Chapitre VI. Le contrat social des épistémologies constructivistes
Pages 114 à 122
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- LE MOIGNE, Jean-Louis,
- Le Moigne, Jean-Louis.
- Le Moigne, J.-L.
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- Le Moigne, J.-L.
- Le Moigne, Jean-Louis.
- LE MOIGNE, Jean-Louis,
On s’interrogeait, en introduisant cet ouvrage, sur les consciences qu’avaient ou que devraient avoir scientifiques et citoyens, des fondements et des méthodes légitimant les « connaissances valables » que les uns et les autres produisent, interprètent et transforment en permanence. On s’étonnait de la relative ignorance de ces fondements statutaires de la connaissance dont témoignaient la plupart d’entre eux. Sans une telle conscience des conditions de définition et d’évaluation des connaissances (qu’elles soient tenues pour scientifiques ou pour communes), peut-on prétendre que le contrat social qui assure la légitimité de la science dans et pour la société puisse être respecté ? Peut-on parler de « connaissances valables » (la question éthique enveloppant toute doctrine épistémologique), si l’on ignore les conditions d’élaboration et de justification de ces connaissances, et si l’on considère que la mise en œuvre d’une méthode dont on ignore la signification suffit ipso facto à valider les connaissances qu’elle est présumée produire ?
C’est l’inquiétude suscitée par la faiblesse des réponses que l’on peut recevoir à des questions de ce type depuis près d’un demi-siècle, qui a provoqué les réflexions et les explorations dont ce petit ouvrage rend succinctement compte. Peut-on continuer à « faire comme si » il existait dans l’empyrée des académies quelque gardien discret qui veille sur la qualité scientifique des connaissances, en se référant à quelque sagesse que pourraient dès lors ignorer scientifiques et citoyens …
Date de mise en ligne : 25/08/2021
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