wonyu.2004.01.0286
La fin des années 1890 est marquée par une modification spectaculaire du comportement international des États-Unis. L'expansion outre-mer présentait des différences marquées avec l'expansion territoriale et continentale qui avait caractérisé l'histoire des États-Unis de la fondation des colonies britanniques à la fin de la guerre de Sécession. L'un des points communs entre toutes les entreprises du passé était la contiguïté des territoires nouveaux avec les frontières du pays. L'expansion des années 1890 différait par sa localisation géographique: non seulement les territoires acquis étaient éloignes (ce qui avait déjà été le cas de l'Alaska) mais ils étaient séparés de la masse continentale des États-Unis par des océans et, comme pour les Philippines, se trouvaient à des milliers de kilomètres des centres névralgiques de la nation. Par ailleurs, rompant avec la « tradition » antérieure de colonisation dans les deux sens du terme (installation de citoyens fermiers et extension d'un modèle politique), le nouvel impérialisme entendait occuper des territoires à des fins économiques, commerciales et stratégiques, pour en faire des moyens de l'accroissement de la place des États-Unis dans le monde et non des fins en soi. Ces territoires devaient servir de comptoirs, de relais ou de centres commerciaux situés à des points importants des grandes routes commerciales internationales. De plus, le développement du commerce étant indissociable de l'accroissement de la marine, ces possessions serviraient aussi de bases navales ou de centres de ravitaillement pour une marine moderne à vapeur…
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