Chapitre IX - La diplomatie américaine à l'épreuve de la guerre de Sécession (1861-1865)
Pages 219 à 241
Citer ce chapitre
- SY-WONYU, Aïssatou,
- Sy-Wonyu, Aïssatou.
- Sy-Wonyu, A.
https://doi.org/10.3917/arco.wonyu.2004.01.0219
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- Sy-Wonyu, A.
- Sy-Wonyu, Aïssatou.
- SY-WONYU, Aïssatou,
https://doi.org/10.3917/arco.wonyu.2004.01.0219
Le paradoxe de la guerre de Sécession est qu'elle eut, dès ses premières heures, une dimension internationale. Les hostilités furent ouvertes le 12 avril 1861, lorsque les forces confédérées positionnées à Charleston ouvrirent le feu sur le fort Sumter tenu par l'armée de l'Union. Comme annoncé durant la campagne présidentielle de 1860, les États du Sud avaient fait sécession par vague dès l'annonce de l'élection d'Abraham Lincoln à la présidence en novembre 1860. Qu'il fût un abolitionniste extrémiste ou un modéré désireux d'abolir l'esclavage en arrêtant son expansion, pour les Sudistes, il représentait un parti politique désireux d'empêcher les Sudistes de conserver leur mode de vie et d'étendre leur « section » vers l'Ouest comme les autres parties des États-Unis. La Caroline d'Amérique fut la première à quitter l'Union, suivie de six États. Après l'attaque de Fort Sumter, quatre autres États les rejoignirent au sein de la Confédération des États du Sud qui venait de se doter d'une constitution et d'un gouvernement provisoire installé à Montgomery dans l'Alabama. En réponse, le président Lincoln convoqua une milice de 75 000 hommes pour venir à bout de l'insurrection des États du Sud car, officiellement, pour le gouvernement fédéral, il n'y avait pas sécession. La Confédération n'avait pas d'existence légale.
Dès les premières heures du conflit, le gouvernement de Lincoln s'attacha à éviter de voir la position des États-Unis dégénérer sur le plan international et préserver l'Union en remportant de rapides victoires militaires pour tuer la rébellion dans l'œuf…
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